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OUFIPO, animation d’une web radio de contenus culturels à Brest et en Finistère proposé par l’association Longueur d’ondes

Cette initiative fait partie des 49 projets soutenus par la Ville de Brest dans le cadre de l’Appel à Projets Multimédia 2013.

Oufipo, qu’est ce que c’est ?

  • Une webradio ?

    Oufipo est une plateforme locale de contenus sonores culturels sur internet. Une webradio diront certain...
    A l’image d’Arte Radio ou de Silence Radio, deux "webradios" visionnaires que l’association Longueur d’ondes connaît bien puisqu’elle les a invitées au festival de la radio et de l’écoute.
    A la différence de la radio hertzienne, sur le site d’Oufipo, il n’y a pas de contraintes liées au flux, au direct ou à la nécessité d’une programmation en continu tout au long de la journée.
    Oufipo est plutôt une banque de sons sur internet où tous les contenus mis en ligne sont archivés et retrouvables à n’importe quel moment et où l’on vient écouter et piocher à discrétion.

  • La genèse du projet

    L’association Longueur d’ondes a été écréée en 2002 et a organisé son premier festival de la radio et de l’écoute en décembre 2003. Dès la première édition de la manifestation, les rencontres et conférences programmées ont toutes été enregistrées.
    Progressivement, des festivaliers ont souhaité réécouter certaines de ces rencontres. Suite à cette demande, nous avont crée une première webradio, Ousopo ( OUvroir de SOnorité POtentielles), banque de sons en ligne, mais nous trouvions que les enregistrements de rencontres et de conférences n’avaient pas leur place sur cette interface dédiée à la création sonore.
    Au même moment, nous nous sommes rendus compte que nombre de structures de la ville de Brest et du département réalisaient aussi des enregistrements de leurs rencontres, qui ne faisaient la plupart du temps pas l’objet d’une valorisation et restaient entassés sur des étagères. De plus, nous avons constaté le succès de sites proposant une offre culturelle extrêmement pointue (Non Fiction, République des Idées, Collège de France...)
    Après un bref état des lieux mené fin 2009 par un stagiaire, étudiant à INA Sup, il nous a donc paru pertinent de créer une plateforme commune à plusieurs structures afin de mutualiser les contenus.
    C’est ainsi que le projet Oufipo a vu le jour en août 2010 et que la webradio a officiellement été lancée sur la toile le 1er avril 2011.

  • Quel contenu ?

    Oufipo signifie OUvroir de FInistérités POtentielles, clin d’œil à l’Oulipo : Ouvroir de LIttératurs POtentielles. C’est donc une plateforme consacrée à la matière sonore de Brest et du Finistère, dans toutes sa diversité, puisque tous les thèmes sont traités (art, sciences, techniques, politique...).

  • Des conférences et des rencontres enregistrées dans le département

    C’est le premier type de contenu que l’on peut retrouver sur Oufipo : des rencontres à la Librairie Dialogues, des conférences du festival de cinéma de Douarnenez, les Géopolitiques de Brest...
    Il s’agit d’une part de proposer aux structures de garder une trace de toutes les rencontres qu’elles organisent et de les valoriser grâce à leur mise en ligne sur la toile ; et d’autre part de permettre à des Brestois et des Finistériens d’écouter des rencontres auxquelles ils n’ont pas pu assister (ou bien de réécouter celles auxquelles ils ont assistées).
    Nous tenons à précider que le choix du média radiophonique a là toute son importance. En effet, dans la plupart des cas, l’image d’une conférence n’apporte rien au contenu et l’enregistrement sonore suffit largement à restituer les propos de tels ou tels intervenants.

  • des entretiens ou des "procès-verbaux" pour approfondir...

    Oufipo profite de la présence à Brest et dans le Finistère de nombreuses personnalités, qui interviennent pour des conférences et rencontres, et propose à des bénévoles de réaliser des entretiens d’une durée de 20 à 40 minutes avec ces intervenants de passage ou vivant sur le territoire.
    Si ces entretiens permettent d’approfondir le sujet de la conférence, ils sont surtout l’occasion d’une rencontre singulière avec l’intervenant. Il ne s’agit en effet pas de lui faire répéter le contenu de son allocution mais plutôt de le questionner plus largement sur sa carrière ou au contraire sur un pan précis de son travail dont il n’aurait pas parlé pendant son intervention.
    Les internautes qui consultent Oufipo sont ainsi invités à entrer dans une dynamique de curiosité intellectuelle, en approfondissant le sujet d’une conférence par l’écoute d’un entretien qui tend à être, dans sa forme, plus court et par là même plus abordable que la conférence elle-même.
    En ce sens, Oufipo a su inventer ses propres formes sonores telles que le procès-verbal : un entretien très bref à l’image du questionaire de Proust, en 10 questions, prosées indistinctement aux différents invités d’Oufipo et qui passent du cop à l’âne - de " Quelle est votre définition du bonheur ? " à " Aimez vous les rayures ? " -. Un format très adapté au web et facilement " écoutable " de part son caractère ludique.

