@ Brest

Relier et partager autour du web

Lien social, accès accompagné, expression multimédia, compétences numériques, coopération, territoires en réseau, innovation sociale, biens communs et cultures numériques

"Placeforme web de design collaboratif" proposé par l’association Ultra Editions

Cette initiative fait partie des 35 projets soutenus par la Ville de Brest dans le cadre de l’Appel à Projets Multimédia 2014.

• PRÉSENTATION DE L’ORGANISME PORTEUR DU PROJET

Ultra est une maison d’édition associative ayant comme principaux objectifs la réalisation de publications et la création d’événements en rapport avec le design, l’architecture et l’art contemporain. Ultra souhaite se positionner sur les limites de chacun de ces champs afin de mieux en explorer les possibilités.
Plusieurs rayons d’actions se distinguent dans l’activité d’Ultra :
– La production d’éditions et de multiples (livres et objets/mobiliers).
– les ateliers et interventions pédagogiques (tous publics, avec au cœur de notre projet le souhait d’activer les idées du design libre.
Nos initiatives ont en commun le développement d’approches alternatives de modes de partage des savoirs et des pratiques, approches qui conduisent depuis 2011 à la mise en place d’ateliers contributifs et de publications. Nos regards se portent autant sur la résurgence et l’actualisation de formes politiques contributives que sur un engagement créatif prospectif.

• LISTE DES PARTENAIRES [1]

Site(s) internet du / des partenaires :
– Le Ministère de la Culture et de la communication « services numériques culturels innovants » http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Recherche-Enseignement-superieur-Technologies/Innovation-numerique/Services-numeriques-culturels-innovants [2]
http://www.lesfabriquesduponant.net/
http://www.mdl29.net/
http://www.enib.fr/
http://www.telecom-bretagne.eu/
http://www.design-resiliences.blogspot.fr/
http://www.ensci.com/
http://www.esa-npdc.net/site/?page_id=11
http://www.esadhar.fr/lh/
http://www.esad-gv.fr/
http://www.pingbase.net/
http://www.plateforme-c.org/

Noms des institutions culturelles concernées par l’expérimentation (réseau de partenaires et mutualisation) :
• EESAB (site de Brest : responsable Xavier Moulin, Enseignant en Design, directeur du programme de Recherche Design, Transition et résilience) (site de Lorient : responsable Julie Morel, enseignante en infographie et multimédia).
• Réseau des Fab Labs et Hackerspaces de France :
Les fabriques du Ponant à Brest, Plateforme C à Nantes, La Maison du Libre à Brest.
• École Supérieure d’art et de Design Grenoble/Valence responsable Alexis Chazard, professeur d’enseignement artistique design graphique, culture du code.
• Les Écoles d’ingénieurs l’ENSTB et L’ENIB à Brest
• L’ESADHaR – campus Le Havre

• SYNTHÈSE DU PROJET

Nous proposons de concevoir et de réaliser un site web communautaire gratuit destiné au partage des plans de construction (objets usuels, mobilier, habitat, objets ludiques, architectures…) conçus et distribués sous licence copyleft (Licence Art Libre et Creative Commons).
Une plate-forme collaborative sera mise à disposition de chacun permettant la mise en ligne de plans et leur diffusion.
Le champ d’intervention du projet proposé couvre les usages du multimédia et d’internet appliqués à l’éducation populaire, à l’action sociale et à la culture au sens large.
Cette Plate-forme web de partage de plans de construction et de documentation de procédés de fabrication en copyleft se positionne dans la lignée du Whole Earth Catalog [3]
Des plates-formes web collaboratives existent dans le domaine anglo-saxon. Il s’agirait bien d’une première innovation française, pour tous publics.
La création d’une telle plate-forme permet la mise en ligne de contenus culturels liés au design libre et la mise en partage de plans de construction distribués sous licences de type Copyleft, catégorisés par type d’objets. Elle permettra aussi — par la mutualisation et l’incitation au partage réglementé — d’accompagner des pratiques en devenir, d’éveiller également à un intérêt pour la diversité de ces pratiques, amateurs comme professionnelles. Les objectifs qui motivent la mise en place d’une telle plate-forme sont :
– De fédérer des communautés d’internautes existantes mais éparses, attentives à la constitution de savoirs liés à une diversité apparente des logiques de conceptions.
– De constituer une base de documentation technique et artistique dense, alimentée par les contributeurs. Assurer de manière systématique une protection juridique copyleft suivie, en accord avec les choix de licence effectués par les dépositaires et contributeurs de projets.
Durée estimée du projet :
Une année.

• LES OBJECTIFS DU PROJET

Une innovation française et brestoise

Ce projet de plate-forme de design collaboratif permettra de développer de nouvelles approches créatives, affirmant une éthique et une pratique généreuse, tout en questionnant l’espace public généré par les nouveaux médias.
Elle permettra aussi le côtoiement de pratiques libres, du design informé aux pratiques plus amateurs, réfléchissant dans une démarche commune leurs proximités ou parfois leurs écarts.
Le projet s’inscrit également dans une démarche innovante de conception et de documentation pour tous.

