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		<title>Une large ouverture des donn&#233;es publiques (open data) pour plus de d&#233;mocratie en Bretagne</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article12103.html</link>
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		<dc:date>2013-01-08T06:52:07Z</dc:date>
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		<dc:creator>
		
			
			 
				Christian Rogel
			
		
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		<description>
&lt;p&gt;Vue de l'ext&#233;rieur, la Bretagne semble une des r&#233;gions o&#249; les donn&#233;es publiques sont les plus ouvertes, gr&#226;ce aux avanc&#233;es historiques de Brest, Rennes et Nantes. Ce n'est pas suffisant, les D&#233;partements et les Villes sont &#224; la tra&#238;ne sur le chemin d'une vraie d&#233;mocratie et d'une utilisation des donn&#233;es publiques pour faciliter la vie. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans l'ordre, c'est Brest, Rennes et Nantes qui ont initi&#233; le mouvement d'ouverture des donn&#233;es publiques, un peu avant Paris, Montpellier et Bordeaux et, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique166.html" rel="directory"&gt;Administration et services publics en ligne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vue de l'ext&#233;rieur, la Bretagne semble une des r&#233;gions o&#249; les donn&#233;es publiques sont les plus ouvertes, gr&#226;ce aux avanc&#233;es historiques de Brest, Rennes et Nantes. Ce n'est pas suffisant, les D&#233;partements et les Villes sont &#224; la tra&#238;ne sur le chemin d'une vraie d&#233;mocratie et d'une utilisation des donn&#233;es publiques pour faciliter la vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'ordre, c'est Brest, Rennes et Nantes qui ont initi&#233; le mouvement d'ouverture des donn&#233;es publiques, un peu avant Paris, Montpellier et Bordeaux et, souvent, avec plus d'audace. Cela a &#233;t&#233; soulign&#233;, lors de la Semaine du num&#233;rique &#224; Brest, &lt;a href=&#034;http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=28135&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir article ABP 28135&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, cela semble ne pas s'&#233;tendre, car, les autres villes sont beaucoup plus petites et dirig&#233;es par des &#233;lus trop frileux et second&#233;s par des services informatiques an&#233;miques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande date de l'histoire de l'ouverture d&#233;mocratique des donn&#233;es publiques est le 12 mars 2010 et c'est &lt;i&gt;Brest M&#233;tropole Oc&#233;ane&lt;/i&gt; qui, &#224; l'unanimit&#233;, mais d&#233;cide de lib&#233;rer les donn&#233;es g&#233;ographiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune ville ne l'avait fait avant elle dans l'Hexagone. Enfin est bris&#233;e l'id&#233;e que les donn&#233;es publiques municipales n'ont pas &#224; &#234;tre utilis&#233;es pour un usage commercial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce principe &#233;tait, &#224; cette &#233;poque, consolid&#233; par l'&lt;i&gt;Institut g&#233;ographique national&lt;/i&gt; qui, &#233;tant devenu un &#233;tablissement public marchand en 2004, voulait garder une sph&#232;re &#233;tanche pour ce qu'il vend, cher, aux communes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brest, qui est propri&#233;taire de ses donn&#233;es, proclame qu'elles peuvent &#234;tre r&#233;utilis&#233;es dans n'importe quelle intention, l'essentiel &#233;tant que la population puisse satisfaire ses besoins et inventer tout ce qu'elle a envie d'avoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une petite commune proche de Brest, Plouarzel, avait aussi innov&#233; en 2009 en demandant &#224; ses habitants de compl&#233;ter le site &lt;i&gt;Openstreetmap&lt;/i&gt; Voir le site pour qu'elle puisse imprimer une carte libre et gratuite. &lt;a href=&#034;http://www.plouarzel.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir le site de la Mairie&lt;/a&gt; (Plan communal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est loin des fausses libert&#233;s donn&#233;es par des organismes comme &lt;i&gt;Google&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Yahoo !&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;T&#233;l&#233;atlas&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Navteq&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Bing&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Nokia&lt;/i&gt; qui travaillent, en partie, avec des donn&#233;es publiques et dont quelques-uns espionnent vos comportements pour vous enserrer dans une nasse commerciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une donn&#233;e publique n'est pas une information, ce sont des bits informatiques qui servent &#224; faire des tableaux, des cartes, des logiciels, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si elle a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par des agents publics ou des employ&#233;s de soci&#233;t&#233;s agissant pour des collectivit&#233;s publiques, elle appartient aux habitants qui l'ont pay&#233;e avec leurs imp&#244;ts. Elle n'a pas de valeur marchande, mais, la collectivit&#233; est