"Peer-to-peer" : artistes et public contre le "tout répressif"

"Non au tout répressif" : c’est sous ce mot d’ordre que plusieurs organisations représentant artistes et public (Syndicat Français des Artistes, UFC-Que choisir,...) ont décidé de s’unir pour dénoncer la campagne du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP) qui menace les utilisateurs français pratiquant l’échange gratuit de musique sur Internet de poursuites judiciaires.

Cette campagne "indécente et irresponsable" du SNEP "insulte et menace 20 millions d’internautes", estiment les organisations dans un communiqué commun diffusé le 24 mai. Elles réclament "l’arrêt immédiat des pressions et menaces fondées sur des poursuites judiciaires" à l’encontre des internautes, tant qu’un "vrai débat" n’aura pas eu lieu et que des "solutions innovantes" n’auront pas été proposées.

Les organisations signataires du communiqué s’élèvent "contre une logique purement répressive qui ne peut que détériorer durablement les relations entre les artistes et leur public. (...)Sur un tel sujet de société, avancent-elles, la voix des artistes et du public doit être entendue alors que n’est actuellement écoutée que celle des industriels".

Principal grief de la mobilisation : le ton de la campagne publicitaire lancée le 4 mai par le syndicat de producteurs, illustrée par un "doigt d’honneur" de pirate finissant derrière les barreaux.

Posté le 29 mai 2004

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