• PUBLICS VISÉS

La plate-forme s’adresse aussi bien à des personnes qui s’intéressent au design, qu’au bricolage, à l’écologie et au développement durable, aux économies alternatives, qu’aux innovations numériques.
Notre projet est tous publics, il vise plus particulièrement le grand public et les jeunes dans les axes qu’il déploie et la facilité d’action en collectivité qu’il permet.
Par ailleurs, la plate-forme permettra de soutenir des projets d’étudiants en École d’art et de design, assurant aussi une première diffusion de leur travail.
La plate-forme se positionne aussi comme un outil d’innovation sociale développant les innovations d’usages en positionnant l’innovation ouverte comme processus de création de valeur et moteur de transformations sociales.
La plate-forme rendant disponible des données ouvertes, cet outil de fabrication numérique ouvre de nouvelles possibilités de services, d’innovations en réseau, de démarches d’élaboration collaborative et de création.
La plate-forme répond aux programmes de l’Education Nationale car elle peut facilement être appropriée par des publics scolaires et leurs enseignants : que ce soit dans la création de contenus (dans le cadre des cours d’arts plastiques et de technologies au collège) ou encore dans l’utilisation des contenus (dans les cadre des écoles primaire notamment afin de mener des ateliers de design /bricolage et d’éducation au développement durable avec les enfants).
Hors structure scolaire, la plate-forme est également destinée à un usage individuel ou collectif, familial ou professionnel, chacun étant libre d’y déposer du contenu ou de s’en emparer en respectant les licences copyleft qui régissent la distribution des projets documentés.

• DIRECTION, ÉQUIPE TECHNIQUE

David Bruto, Directeur :
Issu des Beaux–arts de Cergy Pontoise, il a enseigné pendant 8 années à l’université de Paris viii (design graphique et d’espace) ainsi qu’en Écoles d’art.
Fort de son expérience d’assistant d’édition et de diffusion pendant trois ans aux éditions Zédélé, il développe depuis 2011 avec Ultra sa propre ligne éditoriale.

Mathieu Roquet, coordination webdesign/intégration :
Graphiste independant, il est titulaire d’un DNSEP art mention graphisme et interactivité (avec félicitations du jury) à l’ESADHaR – campus Le Havre en 2014). Son mémoire : Météorologie, codes, signes, langages – Histoire de l’information graphique en meteorologique.
Depuis 2011, il collabore régulièrement avec la maison d’édition associative Ultra.

Guillaume Melennec :
Graphiste et webdesigner, il est dîplomé d’un DNSEP (avec félicitations du Jury) à l’ESADHaR – campus Le Havre en 2014. Son mémoire de fin d’études de second cycle d’enseignement supérieur s’intitule Parcours en Labyrinthe, dans lequel il s’attache à analyser les processus de création spécifiques au graphisme. Il travaille actuellement auprès de la compagnie Akté, où
il est designer d’interactivité pour des projets de mise en scène participative.

• COMITÉ SCIENTIFIQUE

Julie Morel — EESAB Lorient
Née en 1973. formation : DNAP – ENBA Lyon, DNSAP – ENSBA paris, post-diplôme (atelier de recherches interactives) – ENSAD, paris. dea, mémoire « coder, transcoder, décoder » (mention très bien) – Université Paris viii.
Julie Morel s’intéresse particulièrement au caractère sensible des technologies, couple mémoire informatique / mémoire humaine, manques et accidents créés par le transcodage.
Depuis 1998, elle est co-auteur du site incident.net. Elle co-organise et programme les conférences « the upgrade ! paris ».
http://incident.net/users/julie/wordpress/

Alexis Chazard — ESAD Valence-Grenoble
Il est professeur d’enseignement artistique design graphique, culture du code, coordinateur cycle supérieur design graphique à l’ÉSAD • Valence, artiste numérique, enseignant interaction, designer, programmeur, webdesigner.
Son travail plastique croise de nombreux media dans lesquels il pointe l’interdépendance et l’ubiquité que procure, tant au public qu’à l’artiste le recours au numérique. Ce constat forme la base d’un travail exploratoire qui trouve sa forme dans l’installation vidéo ou sonore interactive. Codes et langages y constituent le terrain d’une interrogation féconde sur les limites traditionnelles des formes de récit. http://cela.etant.free.fr/

Xavier Moulin — EESAB Brest
Xavier Moulin est diplômé de l’ESDI (Ecole supérieure de design industriel de Paris). Son travail en relation directe avec des préoccupations environnementales, se fonde sur des notions telles que le développement durable, la transition, la soutenabilité, la permaculture, etc.
Après quelques années d’activité professionnelle en France (Compagnie O2 France) et en Italie (Aldo Cibic et Associés, Milan), s’installe au Japon où il co-fonde en 2005, avec Ryoko Oshiro, l’Okinawa Design Centre, destiné à rassembler et mettre en relation artistes et designers de la région d’Okinawa. Il crée en 2009 Xalaia, structure dédiée à la production de planches de surf en bois, distribuées au Japon et en France.