incapable de pr&#233;voir sa v&#233;ritable utilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle peut &#234;tre publi&#233;e sous forme brute, car, la ma&#238;trise de l'informatique est tellement r&#233;pandue qu'il y aura, t&#244;t ou tard, quelqu'un pour les exploiter, m&#234;me (et surtout) un informaticien du dimanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De grandes soci&#233;t&#233;s priv&#233;es commencent &#224; publier leurs donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Miracle : c'est encore de Bretagne que vient le pas suivant quand &lt;i&gt;Rennes M&#233;tropole&lt;/i&gt; autorise &lt;i&gt;Keolis&lt;/i&gt;, qui g&#232;re ses transports &#224; lib&#233;rer les donn&#233;es d'itin&#233;raires des bus et du m&#233;tro. Voir le site&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#234;tre juste, la lib&#233;ration est faite 11 jours avant la d&#233;cision de Brest, mais celle-ci a pris une d&#233;lib&#233;ration publique et garde donc la primeur politique. Rennes innove beaucoup plus, car, elle a pr&#233;vu les outils de la lib&#233;ration en missionnant la soci&#233;t&#233; rennaise &lt;i&gt;In-Cit&#233;&lt;/i&gt; (17 collaborateurs), qui a &#233;t&#233; rachet&#233;e, depuis, par &lt;i&gt;Plan.net&lt;/i&gt; (Levallois-Perret), pour cr&#233;er un portail d'entr&#233;e o&#249; les donn&#233;es sont offertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quoi peuvent servir ces donn&#233;es ouvertes, qu'on appelle souvent les &#171; open data &#187; selon l'usage am&#233;ricain ? On en a un aper&#231;u en allant &lt;a href=&#034;http://www.citygoround.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;voir le site &lt;i&gt;City-go-round&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; pour y apercevoir le nombre impressionnant de villes (269) qui ont lib&#233;r&#233; leurs donn&#233;es de transport et permis aux habitants d'utiliser leurs t&#233;l&#233;phones mobiles et leurs ordinateurs pour savoir, s'ils auront, bient&#244;t un bus, un train ou un tram et m&#234;me, dans quelques villes, pour trouver un itin&#233;raire pi&#233;ton, un type d'arbre ou &#233;viter les zones de d&#233;linquance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les logiciels sont con&#231;us par des professionnels ou des amateurs &#233;clair&#233;s et c'est ainsi que se cr&#233;ent des emplois. A Rennes, un concours a &#233;t&#233; lanc&#233; pour obtenir les m&#234;mes r&#233;sultats (8 500 participants) et on trouve sur le site de la &lt;i&gt;STAR-Keolis&lt;/i&gt; des applications pour les transports dans l'agglom&#233;ration de Rennes. &lt;a href=&#034;http://www.star.fr/fr/infostar/le-star-sur-votre-mobile-et-web.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;14 applications ont &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;es par Rennes M&#233;tropole&lt;/a&gt;. Voir le site&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des plus originales (sur &lt;i&gt;IPhone&lt;/i&gt;, sur &lt;i&gt;Android&lt;/i&gt; et sur Web mobile) est &#171; L'Arr&#234;t public &#187; qui donne tous les services dans un rayon de 400 m autour d'un arr&#234;t. Voir le site&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Nantes, le coup d'envoi est donn&#233;, &#224; la surprise g&#233;n&#233;rale, par le maire, Jean-Marc Ayrault, le 3 f&#233;vrier 2011. S'&#233;tant rendu sans avoir pr&#233;venu, &#224; l'inauguration de &lt;a href=&#034;http://cantine.atlantic2.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la Cantine num&#233;rique par Atlantic 2.0&lt;/a&gt;, il annonce que les donn&#233;es de la ville et de la m&#233;tropole concernant les transports et l'environnement seraient lib&#233;r&#233;es dans quelques mois et que d'autres suivront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce jour, Nantes pr&#233;sente une impressionnante liste de 342 jeux de donn&#233;es ouvertes. L'une des derni&#232;res innovations est la mise en ligne des registres des tombes dans les cimeti&#232;res, ce qui simplifie grandement la recherche pour les familles concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &lt;a href=&#034;http://libertic.wordpress.com/libertic/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'association nantaise LiberTIC&lt;/a&gt;, anim&#233;e par une efficace charg&#233;e de mission, Claire Gallon, qui a men&#233; une campagne et une p&#233;tition en ligne a &#233;t&#233; sign&#233;e par 200 personnes de la r&#233;gion de Nantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des premi&#232;res actions de Jean-Marc Ayrault, devenu premier ministre, est de confirmer que la politique du gouvernement pr&#233;c&#233;dent pour mettre &#224; disposition gratuitement des donn&#233;es de l'&#201;tat sera poursuivie et amplifi&#233;e. Cela a &#233;t&#233; renforc&#233; par le rattachement de l'open data &#224; la direction interminist&#233;rielle pour la modernisation de l'action publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.data.gouv.fr/content/search?Type=data&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un portail unique interminist&#233;riel&lt;/a&gt; est destin&#233; &#224; rassembler et &#224; mettre &#224; disposition librement l'ensemble des informations