  • Des portraits de Brestois et de Finistèriens et des documentaires

    Les portraits réalisés par Oufipo consistent en des rencontres avec des " gens d’ici " singuliers qui ont, nous semble-t-il, à leur échelle et dans leur domaine, participé à la construction du territoire et à son évolution.
    Ainsi tel agriculteur, telle personnalité politique, tel artiste, tel chef d’entreprise sont amenés à se livrer en trois fois vingt minutes, sur leur parcours, leur expérience, leur vécu et leur philosophie. Ce pan du projet Oufipo nous semble primordial puisqu’il s’apparente à une démarche mémorielle pleinement ancrée dans le présent, à laquelle nous sommes particulièrement sensibles.
    Si le portrait est un format calibré sur Oufipo, les documentaires sont des formes plus libres qui, dans une durée et par le biais d’un dispositif choisis par le réalisateur, permettent de faire entendre des voix du " bout du monde ", de raconter un quotidien, de plonger dans des sujets qui nécessitent que l’on s’y attarde longuement.

  • Une ligne éditoriale éclectique et de qualité

    La ligne éditoriale des entretiens menés dans le cadre d’Oufipo s’appuie sur un traitement approfondi et un questionnement volontairement distant de l’actualité des personnes interviewées, contrairement à ce que l’on peut lire ou entendre dans la plupart des médias locaux.
    Nous profitons de l’actualité de la personne de passage à Brest (parution d’un ouvrage, spectacle, concert) pour la rencontrer, mais nous tâchons d’orienter l’interview sur un point spécifique de sa carrière ou au contraire sur le temps long.
    Oufipo profite là d’un des atouts majeurs de l’espace 2.0 : son atemporalité. En effet, les webradios contrairement aux radios hertziennes ne sont plus prisonnières du flux. Un enregistrement sera ainsi toujours en ligne dans dix ans.
    Oufipo se voit en quelque sorte comme un " France Culture Local " aux modeste moyens mais prônant une certaine exigence et propose ainsi des entretiens approfondis qi permettent aux interviewés, s’ils le souhaitent, de sortir de la boucle médiatique et promotionnelle à laquelle ils sont en règle générale contraints de participer.

    En quelques mots, Oufipo c’est une plateforme sonore sur internet, éclectique, pertinente, attrayante et vivante, qui a pour but d’archiver et de valoriser les produits de la vivacité culturelle et intellectuelle à Brest et dans le Finistère.

    Les grands axes du projet

    Au sein de l’association Longueur d’ondes, le projet Oufipo a permis de concrétiser une des ambitions premières de l’association : l’appropriation du médi radiophonique par les habitants de Brest et de ses environs.

  • Un outil de formation (web)radiophonique pour tous

    Les bénévoles d’Oufipo n’ont pour la plupart jamais réalisé d’entretiens radiophoniques. Ils sont avant tout des passionnés, spécialisés dans tel ou tel domaine. Ils sont la force vive du projet et ceux qui en garantissent la spécificité : un contenu de fond qui repose sur les connaissances endogènes des bénévoles, à l’opposé du savoir "occasionnel" dont font parfois preuve certains journalistes.
    La formation des bénévoles d’Oufipo ne consiste donc pas à les faire devenir de parfaits journalistes, mais bien à s’appuyer sur leurs qualités, spécialités et connaissances propres. C’est de cette diversité de parcours et de personnalités que naît le "ton Oufipo", qui est celui d’une radio de qualité à petite échelle et réalisé par des amateurs.

  • Le parcours classique : la formation personnalisée

    Le fonctionnement d’Oufipo est très simple. A partir du moment où une personne vient frapper à la porte de l’association et émet le désir de réaliser un entretien radiophonique, un accompagnement personnalisé sur toute la chaîne de production d’une interview commence. Une véritable mécanique se met alors en marche pour amener le bénévole à accomplir ce qui pouvait lui paraître, il y a quelque temps encore, comme un projet difficilement réalisable.

    Voici les différentes étapes par lesquelles passe le bénévole :
    - choix d’un entretien à réaliser,
    - formation aux bases de l’entretien radiophonique,
    - préparation de l’entretien avec le permanent d’Oufipo,
    - réalisation de l’entretien accompagné d’un permanent ou d’un bénévole à la prise de son,
    - retour sur expérience avec le permanent de l’association autour de l’entretien réalisé (points positifs et points à améliorer),
    - montage et mixage réalisés par le salarié ou un bénévole technicien d’Oufipo en présence du bénévole intervieweur,
    - éditorialisation de l’entretien réalisé par le bénévole avec l’aide du permanent : rédaction de la notice accompagnant le son et mise en ligne de la production finale.

  • Les formations collectives pour les bénévoles

    Convaincue que l’autonomie des bénévoles doit être un objectif prioritaire, depuis ses débuts l’équipe d’Oufipo propose trois types de formation sous forme de sessions qui se renouvellent chaque trimestre :
    - formation à l’entretien, mené par Fabrice Derval, Anne-Claire Lainé (permanents de l’association) et Laurent Le Gall (président), occasionnellement documentaristes pour France Culture ;
    - formation à la prise de son, menée par Bruno Auzet, bénévole de l’association et ingénieur du son professionnel ;
    - formation au montage et au mixage, menée par Bruno Auzet, bénévole de l’association et ingénieur du son professionnel
    - formation à la mise en ligne et l’éditorialisations, menée par Fabrice Derval, salarié de l’association.

  • Les ateliers hors les murs

    Depuis 2007, l’association Longueur d’ondes propose des atliers radio dans certaines structures (UBO, école de la Pointe...). La naissance du projet Oufipo et l’arrivée d’une équipe expérimentée en termes de production radiophoniques a permis à l’association de multiplier conséquemment les actions de médiation.

