geOrchestra fait le plein d’OpenStreetMap

Un article repris du blog géoOrchestra

openstreetmap On ne
présente plus OpenStreetMap, le
projet de données libres qui rivalise avec les fournisseurs de données
propriétaires
. La suite d’outils OpenStreetMap utilisant postGIS, ses données sont donc naturellement
exposées aux services OGC et IDS comme geOrchestra.

Le souhait de livrer les composants geOrchestra accompagnés de données
abondantes, libres et prêtes à l’emploi pourrait voir le jour. Grâce à mapserver-utils de Thomas
Bonfort et aux contributions de Pierre Mauduit, il est possible de fabriquer
des rendus de haute qualité, exposés en WMS ou WFS, et dans les projections
utilisées par les SIG.

mapserver-utils a
décortiqué la sémiologie des cartes OpenStreetMap pour en ensuite construire
une suite de styles mapserver. Des
initiatives similaires
existent dans le monde geoserver.

170 classes

Pierre Mauduit a réutilisé ce travail pour produire trois styles visibles
sur qualitystreetmap.org :
osm
,
google
et
bing
. Ils offrent un rendu agréable et homogène à toutes les échelles grâce
à plus de 170 classes décrites.

osm style osm osm style bing osm style google

Intégration dans geOrchestra

Les données "france" d’OpenStreetMap comptent 11,2 millions d’objets. La
problématique est de conserver un niveau de performance acceptable tout en ne
compromettant pas l’interopérabilité de la solution.

  • import initial des données : téléchargement sur geofabrik au format osm.bz2.
    Bien noter la référence temporelle du lot téléchargé, cette information sera
    utilisée pour mettre en oeuvre les mises à jour périodiques. Chargement dans la
    base postGIS avec osm2pgsql compilé depuis les
    sources (le paquet lenny est obsolète).
  • optimisation de la base en fonction des classes : on crée un index sur
    les attributs utilisés pour la classification.
  • tuilage avec geowebcache. Le test
    portant sur la projection EPSG:2154, on choisit d’utiliser pour grille de
    tuilage l’emprise maximale proposée par cette projection et on prend les seuils
    de zoom ( en terminologie geowebcache). Voici la
    grille utilisée :
    
    
      EPSG:2154
      
        2154
      
      
        
          -357823.2365
          6037008.6939
          1313632.3628
          7230727.3772
        
      
      false
      
        559082263.928571464
        279541131.964285732
        139770565.982142864
        69885282.991071432
        34942641.495535716
        17471320.747767858
        8735660.373883929
        4367830.186941965
        2183915.093470982
        1091957.546735491
        545978.773367746
        272989.386683873
        136494.693341936
        68247.346670968
        34123.673335484
        17061.836667742
        8530.918333871
        4265.459166936
   2132.729583468 —>
   1066.364791734 —>
      
      1
      256
      256
    
  • paramétrage des expires : on se contente d’envoyer au client un délai
    d’expiration de plusieurs jours. Geowebcache permettrait de régler ce délai
    pour chaque seuil de zoom.

Le résultat

La vidéo suivante illustre (imparfaitement) le rendu d’openstreetmap à
toutes les échelles.

amp ;width=400&height=300" />

Avec le processus de téléchargement, de mise à jour et de rendu des données,
OpenStreetMap, geOrchestra se dote d’un référentiel cartographique
libre, performant, prêt à l’emploi dans les projections utilisées par les
SIG.
En attendant de découvrir toutes les possibilités offertes par
cet apport, on ne peut que remercier la communauté des mappers et les
contributeurs qui ont aidé au montage. GeoBretagne bénéficie déjà du fond
OpenStreetMap
.

Géoorchestra

URL: http://blog.georchestra.org
Via un article de adm, publié le 6 octobre 2010

licence de l’article : Contacter l’auteur