publiques de l'&#201;tat, de ses &#233;tablissements publics et, si elles le souhaitent, des collectivit&#233;s territoriales et des personnes de droit public ou de droit priv&#233; charg&#233;es d'une mission de service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y trouve plus de 35 000 donn&#233;es publiques, dont les d&#233;penses de l'&#201;tat et la liste de ses propri&#233;t&#233;s en document brut utilisable sur toute machine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, &lt;i&gt;Rennes M&#233;tropole&lt;/i&gt; a poursuivi sa route et lib&#233;r&#233; 140 jeux de donn&#233;es dans une grande vari&#233;t&#233; de formats. Voir le site Elle a cr&#233;&#233; un entrep&#244;t de donn&#233;es ouvert &#224; toutes les collectivit&#233;s qui le souhaitent. Sur le site de Rennes M&#233;tropole, une carte permet de visualiser les personnes par &#226;ge, par foyer, les professions, etc., commune par commune. Les donn&#233;es sont celles de l'INSEE, mais, cela donne un bon exemple de ce qu'on peut en tirer. Voir le site&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brest n'a pas encore lib&#233;r&#233; ses donn&#233;es autres que g&#233;ographiques, lesquelles ont aid&#233; &#224; r&#233;aliser un plan tr&#232;s pr&#233;cis sur le site de cartes libres Openstreetmap Voir le site mais, comme d&#233;j&#224; dit (&lt;a href=&#034;http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=28135&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir article ABP 28135&lt;/a&gt;), un totem, pr&#232;s d'un terminus de tramway se colore au rythme des donn&#233;es enregistr&#233;es en temps r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brest M&#233;tropole Oc&#233;ane devrait, un jour, d&#233;voiler beaucoup de choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, &lt;a href=&#034;http://applications002.brest-metropole-oceane.fr/VIPRA32/aspx/accueil.aspx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le service Internet &#171; Signalez-nous un probl&#232;me &#187;&lt;/a&gt; est une application ing&#233;nieuse de la carte signal&#233;e plus haut, car, elle sert aux habitants pour indiquer de mani&#232;re pr&#233;cise l&#224; o&#249; doivent intervenir les services de la voirie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, les d&#233;partements bretons sont bien en retrait, except&#233; la Loire-Atlantique qui marche la main dans la main avec &lt;i&gt;Nantes M&#233;tropole&lt;/i&gt; et la &lt;i&gt;R&#233;gion Pays-de-la-Loire&lt;/i&gt;. &lt;a href=&#034;http://data.loire-atlantique.fr/accueil/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Par une page portail, on acc&#232;de aux donn&#233;es des trois collectivit&#233;s&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les 147 jeux de donn&#233;es, le &lt;i&gt;D&#233;partement de Loire-Atlantique&lt;/i&gt; publie le budget d&#233;partemental, le nombre de places pour handicap&#233;s, le nombre de visites dans les lieux touristiques, le nombre de bless&#233;s ou tu&#233;s par la route, les zones de pr&#233;emptions des espaces naturels sensibles, les informations g&#233;ographiques sur le futur a&#233;roport, les grands itin&#233;raires de randonn&#233;es, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#224; noter que les trois collectivit&#233;s ont choisi, comme &lt;a href=&#034;http://opendata.paris.fr/opendata/jsp/site/Portal.jsp?page_id=10&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Paris, une licence de r&#233;utilisation tr&#232;s souple, l'Open Database License&lt;/a&gt; (ODbL). Voir le site&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;Conseil g&#233;n&#233;ral du Finist&#232;re&lt;/i&gt; a indiqu&#233; que les photographies de ses c&#244;tes, qu'il a financ&#233;es et qui seront publi&#233;es en 2014, le seront sous licence &#171; libre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;i&gt;R&#233;gion Bretagne&lt;/i&gt; n'est pas absente, car, elle, aussi, a lib&#233;r&#233; ses donn&#233;es g&#233;ographiques le 19 novembre 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'originalit&#233; est de le faire sur &lt;a href=&#034;http://geobretagne.fr/accueil/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la plateforme de mutualisation G&#233;oBretagne&lt;/a&gt;, qui permet &#224; tous les acteurs publics de publier les donn&#233;es g&#233;ographiques, qu'elles soient lib&#233;r&#233;es ou non. Sa particularit&#233; est d'&#234;tre pilot&#233;e en commun par la R&#233;gion Bretagne et par l'Etat et sert &#224; &#233;viter les doublons dans la publication des donn&#233;es publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour chaque jeu de donn&#233;e, il faut tenir compte de la contrainte ou de l'absence de contrainte pour la r&#233;utilisation indiqu&#233;e par le producteur. Dans la plupart des cas, il faut avoir un logiciel sp&#233;cialis&#233; pour un syst&#232;me d'information g&#233;ographique (SIG). Les audacieux essaieront de ma&#238;triser &lt;a href=&#034;http://www.qgis.