    1 - L’atelier documentaire
    cet atelier est mené à l’ENIB une fois par an dans le cadre de leur " Inter-semestre " ainsi qu’au Service culturel de l’Université de Bretagne Occidentale sous forme d’Unité d’Enseignement libre sur toute l’année. Il s’agit d’atliers qui se développent sur plusieurs séances (5 minimum) et qui a pour objectif la réalisation d’un documentaire radiophonique d’une dizaine de minutes. Après un temps d’écoute, de sensibilisation et d’échange autour des différences entre reportage et documentaire, les participants en binôme sont amenés à réaliser un documentaire autour d’un sujet de leur choix selon une thématique qui leur aura été proposée.

    2 - Les ateliers radio pour les plus jeunes
    A partir de 2007, Longueur d’ondes a pu mettre en place des ateliers de création sonore (reportages et documentaires), dans le cadre du Projet Educatif Local de la Ville de Brest (relayé en 2008 par un appel à projet de la Fondation de France), dédié à l’éducation hors temps scolaire. Les premiers ateliers ont été menés avec des enfants du quartier de Recouvrance sur le thème de l’environnement sonore du quotidien. Les apprentis documentaristes étaient accompagnés depuis le choix du sujet et l’écriture du projet, la prise de son in situ, jusqu’aux premières étapes du montage et participaient même à une émission en direct sur Fréquence Mutine, radio associative de leur quartier.
    Entre 2010 et 2013, plusieurs ateliers sur le même type ont été menés au sein de la classe relais du collège de l’Iroise et au sein du collège Kerbonne notamment.

    3 - L’atelier webradio
    Une formation intitulée "Comment monter et pérenniser une webradio ? " a déjà été dispensée à deux reprises, à la cyberbase de Morlaix Communauté ainsi que pour la ville de Brest et une autre est en prévision pour les enseignants du collège Kerbonne, désireux de créer une webradio au sein de leur établissement et aidés en cela par la Carène dans le cadre d’un jumelage.
    A Brest et dans le Finistère, il existe en effet un nombre relativement élevé de petites webradios qui ont été montées par des structures telles que des MJC, des établissements scolaires, des médiathèques... Cependant, elles rencontrent toutes des difficultés pour durer sur le temps long, maintenir un rythme de production régulier et fidéliser un public.
    La formation offre donc aux salariés de ces structures des outils pour lancer au mieux leur projet ou pour redonner vie à leur webradio. L’expérience Oufipo elle-même représente en ce sens un modèle pertinent pour ces projets en devenir qui méritent que l’on s’y intéresse.

  • La radio comme outil de rencontre et de prise de parole
  • Un outil pour rencontrer l’autre avec pertinence

    Hormis la spécificité d’une ligne éditoriale dont nous avons parlée précédemment, Oufipo permet aussi aux bénévoles un investissement particulier. En effet, puisque nous favorisons les productions radiophoniques de fond, nous ne demandons pas à nos bénévoles de s’intéresser à n’importe quel sujet pour la simple raison qu’il y a une conférence ou une rencontre qui en traite. Nous sommes parfois amenés à soutenir certains bénévoles pour leur donner confiance et leur faire comprendre que tel entretien est à leur portée, mais majoritairement, nous attendons que l’envie vienne de nos bénévoles. Spontanément, ils vont aller vers ce qui les passionne, vers la venue d’une personne qui les interpelle et ainsi se pencher sur un sujet avec lequel ils ont une certaine familiarité. Il est ainsi étonnant de voir que les personnes interviewées sont souvent étonnées devant la qualité du questionnement qui leur est proposé, appréciant de se retrouver face à un amateur passionné par son sujet et réellement intéressé par la rencontre qu’il est en train de vivre.
    Nous touchons ici ce qui fait la spécificité de ce nouveau média : nous proposons aux Brestois et plus largement aux Finistériens d’aller renconter des gens qu’ils n’auraient jamais rencontrés autrement et surtout, nous tentons de les amener vers un questionnement de fond en leur montrant que le meilleur questionnement est celui qui vient d’eux et non celui tout droit sorti d’un manuel de journalisme. Si nous parlons d’entretiens et d’interviews sur Oufipo pour se faire comprendre de tous, il serait peut-être plus judicieux de parler de "rencontres".

  • Etre acteur de la ligne éditoriales de la webradio

    Oufipo se veut un projet participatif. Pour cela nous avons mis en place des réunions de programmation, ouvertes à tous et qui permettent aux bénévoles de participer activement à la définition des contenus de leur webradio.
    Elles ont lieu une fois par trimestre et sont ouvertes à tous. S’y retrouvent en moyenne vingt-cinq personnes. Tout d’abord, une liste des événements programmés au sein des structures culturelles de Brest et du Finistère pour les mois à venir est passée en revue collectivement. Pour chaque événement, chacun est libre d’intervenir et de montrer son intérêt pour un entretien avec cet invité ou en lien avec celui-ci. En choisissant son entretien (un entretien qui n’aurait pas nécessairement été fait sans lui), le bénévole décide d’apporter sa contribution à la ligne éditoriale de la webradio. Il décide que cette rencontre devienne un contenu digne d’intérêt et indispensable à Oufipo. Ensuite, un tour de table est effectué pour que chacun exprime les idées d’entretiens (non liés à un événement) qu’il souhaiterait mener ou qu’il propose afin que d’autres s’en saisissent.
    Il s’agit là d’un des points fondamentaux de ce projet : les bénévoles participent eux-mêmes à la ligne éditoriale de leur webradio en étant force de proposition. Ils sont les meilleurs éditorialistes possibles pour un tel projet, puisqu’au contact, dans leur vie quotidienne d’interviewés potentiels des plus intéressants.