Mathieu Gabiot, designer industriel / www.mathieu-g.be
Mathieu Gabiot développe la question d’un design open source avec la plate forme Libre Objet, visant à rassembler et publier processus et plans d’objets en licence libre.
Cette approche ouverte et pédagogique correspond aussi à un ensemble d’ateliers et workshops mis en pratique dans plusieurs écoles et lors d’événements comme Design September et la Quinzaine numérique de Mons.
Ses projets s’inscrivent dans un design proche du quotidien, optent pour des matériaux renouvelables et vont vers une simplicité de la mise en œuvre.
Intervenant régulièrement pour le bureau d’architecture Axia, pour lequel il agit comme consultant du département design, ses récentes et proches collaborations extérieurs côtoient l’atelier Blink, le collectif Osp, Martin Lévêque, Styroform, Marco Nicolo et les Éditions Ultra.

Ludivine Loiseau
Diplômé de l’École Estienne (Paris), Ludivine Loiseau questionne le rôle contemporain de la typographie. Sa pratique influence le cours de « typographie et logiciel libre » qu’elle dispense à l’École de Recherche Graphique (Belgique), où elle est conférencière. Ludivine travaille également avec Mathieu Gabiot sur la question de l’attribution de licences pour les objets d’ameublement.
Elle fait partie du collectif OSP (Open Source Publishing).

• CALENDRIER D’EXÉCUTION DU PROJET

Les principales étapes du projet sur 2014–2015 sont les suivantes :

… > 30 septembre 2014 :

– Fin de la période de rassemblement de l’équipe.
– Finalisation des partenariats avec les institutions susmentionnées.
– Définition des axes de recherche pédagogiques à initier. Et ce, en lien étroit avec les programmes pédagogiques des institutions d’enseignement artistiques, techniques et généraux.
– Mise en place d’un calendrier de rencontres et d’actions régulières avec les acteurs des institutions partenaires, de manière à préciser les fonctionnalités à développer, avant la clôture du cahier des charges.

1er octobre 2014 > 30 novembre 2014 :

L’ensemble des membres de l’équipe s’accordent à définir le cahier des charges, prélude déterminant à la conception du site web.

1er décembre 2014 > 28 février 2015

– Rédaction et maquettage graphique du site.
– Prototypage web du site et de ses déclinaisons « responsive » selon les standards de consultation web grand public.
– Rédaction des Conditions Générales d’Utilisation.

1er mars 2015 > 31 mai 2015

– Poursuite du développement web, phases de tests des fonctionnalités.

1er juin 2015 > 30 juin 2015

– Déploiement sur le serveur d’une version bêta.
– Bêta test mise à disposition d’une communauté réduite de contributeurs.
– Étude des retours d’expérience des bêta Testeurs.

1er juillet 2015 > 31 août 2015

– Mise en ligne d’une version stable de la plate-forme.

Porteur du projet :
Ultra Editions
Siège social : 87 rue Pierre Semard. 29200. Brest
Bureaux : 55 Bd Léopold Maissin. 29480. Le Relecq-Kerhuon
Responsables du projet :
Claire Laporte, Présidente de l’association Ultra
David Bruto, Directeur des éditions Ultra
contact@editions-ultra.org
Site : http://www.editions-ultra.org/

[1NB : La rentrée s’amorçant dans les Écoles d’Arts du réseau EESAB d’une part, et de France plus globalement à compter du 20 septembre 2014, les courriers de notifications des partenariats ne peuvent aujourd’hui être délivrés (cependant les contacts ont été pris en amont , en juillet 2014 et aux travers de nos échanges réguliers avec les Fabriques du Ponant).

[2Le 16/09/2014, nous avons reçu un mail de Sonia Zillhardt, chargée de mission Services Culturels innovants 2014, notifiant l’acceptation de notre projet et le soutien de 15 000 euros prévus par le Ministère de la Culture et de la Communication à cet effet (voir courriers ci-joints).

[3Le Whole Earth Catalog est un catalogue américain de contre-culture publié par Stewart Brand entre 1968 et 1972, puis occasionnellement jusqu’en 1998. Les Whole Earth Catalogs proposaient toutes sortes de produits à la vente (vêtements, livres, outils, machines, graines — des choses utiles à un style de vie créatif et autosuffisant), mais ne vendaient directement aucun de ces produits. Les noms des vendeurs et les prix étaient listés à côté des produits proposés. http://fr.wikipedia.org/wiki/Whole_Earth_Catalog.

Posté le 8 janvier 2015
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Brest railway station, 05.05.2014.
par Dāvis Kļaviņš
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