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Q-GIS, logiciel libre pour SIG&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bilan en Bretagne n'est pas mince, mais, il y a beaucoup de chemin &#224; faire pour que les &#233;lus et les habitants prennent le pli et comprennent que le chemin de la d&#233;mocratie passera par l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une derni&#232;re pr&#233;cision, mais importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment les associations environnementalistes peuvent intervenir, de mani&#232;re pr&#233;cise, sur tel ou tel dossier ? C'est en vertu d'une convention internationale qui oblige les d&#233;tenteurs d'informations sur l'environnement &#224; les transmettre (avec paiement ou non) &#224; toute personne qui le demande, sans que celle-ci ait &#224; indiquer ce qu'elle veut en faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut savoir qu'il y a une loi fran&#231;aise de 1978 qui oblige les collectivit&#233;s &#224; fournir beaucoup de documents publics, &#233;ventuellement en demandant &#224; une commission d'acc&#232;s aux documents administratifs (CADA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian Rogel&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.agencebretagnepresse.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Bretagne Presse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cet article a, d'abord, &#233;t&#233; publi&#233; sur l'Agence Bretagne Presse, le 3 janvier 2013, sous licence Creative Commons CC-By-SA 3.0 Non transpos&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Open data : &#224; qui &#231;a co&#251;te, &#224; qui &#231;a rapporte ? </title>
		<link>https://www.a-brest.net/article9832.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.a-brest.net/article9832.html</guid>
		<dc:date>2012-01-19T13:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
		<dc:creator>
		
			
			 
				Piyou
			
		
		</dc:creator>
		




		<description>
&lt;p&gt;Open data : &#224; qui &#231;a co&#251;te, &#224; qui &#231;a rapporte ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors d'un atelier &#171; Brest en biens communs &#187; en octobre 2011, la mairie de Brest a pr&#233;sent&#233; son projet d'open data. Un exemple cit&#233; &#233;tait la fourniture des plans de ville, gratuitement, ce qui permettrait &#224; une soci&#233;t&#233; X de d&#233;velopper une application qui donnerait en temps r&#233;el des informations sur la circulation et permettrait aux automobilistes d'&#233;viter les bouchons. En r&#233;alit&#233; &#171; donner &#187; n'est pas le bon terme, &#171; vendre &#187; serait plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique166.html" rel="directory"&gt;Administration et services publics en ligne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Open data : &#224; qui &#231;a co&#251;te, &#224; qui &#231;a rapporte ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lors d'un atelier &#171; Brest en biens communs &#187; en octobre 2011, la mairie de Brest a pr&#233;sent&#233; son projet d'open data. Un exemple cit&#233; &#233;tait la fourniture des plans de ville, gratuitement, ce qui permettrait &#224; une soci&#233;t&#233; X de d&#233;velopper une application qui donnerait en temps r&#233;el des informations sur la circulation et permettrait aux automobilistes d'&#233;viter les bouchons. En r&#233;alit&#233; &#171; donner &#187; n'est pas le bon terme, &#171; vendre &#187; serait plus exact, car pour l'automobiliste ce serait un abonnement payant. L'argument pour la gratuit&#233; est de dire que la donn&#233;e existe, a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; pay&#233;e par les imp&#244;ts, la soci&#233;t&#233; X n'a donc pas &#224; la repayer. Cela suppose que sa mise &#224; disposition ne n&#233;cessite aucun travail. Or la mise &#224; disposition de ces donn&#233;es est un service &#224; part enti&#232;re, qui co&#251;te : analyse technique, juridique, cr&#233;ation du site, serveur, plate-forme d'indexation et de recherche des donn&#233;es, licences ou d&#233;veloppement des logiciels, pr&#233;paration des donn&#233;es et leur mise &#224; jour, sans oublier les cabinets-conseils habituels. Par exemple la ville de Montpellier utilise une plate-forme Microsoft, dont la licence ne doit pas &#234;tre gratuite (non je ne crois plus au P&#232;re No&#235;l &#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons nous : &#171; L'&#339;uvre doit &#234;tre accessible dans son int&#233;gralit&#233; pour un prix ne d&#233;passant pas un co&#251;t raisonnable de reproduction &#187;. Les donn&#233;es &#233;tant mise &#224; disposition gratuitement, la pr&#233;conisation est &#233;videmment respect&#233;e. Mais ne peut-on se poser la question inverse : pourquoi ne fait-on pas payer ce co&#251;t de reproduction ? Ce qui repr&#233;senterait probablement un co&#251;t modique. Encore faudrait-il le conna&#238;tre, or sur aucun des sites open data consult&#233; je n'ai trouv&#233; trace de celui-ci, il y est pourtant souvent question de transparence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; qui &#231;a peut rapporter ? Clairement aux soci&#233;t&#233;s qui d&#233;velopperont des applications qu'elle feront payer &#224; partir de donn&#233;es qui ne leur co&#251;teront rien. Un peu comme si quelqu'un vendait de la confiture de m&#251;res qu'il a faite, en utilisant des m&#251;res ramass&#233;es par d'autres. Or ce qui est long c'est