  • Un lieu d’échange et de collaboration entre les Brestois et les structures culturelles

    Au delà des réunions de programmation trimestrielle, nous avons mis en place un comité éditorial mixte composé de bénévoles d’Oufipo et de salariés des structures partenaires du projet. Ce mélange est un point central du projet.
    En effet, les rencontres et les échanges qui y naissent représentent pour nos partenaires une chance inestimable de saisir la vision que le public a de leur travail. Chaque partenaire est aussi amené à s’exprimer sur la programmation des autres structures, créant ainsi une émulsion collective entre les différents acteurs du territoire.
    Du côté des bénévoles, le comité éditorial demeure un lieu de rencontre et d’expression considérable. Ainsi ce projet tend à éviter la dichotomie spectateur-organisateur en leur proposant de devenir acteurs d’un même projet qui vise à valoriser la vivacité culturelle de leur territoire et pour lequel ils s’expriment et ont la capacité d’infléchir la ligne éditoriale.

  • Une plateforme sonore 2.0 mutualisée
  • Un outil de production et de valorisation pour les structures

    L’idée est de proposer aux structures partenaires un kit clé en main relativement simple, leur permettant de produire une archive radiophonique et ainsi de conserver une trace de telle rencontre ou du passage de tel invité.
    En enregistrant les conférences de ses structures partenaires, Oufipo leur offre la possibilité d’une conservation de ressources liées aux activités internes et à la constitution d’une mémoire archivée de la structure, ce que nombre d’entres elles ne peuvent réaliser en autonomie par manque de moyens humains ou financiers.
    De plus, Oufipo propose aux salariés ou bénévoles de structures partenaires de réaliser des entretiens radiophoniques en complément des rencontres organisées par leur structure. Nous assurons vis à vis des structures partenaires le même accompagnement que celui proposé à l’ensemble de nos bénévoles (de la formation à l’entretien, de la préparation concertée jusqu’à la prise de son, le montage et la mise en ligne), afin de permettre à ces structures de gagner progressivement en autonomie dans la constitution d’un patrimoine pouvant trouver une visibilité et une seconde vie à travers la plateforme Oufipo.

    -  Valoriser des conférences, tout un travail…
    Les structures partenaires organisent rencontres et conférences. Oufipo de son côté prend en charge l’aspect technique de la captation sonore de tel ou tel événement, depuis le tournage, en passant par le montage et le mixage et jusqu’à la mise en ligne.
    En effet, les différentes étapes de cette chaîne de production requièrent évidemment une certaine connaissance des outils utilisés et du temps dont les structures ne disposent souvent pas. On pourrait imaginer former le personnel de ces structures à toutes ces étapes de la production radiophonique, mais auraient-ils concrètement le temps pour mettre en place cette valorisation au sein même de leur établissement ?
    En faisant le constat d’une absence de traitement de ces données au sein des différentes structures culturelles et scientifiques du Pays brestois et du Finistère en général, Oufipo a ainsi mis en place, et ce gratuitement, un service de captation sonore et de post-production disponible pour tous les intéressés.

    -  Réaliser des entretiens
    Nous proposons également au personnel des structures partenaires, naturellement spécialisé dans tel ou tel domaine, de mener des entretiens avec leurs propres invités. Il nous semble en effet que les salariés de ces structures sont en quelque sorte les plus à même de réaliser ces interviews car ils sont souvent les plus documentés et les plus pertinents sur le sujet.
    Par ailleurs, comme les différents porteurs de projets n’organisent pas toujours de rencontres et de conférences en parallèle d’un spectacle ou d’un concert (c’est le cas par exemple pour le Quartz, pour Penn Ar Jazz…), la réalisation d’un entretien avec l’artiste ou le créateur invité permettra de garder une trace de sa venue à Brest et d’approfondir la rencontre, en proposant un échange quelque peu différent de celui qui pourrait être mené par tel ou tel journaliste local.
    Au-delà de l’accompagnement technique, Oufipo propose à chaque salarié, comme il le fait avec chaque bénévole, un accompagnement pour la préparation de l’entretien et pour sa conduite.

  • Un lieu d’échange, de réflexion et de partage entre les structures culturelles

    À l’origine du projet Oufipo, l’association Longueur d’ondes souhaitait rendre accessible en ligne les enregistrements des rencontres qu’elle organise lors du festival de la radio et de l’écoute. Très rapidement, à cette envie première, s’est couplé le désir de mutualiser les contenus en proposant à d’autres structures de s’associer à Oufipo en vue de créer un espace commun de valorisation d’archives, dans l’intérêt du public bien sûr, mais aussi dans l’intérêt des structures elles-mêmes.
    Dans ce contexte de mutualisation, Oufipo devient un outil de mise en réseaux des contenus produits par différents types de structures, qui se retrouvent reliées, malgré la diversité de leurs champs de compétences, par une seule et même plateforme de contenus culturels sur internet.
    En ce sens, Oufipo tend à favoriser les échanges intellectuels entre différentes structures et à mettre en avant des propositions de fond et de qualité, qui sans l’existence de cette plateforme, ne seraient pas accessibles au plus grand nombre.

