L’accès public aux technologies de l’information et de la Communication

Equite d’accès et prise en compte des publics les moins familiarisés

L’écho médiatique d’internet et la diffusion des produits multimédia ne doit pas faire oublier l’absence d’usages de bien des personnes. L’accès public aux technologies de l’information et de la communication ne doit pas se contenter de favoriser l’accés des usagers immédiats. Il s’agit aussi de toucher et gagner des publics comme : les parents des jeunes fréquentant l’espace public numérisé, les personnes âgées, personnes handicapées, etc.

Il n’y a pas ou peu d’exclusion numérique spécifique. Le plus souvent cet éloignement des modes de communication technologiques s’ajoute à des situations d’isolement social, économique, culturel ou géographique. L’enjeu est alors de favoriser l’appropriation sociale des TIC en prennant en compte ces différences :

  • d’une part mieux les comprendre en les identifiant et
  • d’autre part proposer des actions et services adéquats.

Quelles connaisances de ces publics moins familiarisés ? quels indicateurs ?

Quelles actions de sensibilisation, d’initiation mises en oeuvre ?

Quels partenariats avec les acteurs des services publics ou associatifs en relation avec ces publics ?

Coordination : Julie Leclerc (Conseil Régional)

vendredi 8 novembre, de 9h30 à 11h15

Posté le 2 juillet 2002 par Barbara Mültner
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1 commentaire(s)
de quelle exclusion parle-t-on ? - 12 novembre 2002, par Pinet Jean-Pierre

Dire qu’il n’y a "pas ou peu d’exclusion numérique" est peut-être excessif ! Combien de personnes à la rue fréquentent les centres internet et ont l’habitude de naviguer ? Combien de ceux qui habitent les bidonvilles et taudis(roumains, afgans,... OU français) ? Combien de ceux qui sont déjà -et depuis longtemps - hors du marché du travail ou dans des zones de ce marché si dépréciées (comme les femmes de ménages travaillant en équipe, ou encore les journaliers chargés de récupérer poulets et autres volailles pour les abattoirs ?...

Il y a en France, de façon permanente, comme l’affirment de nombreux rapports une population exclue en permanence dont l’importance se chiffre au moins à 5%, en période de croissance. A cette exclusion (il y a quelques années on parlait de "cercle vicieux de la misère") s’ajoute aujourd’hui celle des nouvelles technologies. Isolés, souvent illettrés, ces familles qui vivent des situations de grande misère n’imaginent même pas ce qu’est un ordinateur !

Certes, quelques associations tentent, par le biais d’animations tant autour du livre que de l’ordinateur, non pas de "réduire la fracture", mais de faire de ces nouvelles technologies (et de la culture en général) une voie nouvelle d’intégration sociale. Mais ces efforts -importants quoique souvent méconnus- ne pourront aboutir que s’ils sont portés au-delà par une analyse juste et rigoureuse de la réalité qui traduit la volonté d’un grand nombre de voir cet accès aux nouvelles technologies réellement SANS aucune exclusive.