de ramasser les fruits pas de faire cuire la confiture. Ceci est particuli&#232;rement vrai pour les donn&#233;es g&#233;olocalis&#233;es, c'est &#224; dire des informations li&#233;es &#224; des coordonn&#233;es : latitude, longitude. Notre terre &#233;tant ronde, mine de rien cela complique s&#233;rieusement les choses, puisqu'il faut passer d'une position sur un globe &#224; une position sur une carte plane. Il existe diff&#233;rentes m&#233;thodes, mais quelque soit la m&#233;thode utilis&#233;e, c'est du temps de travail, des moyens techniques, des donn&#233;es volumineuses, donc un co&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville de Rennes par exemple propose une m&#234;me donn&#233;e g&#233;olocalis&#233;e en sept formats diff&#233;rents. Quand le fichier fait 1Mio, &#231;a en fait 7Mio au final d'espace disque occup&#233;, m&#234;me si le prix de l'octet stock&#233; diminue il n'est pas n&#233;gligeable, sans compter le travail de conversion, pas toujours simple. Les entreprises ne sont-elles pas capables de faire les conversions dont elles ont besoin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant plus particuli&#232;rement ces donn&#233;es g&#233;olocalis&#233;es, il s'agit souvent de mettre &#224; disposition des donn&#233;es d&#233;j&#224; connues par les habitants, individuellement, mais non exploitables par une entreprise. Par exemple la localisation des arr&#234;ts de bus pr&#232;s des &#233;coles, qui &#231;a int&#233;resse ? Vous avez votre enfant qui va &#224; l'&#233;cole, vous voulez conna&#238;tre le bus le plus proche, que faites-vous ? Vous demandez &#224; l'instituteur, &#224; la mairie , au voisin et vous avez votre information. La donn&#233;e est d&#233;j&#224; connue, mais la mettre sous forme d'un fichier exploitable va permettre &#224; des entreprises de d&#233;velopper des applications qu'elle revendront. Vous paierez pour voir sur votre t&#233;l&#233;phone le plan avec l'arr&#234;t de bus : &#231;a s'appelle le progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi pas ? Cela peut d&#233;boucher sur de nombreuses applications, gadgets ou v&#233;ritablement utiles c'est un autre d&#233;bat, mais la question qui est &#233;vacu&#233;e c'est celle du qui paie quoi ? Pourquoi ne pas faire participer au financement de la reproduction les entreprises qui en tirent un b&#233;n&#233;fice commercial ? Si cette participation est bien calcul&#233;e, elle ne sera pas dissuasive, et l'entreprise la r&#233;percutera sur le prix de vente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs les salari&#233;s qui travaillent sur l'open data sont motiv&#233;s de participer &#224; des projets innovants techniquement, au service des citoyens. Mais n'oublions pas qu'ils sont fonctionnaires, et qu'au m&#234;me moment leur salaire a baiss&#233; (maintien du brut et hausse des cotisations retraites). Ils sont donc en droit de se poser quelques questions. et qu'en ces temps d'&#233;conomie budg&#233;taire, le temps qu'ils passent &#224; travailler sur l'open data ils ne le passent pas sur d'autres projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ne soyons pas na&#239;fs, la porte des donn&#233;es ne s'est pas ouverte pour nous citoyens mais pour les entreprises, mais puisque la porte est entrouverte, poussons l&#224;, on pourrait y trouver, ou imposer si n&#233;cessaire, de quoi effectivement remplir notre r&#244;le de citoyen.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sinon l'open data risque de n'&#234;tre qu'une nouvelle version du cheval de Troie. Ou pour le dire autrement une version particuli&#232;rement bien habill&#233;e de la devise &#171; la d&#233;pense pour le public et la recette pour le priv&#233; &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Open-data et les formats : ouverts ou propri&#233;taire ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour finir une partie un peu plus technique avec ci-dessous les formats utilis&#233;s pour les sites consult&#233;s et une petite analyse rapide.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034; aria-describedby=&#034;dby51c9&#034;&gt;
&lt;caption&gt;L&#233;gende&lt;br /&gt; &lt;small id=&#034;dby51c9&#034; class=&#034;summary offscreen&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/small&gt;&lt;/caption&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id51c9_c0'&gt; Site &lt;/th&gt;&lt;th id='id51c9_c1'&gt; formats ouverts &lt;/th&gt;&lt;th id='id51c9_c2'&gt; formats propri&#233;taires &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;Montpellier&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;csv&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;xls&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;ods&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;kml&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;shp&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;Nantes&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;csv&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;xls&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;khz&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;shp(cc47)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;shp(l93)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;Paris&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;csv&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;xls&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;ods&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;shp&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;txt&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;Rennes&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;csv&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;xls&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;dxf (l93)&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;shp (l93)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;dxf (cc48)&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;shp (cc48)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id51c9_c0'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c1'&gt;dxf (wgs84)&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id51c9_c2'&gt;shp (wgs84)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Les formats ouverts odt, ods sont quasiment inexistants, ce qui est pour le moins surprenant, car les tableaux propos&#233;s sont souvent de structure simple, ne comportant pas de macro, et peuvent donc &#234;tre fournis sans souci en ods. De plus quand ils le sont, ils le sont aussi en xls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les donn&#233;es g&#233;olocalis&#233;es pourquoi la pr&#233;sence de la projection wgs84, alors que la loi 99-533 du 25/06/199 impose comme format d'&#233;change le l93 ou ccnn ? Et pourquoi en fournir plusieurs comme le fait la ville de Rennes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les formats kml et shp sont des formats binaires propri&#233;taires (respectivement Google et Esri). Pourquoi ne pas se contenter du dxf(cc48) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne suis pas sp&#233;cialiste et je ne sais pas exactement ce qu'il en est de l'ouverture des formats des donn&#233;es g&#233;olocalis&#233;es, mais il me semble que la d&#233;marche de l'open data pourrait &#234;tre l'occasion pour les pouvoirs publics d'agir sur l'ouverture des formats, qui me para&#238;t &#234;tre une condition indispensable &#224; une v&#233;ritable ouverture des donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences :&lt;br class='autobr' /&gt;
Rennes &lt;a href=&#034;http://www.data.rennes-metropole.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.data.rennes-metropole.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Nantes :&lt;a href=&#034;http://data.nantes.fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://data.nantes.fr/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Montpellier : &lt;a href=&#034;http://opendata.montpelliernumerique.fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://opendata.montpelliernumerique.fr/&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Paris : &lt;a href=&#034;http://opendata.paris.fr/opendata/jsp/sit/Portal.jsp&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://opendata.paris.fr/opendata/jsp/sit/Portal.jsp&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;partement de la Sa&#244;ne et Loire : &lt;a href=&#034;http://www.opendata71.fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.opendata71.fr/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Gironde : &lt;a href=&#034;http://www.datalocale.fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.datalocale.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;l'adresse originale de cet article : &lt;a href=&#034;http://danactu-resistance.over-blog.com/article-open-data-a-qui-cela-coute-a-qui-cela-rapporte-96813931.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://danactu-resistance.over-blog.com/article-open-data-a-qui-cela-coute-a-qui-cela-rapporte-96813931.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Open data : nouveau cheval de Troie</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article9831.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.a-brest.net/article9831.html</guid>
		<dc:date>2012-01-19T13:33:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
		<dc:creator>
		
			
			 
				Piyou
			
		
		</dc:creator>
		




		<description>
&lt;p&gt;Open data, de quoi parle-t-on ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le principe est de mettre &#224; disposition du public des donn&#233;es d&#233;tenues par des collectivit&#233;s locales, des administrations, comme des donn&#233;es financi&#232;res telles le budget, ou des donn&#233;es g&#233;olocalis&#233;es tels les plans de rue. Ces donn&#233;es ne doivent pas &#234;tre nominatives. Les principes avanc&#233;s font &#233;tat de transparence, de participation citoyenne, d'innovation, de d&#233;veloppement de services nouveaux. Des mairies (Rennes, Paris, Montpellier, Nantes), des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique166.html" rel="directory"&gt;Administration et services publics en ligne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Open data, de quoi parle-t-on ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le principe est de mettre &#224; disposition du public des donn&#233;es d&#233;tenues par des collectivit&#233;s locales, des administrations, comme