  • Un soutien au Portail des savoirs du pays de Brest

    Depuis sa création en 2012, Oufipo est partenaire du Portail des savoirs du pays de Brest. L’innovation numérique et sociale qui caractérise ce portail entre pleinement en correspondance avec les objectifs de mutualisation et les aspirations de notre projet de plateforme sonore locale. De plus, le Portail des savoirs, en tant qu’agrégateur de données, donne à Oufipo (comme à tant d’autres projets) une visibilité, sur la toile comme sur le territoire, qu’il ne parviendrait pas à acquérir de façon autonome.
    Dans une logique d’échange et de réciprocité, Oufipo permet aussi l’alimentation du Portail des savoirs en apportant des moyens de production audio à nombre de structures du département. Leurs activités et les enregistrements réalisés par Oufipo qui en découlent sont ainsi référencés sur le Portail.
    C’est dire combien les deux projets que sont Oufipo et le Portail des savoirs sont complémentaires et participent du même objectif de mutualisation des savoirs.

  • Un projet numérique et radiophonique innovant
  • La valorisation internet de la richesse culturelle d’un territoire

    Il est courant de souligner que la Bretagne – et le Finistère en particulier – est une terre où la floraison des associations, des festivals et des manifestations en tous genres contribue à cimenter l’espace social. Oufipo donc entend être une vitrine de ce qui se fait, se dit, se montre dans des domaines afférents à la culture (dans toutes ses dimensions), alors que l’économie de la connaissance suppose à la fois une pluralité de supports et un positionnement dans un champ en perpétuel renouvellement.
    En développant cette plateforme de contenus culturels sonores sur internet, nous entendons promouvoir la richesse de l’offre culturelle de Brest et du Finistère par-delà l’aspect éphémère inhérent aux rencontres, débats, tables rondes organisés par les différentes structures… et constituer, ce faisant, une mémoire sonore (et visuelle). À ce propos, Oufipo représente également un fabuleux outil de collecte de témoignages dans une perspective mémorielle grâce aux portraits qui sont réalisés (Françoise Daniel, Charles Muzy, Christophe Rocher…).
    Pas un département, pas une région, à notre connaissance, n’a pris l’initiative de valoriser les contenus culturels qui irriguaient annuellement son territoire alors même que ces contenus peuvent constituer, à condition qu’ils soient pérennisés et valorisés, une « carte de visite » départementale et régionale supplémentaire offerte aux regards et aux oreilles des internautes du monde entier.
    En valorisant les richesses d’un territoire, ce projet met en valeur également la richesse des initiatives portées par des structures socioculturelles, scientifiques, éducatives ou artistiques. Les structures du département (puis de la région) bénéficient ainsi de certains avantages :
    - une visibilité renforcée auprès des publics-internautes...
    - une vitrine culturelle grâce à la constitution d’un répertoire en ligne...
    - la création d’un réseau de structures « partenaires »...
    - la conservation de ressources liées aux activités internes et la constitution d’une mémoire archivée...

  • Un fond sonore en accès libre

    Les sons publiés sur Oufipo sont sous licence Creative Commons avec les options "paternité" et "pas d’utilisation commerciale". Ils peuvent donc être rediffusés gratuitement par toutes les radios locales de Brest et du Finistère à condition de citer Oufipo. Ils peuvent aussi être utilisés par toute structure, association, enseignant intéressés par un contenu qui se trouve sur le site.
    Il s’agit donc d’un fond sonore en accès libre et qui se distingue en cela de la démarche de l’INA qui impose le règlement de droits de diffusion des archives.
    La constitution d’une telle base d’archives radiophoniques en accès libre et utilisable par tous représente un défi pour l’association Longueur d’ondes porteuse du projet et à plus large échelle pour Brest et pour le Finistère, pour qui la webradio Oufipo propose un panorama de la richesse culturelle de la ville et du département tout en représentant un outil d’information et partage des savoirs de grande qualité.

  • Une nouvelle forme de radio locale

    - La sortie du flux
    Chaque anné nous invitons des radios associatives et locales au festival pour parler de leur expérience. Il nous semble que trente ans après l’avènement des radios libres, le constat est bien souvent amère : la musique et la "tchatche" ont très souvent pris le dessus sur la possibilité de traiter des sujets de fonds qu’offre l’indépendance de ce type de radio.
    Il nous semble qu’au-delà des aspérités d’une époque toujours plus dans l’immédiat, c’est bien la question du temps et du flux qui est au cœur de ce problème. Or, l’espace que propose le web offre une nouvelle temporalité pour ce type de médias locaux. En effet, sur le web pas besoin d’assurer une émission de programme en continu, l’idée est justement d’accumuler, de valoriser, afin que l’auditeur puisse ensuite naviguer sur le site et écoute “à la carte” différents types de contenus.
    C’est en quelque sorte une petite “révolution” pour la radio locale. Nous avons ainsi plus de temps pour nous concentrer sur nos sujets, plus de temps pour les approfondir, sans avoir à répondre à une urgence, à une actualité. De même, l’investissement des bénévoles est tout autre. Plutôt que d’avoir à présenter une émission chaque semaine, et d’être diffusé sur un créneau restreint, le bénévole peut choisir de s’investir quand il le souhaite sur un entretien qui lui tient vraiment à cœur, l’approfondir et surtout pouvoir ensuite voir son travail valorisé sur la durée et écoutable par tous sur le web.