des donn&#233;es financi&#232;res telles le budget, ou des donn&#233;es g&#233;olocalis&#233;es tels les plans de rue. Ces donn&#233;es ne doivent pas &#234;tre nominatives. Les principes avanc&#233;s font &#233;tat de transparence, de participation citoyenne, d'innovation, de d&#233;veloppement de services nouveaux. Des mairies (Rennes, Paris, Montpellier, Nantes), des d&#233;partements (La Sa&#244;ne et Loire, Gironde) et l'&#233;tat tout r&#233;cemment viennent de se lancer dans la d&#233;marche. La ville de Rennes parle de &#171; &#8230; formidable opportunit&#233; d'associer les habitants &#224; une d&#233;marche de co-&#233;laboration et de participation ouverte, d'augmenter la capacit&#233; innovatrice, de lib&#233;rer les forces cr&#233;atives des acteurs rennais qu'ils soient associatifs, &#233;conomiques, sociaux, culturels, professionnels, &#233;tudiants, usagers, habitants ou citoyens &#187; Nantes M&#233;tropole dit &#171; Utilisez, cr&#233;ez, innovez, avec Nantes ouverture des donn&#233;es, les services de demain se construisent avec vous. &#187;. Pour le d&#233;partement de Sa&#244;ne et Loire &#171; Cette d&#233;marche permet aux citoyens de pouvoir consulter, comparer et analyser des donn&#233;es ; donc de pouvoir acqu&#233;rir de la connaissance et de participer aux d&#233;bats. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A priori on ne peut qu'applaudir, d'autant que je suis une partisane des logiciels libres et favorable au partage des donn&#233;es. Il se trouve que j'ai un peu d'exp&#233;rience en collectivit&#233;s locales et cet engouement, plut&#244;t sympathique, pour l'open data, m'a surprise par rapport au peu d'empressement habituel des collectivit&#233;s &#224; d&#233;velopper le libre. J'ai lu des articles louangeurs, tr&#232;s peu de critiques, voire pas du tout, ce qui m'a laiss&#233;e dubitative. Et puis ces intentions de d&#233;velopper la citoyennet&#233;, on ne les voit pas tr&#232;s souvent mises en pratique. J'ai donc surf&#233; sur quelques sites et voici quelques r&#233;flexions suite &#224; ces visites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord que dit la d&#233;claration de l'open data en France ?(&lt;a href=&#034;http://donneeslibres.info/opendataFR.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://donneeslibres.info/opendataFR.pdf&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Nous, soussign&#233;s, estimons qu'il est essentiel que les donn&#233;es publiques soient libres et gratuites. (&#8230;) Toute licence introduisant des limitations ou des discriminations &#224; l'acc&#232;s aux donn&#233;es ou des restrictions sur leur reproduction ou redistribution &#224; des fins commerciales ne doit pas &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une licence Open Data, et cela en conformit&#233; avec ce qui a &#233;t&#233; pr&#233;alablement &#233;tabli par OpenDefinition.org. Il est &#233;galement important que les donn&#233;es publiques soient mises &#224; disposition du public sous un format ouvert et interop&#233;rable, et qu'elles soient accessibles gratuitement, sans aucune forme de barri&#232;re financi&#232;re ou autre.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;claration se r&#233;f&#232;re &#224; l'Opendefinition.org. qui dit effectivement qu'il ne doit pas y avoir de restrictions pour des utilisations &#224; des fins commerciales, mais elle dit aussi ceci :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'&#339;uvre doit &#234;tre accessible dans son int&#233;gralit&#233; pour un prix ne d&#233;passant pas un co&#251;t raisonnable de reproduction &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;(&lt;a href=&#034;http://opendefinition.org/okd/francais/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://opendefinition.org/okd/francais/&lt;/a&gt;) Elle n'impose pas la gratuit&#233; or la d&#233;claration de l'open data en France est cat&#233;gorique et revient plusieurs fois sur ce point. On constate d'ailleurs que les sites ouverts mettent les donn&#233;es &#224; disposition gratuitement. Faut-il en d&#233;duire que leur co&#251;t de reproduction est nul ? Nous verrons cela dans la partie &#171; Open data : &#224; qui &#231;a co&#251;te, &#224; qui &#231;a rapporte ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une deuxi&#232;me remarque sur cette d&#233;claration, concerne les formats &#224; utiliser. Si la gratuit&#233; est obligatoire, les formats ouverts eux ne le sont pas, m&#234;me s'ils sont &#171; importants &#187;. Nous verrons ce qu'il en est dans la partie &#171; Open-data et les formats : ouverts ou propri&#233;taires ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avant cela nous regarderons ce qu'il en est de la transparence, de la citoyennet&#233;, au travers notamment des donn&#233;es financi&#232;res disponibles, le nerf de la guerre dit-on.