    - Des programmes à disposition des radios locales
    La mise à disposition libre et gratuite d’une banque de contenus radiophoniques locaux de qualité apparaît comme une aubaine pour les radios locales qui ont parfois des difficultés à alimenter leur programme en continu.
    Ainsi, dans une optique de collaboration efficiente, Oufipo souhaite offrir aux radios locales un vivier d’entretiens, de conférences, de documentaires… afin de proposer à l’écoute un contenu de fond, atemporel, détaché de l’actualité, qui est parfois quelque peu absent des ondes par manque de moyens humains et sans doute financiers.
    Dans ce sens, nous avons créé une émission d’une heure "Oufipo sur les ondes" qui compile chaque semaine un entretien, un documentaire, un extrait de conférence et un portrait.
    Elle est pour le moment diffusée sur Radio Neptune, Radio U et RCF Rivages, et connaît un véritable succès tant auprès des directeurs d’antenne que des auditeurs.
    Cette émission “clé en main” résulte de notre volonté de faciliter la tâche aux radios locales afin qu’elle puisse diffuser ce type de contenu facilement.

    Oufipo au 20 septembre 2013 : réalisations et perspectives

 » Trente mois d’existence : un projet déjà bien lancé

L’arrivée d’un salarié en septembre 2010 – Fabrice Derval – a permis de concrétiser de nombreux aspects du projet qui était à l’étude depuis deux ans au sein de l’association sous le titre « plateforme départementale de contenus culturels ». C’est officiellement le 1er avril 2011 que cette web radio a véritablement annoncé son existence par son lancement public sur la toile. Depuis ces deux dates, le projet n’a de cesse de se développer.

  • Un site internet connu et en évolution

    À l’origine, le site Oufipo.org est une duplication du site internet de l’autre web radio de l’association Ousopo. Nous avons en effet choisi de commencer par un site relativement simple à mettre en place avant de réfléchir à un site plus approprié au projet Oufipo. Depuis le printemps 2012, une équipe planche à la création d’un nouveau site Oufipo plus adapté au type de contenus mis en ligne.

  • Le contenu

    Il y a actuellement 463 sons en ligne sur le site d’Oufipo, toutes catégories d’enregistrements confondus.
    Les sons sont accessibles selon une double entrée : par thématiques (Sciences, la Chose publique, Scène ouverte, Humanités) et par formes radiophoniques (conférences, portraits, entretiens, documentaires, émissions, procès-verbal).

Dans le détail, cela donne :
-  147 conférences
-  140 entretiens
-  117 procès-verbaux
-  34 portraits
-  25 documentaires.

  • La fréquentation du site

    Depuis sa création le 1er avril 2011, Oufipo comptabilise 205 000 visites et avoisine déjà les 9 000 visiteurs par mois. Il faut noter que la forme actuelle du site représente un frein à son développement. D’ici quelques mois, la nouvelle version de la plateforme sera en ligne et nous avons bon espoir que le nombre de visiteurs augmente.

  • Une lettre mensuelle

    La newsletter est envoyée chaque mois à plus de 2 800 abonnés. Elle annonce la mise en ligne de 15 nouveaux sons, en mettant en avant 4 d’entre eux.
    Depuis septembre 2012, elle est ensuite imprimée sous forme de lettre papier en 500 exemplaires (grâce à l’aide de la ville de Brest), diffusés à Brest et dans tout le département.

  • L’émission "Oufipo sur les ondes"

    Depuis octobre 2012, nous avons décidé de produire une émission d’une heure réalisée à partir du fond sonore de la webradio afin de mettre à disposition des radios locales un PAD ("prêt à diffuser") et ainsi de leur faciliter la tâche dans la diffusion des archives d’Oufipo.
    L’émission est dynamique, rythmée et éclectique. Elle comprend un entretien ou portrait, un documentaire, un extrait d’une conférence et deux procès-verbaux. Ces contenus portent sur des thèmes volontairement très différents.
    Elle a été diffusée chaque semaine de cette année 2012-2013 sur Radio U, Radio Neptune et RCF Rivages.
    Une vingtaine d’émissions intemporelles ont ainsi été produites qui pourront être diffusées et rediffusées par d’autres radios.

  • Des bénévoles-intervieweurs venus de tous horizons

    Oufipo se veut un outil à la disposition des Brestois qui sont incités, par son intermédiaire, à aller à la rencontre d’invités de passage dans la cité du Ponant ou à demeure dans cette ville. On peut ainsi dire que le tissage du lien social est au cœur de ce projet collaboratif et citoyen.

    - Les bénévoles de l’association Longueur d’ondes  :
    à la base, une vingtaine de bénévoles d’Oufipo sont issus de l’association Longueur d’ondes et par là même associés au festival de la radio et de l’écoute. Un investissement de plusieurs années qui leur a sans doute donné envie de s’emparer d’un micro et de réaliser eux-mêmes des interviews.

    - Les nouveaux bénévoles recrutés spécialement pour Oufipo :
    ils représentent la majorité des intervieweurs et sont environ une trentaine. Ce sont des bénévoles de tous âges (de 20 à 70 ans), de différents milieux sociaux et univers professionnels. Ils ont intégré l’association soit en se présentant d’eux-mêmes, soit parce que nous les avons sollicités pour tels ou tels entretiens pour lesquels ils nous semblaient les intervieweurs idéaux. Pour la plupart, ils n’ont jamais fait de radio auparavant.

    - Les bénévoles venus des structures culturelles partenaires :
    les acteurs du monde culturel qui œuvrent pour organiser les rencontres sont souvent les personnes les plus qualifiées pour mener des entretiens avec les invités qu’ils font venir dans leurs structures. Oufipo leur fournit ainsi les moyens techniques et l’accompagnement nécessaires au bon déroulement de l’entretien. Ainsi, nous comptons parmi nos intervieweurs bénévoles Françoise Daniel (conservatrice en chef du Musée des Beaux-Arts de Brest), Anne Millour (programmatrice musicale au Quartz), Guy Bourreau et François-Nicolas L’Hardy du Centre Atlantique de la Photographie, Françoise Even (responsable de la communication à Ifremer), Anne Yven (chargée de communication à Penn Ar Jazz), Philippe Iffri (directeur de l’EPCC Chemin du patrimoine en Finistère), Jérôme Lepiouffle (président du festival Pluie d’images).

    Oufipo compte 68 bénévoles-intervieweurs :
    Françoise Daniel (ancienne Conservatrice du Musée des Beaux Arts de Brest) / Michel Le Bras (intendant) / Walid Saddi (ingénieur) / Sylvain Christophe (ingénieur) / Loïc Kerivel (animateur scientifique, Les Petits débrouillards) / Anthony Auffret (directeur des Petits débrouillards) / Adrien Chauvet (animateur scientifique, Les Petits débrouillards) / Bruno Auzet (ingénieur du son) / Bruno Bergot (développeur de sites internet) / Sarah Simoni (audioprothésiste) / Brigitte Millet (retraitée) / Virginie de Rocquigny (journaliste free-lance) / Élodie Bourgneuf (traductrice) / Anne-Claire Lainé (salariée de Longueur d’ondes) / Hélène Vidaling (service culturel de l’UBO) / Philipe Lagadec (directeur administratif du CRBC) / Hélène Petton (enseignante) / Pablo Salaün (ingénieur du son) / Anne Coadour (enseignante) / Guy Bourreau (directeur de Cabasse) / Françoise Kervennal (enseignante) / Elodie Derval (médiatrice culturelle) / Aurore Troffigué (salariée de Longueur d’ondes) / Charlie Le Goff (enseignant) / François-Nicolas L’Hardy (salarié du Centre Atlantique de la Photographie) / Laurent Garroy (étudiant) / Sabrina Nepozitek (lectrice d’allemand) / Laurent Le Gall (enseignant) / Vanessa Che (responsable de l’artothèque du Musée des Beaux-Arts de Brest) / Nicole Mlodorzeniec (retraitée) / Stéphanie Brulé-Josso (ethnologue) / Clément Henry (architecte) / Maël Dupon (étudiant) / Clément Sbaffe (étudiant) / Laura Tirandaz (comédienne) / Jérémy Jeannin (étudiant) / Françoise Even ( responsable de la communication à Ifremer) / Hervé Kerbrat (chargé des publics au Quartz) / Jérôme Lepiouffle (président du festival Pluie d’image / enseignant) / Ludmila Besnard (étudiante) / Adèle Binaisse (étudiante) / Christelle Bathany (enseignante au Conservatoire) / Arzhela Caillarec (médiatrice culturelle) / Corentin Alo (étudiant) / Nolwenn Talec (étudiante) / Marie-Michèle Lucas (artiste) / Nicholas Gourmelon (pédiatre) / Marine Cabon (bibliothécaire) / Tristan Cailler (chargé de développement économique et solidaire) / Anne Millour (programmatrice musique au Quartz) / Gaëlle Kerrien (chanteuse) / Anne Yven (chargé de communication à Penn Ar Jazz) / Julien Pittet ( étudiant) / Olivier Broudeur (cinéaste) / Faustine Roué (étudiante) / Céline Hervet (enseignante) / Clara-Luce Pueyo (réalisatrice) / Elise Devernoix (caissière) / Maël Contentin (étudiant) / Emmanuelle Putman (chargée de production et monitrice de voile) / Rachid Sadaoui (enseignant) / Anne Fry (demandeuse d’emploi) / Yves Pailler (retraité)

  • De plus en plus de structures partenaires

    Le réseau des partenaires s’est densifié au fil de l’année 2012/2013 et compte désormais une trentaine de structures.

    Des projets pour la suite...

  • Des rencontres publiques avec des personnalités locales

    Nous aimerions proposer des rendez-vous publics réguliers durant lesquels nous réaliserions le portrait d’une personnalité finistérienne, en direct, face à un public d’auditeurs.
    Nous sommes actuellement en réflexion avec la bibliothèque Saint-Marc afin de mettre en place ces rendez-vous. Dans un premier temps, nous pensons inviter des personnalités finistériennes relativement reconnues (Miossec, Spinosi...) afin de faire connaître l’événement, pour ensuite pouvoir fidéliser un public et nous permettre de faire entendre des voix du département moins célèbres mais tout aussi intéressantes.
    Ces rendez-vous permettront à l’équipe d’Oufipo de concrétiser une de ses ambitions premières, celle de participer à l’animation du dialogue entre les Finistériens.

  • Le média webradio pour dynamiser les journaux de quartiers de la ville de Brest

    L’idée est encore toute récente, mais elle fait son chemin...
    Les journaux de quartiers sont nombreux et très lus sur la ville de Brest. De même que les grands titres nationaux tentent au mieux le virage vers le numérique, certains ont commencé à se déployer sur la toile. L’expérience d’Oufipo et de son équipe pourrait être partagée avec les rédacteurs bénévoles des quartiers. En effet, les entretiens et autres reportages radiophoniques pourraient être de nouvelles façons de diffuser des informations sur le web et de porter la parole des habitants des quartiers.

  • Des collections de portraits de Finistériens édités en livres audio

    Certains des portraits de Finistériens que nous réalisons entrent dans le cadre de collections que nous avons souhaitées développer : les agriculteurs, les femmes, les personnalités politiques du département et les musiciens.
    Pour chacune de ces collections, nous avons réalisé 5 à 6 portraits que nous imaginons valoriser dans le cadre de l’édition de livres-CD. Chaque livre se composerait donc de portraits photos et de texte de présentation accompagnés par un CD comportant les portraits à écouter.
    À l’heure où les livres audio connaissent un succès toujours plus grand, l’édition de ces collections serait une excellente façon de faire connaître la richesse culturelle et humaine du Finistère.

  • Création d’un nouveau site internet plus adapté

    Pour des questions de rapidité et de facilité, le site d’Oufipo a d’abord été conçu à partir d’une duplication du site de la première webradio de l’association Ousopo.org, banque de créations sonores en ligne. À l’usage, nous nous sommes rapidement rendus compte que cette interface n’était pas adaptée aux besoins de la webradio Oufipo.
    Nous travaillons donc en ce moment avec l’association Mac DEUST des étudiants du DEUST T-MIC, formation de technicien des médias interactifs et communicants de l’Université de Bretagne Occidentale.
    Nous espérons pouvoir mettre en ligne une nouvelle version du site Oufipo à l’automne 2013.

    Conclusion

    Oufipo est un projet développé par l’association Longueur d’ondes depuis 2010. En trois ans d’existence, la webradio a su constituer un corpus de contenus disponibles à l’écoute des plus riche, en développant d’étroites collaborations avec nombre de structures partenaires qui comptent désormais sur Oufipo, tout en se faisant connaître d’un large public (auditeurs et bénévoles confondus). Si la visibilité de la webradio doit notamment être améliorée – ce que le nouveau site permettra en partie –, et que des efforts de communication doivent être entrepris pour faire connaître ce nouveau média brestois, il est important de dire que le bilan trois après la création du projet est des plus prometteur.
    En 2010, l’arrivée en poste de Fabrice Derval a permis à la webradio de voir le jour et de se développer grâce à une équipe de bénévoles très impliqués. Le poste de chargé de développement des webradios a d’abord été financé en partie par un contrat CUI-CAE d’une durée de 2 ans (août 2010 – août 2012). Ensuite, et ce depuis août 2012, l’association Longueur d’ondes bénéficie du soutien de la Région Bretagne dans le cadre d’une aide au développement d’un emploi associatif pour une durée de 4 ans. En août 2016, Longueur d’ondes devra être en mesure de pérenniser le poste de chargé des webradios et c’est pour cette raison que, d’une part, nous développons très largement les ateliers radio auprès de différents publics afin d’augmenter le volume de nos ressources propres et que, d’autre part, nous avons fait pour la première fois appel au Conseil Général du Finistère pour le versement d’une subvention spécifiquement dédiée au projet Oufipo (dosssier en cours de traitement).
    Depuis le lancement de la webradio, la ville de Brest et le service Internet et expression multimédia ont également largement soutenu le projet Oufipo par la mise à disposition de matériel (enregistreurs, ordinateurs, micro, etc.) et nous les en remercions. Aujourd’hui, alors que nous avons décidé d’intégrer pleinement les réflexions portées par les Immédiatiques – proposition jusqu’à présent soutenu par le service Internet et expression multimédia – à la programmation du festival Longueur d’ondes, nous espérons pouvoir bénéficier d’une aide financière de ce même service pour le développement d’un projet innovant visant à faciliter l’expression multimédia auprès d’un large public grâce à la mutualisation de savoirs et de connaissances.

Organisme porteur :

Association Longueur d’ondes organisation du 11e festival de la radio et de l’écoute (11 au 16 février 2013), organisation d’événements de sensibilisation à l’écoute (travail à l’année avec scolaires, étudiants et personnes âgées), création et développement d’Ousopo, web radio participative, et Oufipo, plateforme départementale de contenus culturels et scientifiques sur le web.

Partenaires :

Ville de Brest, Conseil Général du Finistère, Région Bretagne, Le Quartz, Université de Bretagne Occidentale (dont le Centre de Recherche Bretonne et Celtique et le Service culturel), Librairie Dialogues, Musée des Beaux-­Arts de la ville de Brest, Centre Atlantique de la Photographie, Océanopolis, Les Petits débrouillards Bretagne (antenne Brest), Ifremer, Les Lundis de la Santé - service santé de la Ville de Brest, Réseau des Bibliothèques municipales de la Ville de Brest, Géopolitiques de Brest, Chemins du patrimoine en Finistère, Cinéma Le Bretagne (Saint Renan), Le portail des savoirs

Posté le 6 février 2014
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Fort VIII of Brest Fortress, 05.05.2014.
par Dāvis Kļaviņš
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