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Open data : vous avez dit citoyennet&#233; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que semble laisser croire le mouvement de l'open data, la publication de donn&#233;es publiques n'est pas une nouveaut&#233;. Rappelons que la publication des budgets des collectivit&#233;s locales et de l'&#233;tat est obligatoire, ainsi qu'un certain nombre d'informations (liste des march&#233;s, bilans des d&#233;l&#233;gations, conseils municipaux, etc ....) Il faut parfois bien chercher dans les diff&#233;rents journaux officiels, parfois les r&#233;clamer &#224; la mairie, voire les r&#233;clamer avec insistance. On pouvait donc na&#239;vement penser qu'un site open-data comporterait pour le moins ces donn&#233;es qui de toute fa&#231;on doivent &#234;tre publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le code des march&#233;s publics article 133 stipule &#171; .Le pouvoir adjudicateur publie au cours du premier trimestre de chaque ann&#233;e une liste des march&#233;s conclus l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente ainsi que le nom des attributaires. Cette liste est &#233;tablie dans les conditions d&#233;finies par un arr&#234;t&#233; du ministre charg&#233; de l'&#233;conomie. &#187;. Que dit l'arr&#234;t&#233; ? La liste doit indiquer l'objet, la date, le nom de l'attributaire et son code postal. Vous en aurez une vue sur le site de la mairie de Nantes (&lt;a href=&#034;http://www.nantesmetropole.fr/la-communaute-urbaine/marches-publics/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.nantesmetropole.fr/la-communaute-urbaine/marches-publics/&lt;/a&gt; qui l'applique &#224; la lettre. La mise en ligne d'un site open data aurait pu &#234;tre l'occasion d'un peu plus de transparence. On aurait aim&#233; avoir les montants par exemple, et avoir un fichier exploitable, en l'occurrence il s'agit un document au format .pdf, bon pour la lecture. Aucun des sites open data ne fournit la liste des march&#233;s, c'est dommage on aurait bien aim&#233; par exemple conna&#238;tre le co&#251;t de la mise en place de ces sites. La plateforme utilis&#233;e par le conseil g&#233;n&#233;ral de Sa&#244;ne et Loire est une plateforme Microsoft, pas r&#233;put&#233; pour ses licences gratuites, combien co&#251;te celle-ci ? Nous ne le saurons pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors quelles donn&#233;es financi&#232;res trouve-t-on ? On trouve le budget, les comptes administratifs (Rennes, Sa&#244;ne et Loire), les subventions (Rennes), des donn&#233;es fiscales sur celui de de la ville de Montpellier, ce qui ne fait pas beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part Montpellier propose des donn&#233;es statistiques sur la population, l'&#233;conomie (salari&#233;s par domaine d'activit&#233;, nombre d'entreprises, b&#233;n&#233;ficiaires d'aides sociales, nombre de ch&#244;meurs, &#8230;). Ces donn&#233;es proviennent des d&#233;clarations obligatoires des entreprises. (Sirene, d&#233;clarations fiscales et sociales, P&#244;le emploi, INSEE). Ces donn&#233;es peuvent &#234;tre une source d'informations tr&#232;s pertinentes pour toute personne s'int&#233;ressant &#224; la vie &#233;conomique et sociale de la commune. Les donn&#233;es sont d&#233;crites dans un langage clair pour le n&#233;ophyte et facilement accessibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#224; noter que le site de l'Insee fait de l'open data depuis longtemps sans le dire, en mettant &#224; disposition ses donn&#233;es sur son site. Une d&#233;clinaison de celles-ci par d&#233;partement, commune, enrichirait les open data locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la citoyennet&#233;, un autre &#233;l&#233;ment int&#233;ressant serait d'avoir les compte-rendus des conseils municipaux, les votes de chacun des &#233;lus. Le site le plus int&#233;ressant est celui de la mairie de Paris o&#249; on trouve les vid&#233;os int&#233;grales des conseils avec un index avec l'ordre du jour permettant d'acc&#233;der &#224; un sujet pr&#233;cis, mais ce n'est pas sur le site de l'open data, et ce n'est pas facile &#224; exploiter. Comment retrouver un vote sur un sujet, les votes d'un conseiller, etc... ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant revenons &#224; la d&#233;finition de l'open data &#171; L'&#339;uvre doit &#234;tre accessible dans son int&#233;gralit&#233; pour un prix ne d&#233;passant pas un co&#251;t raisonnable de reproduction &#187;. Est-ce le cas ?.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite et fin dans l'article &#034;Open data : &#224; qui &#231;ela co&#251;te, &#224; qui cela rapporte ?&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;l'adresse originale de cet article : &lt;a href=&#034;http://danactu-resistance.over-blog.com/article-open-data-nouveau-cheval-de-troie-96813523.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://danactu-resistance.over-blog.com/article-open-data-nouveau-cheval-de-troie-96813523.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>Attention, la g&#233;omatique 2.0 d&#233;barque</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article6029.html</link>
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		<dc:date>2010-05-17T19:53:11Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;La g&#233;omatique a v&#233;cu dans l'ombre des services techniques pendant de nombreuses ann&#233;es. Aujourd'hui, de nouvelles pratiques de l'information g&#233;ographique se d&#233;veloppent, qui transforment le citoyen en producteur de sa propre cartographie et de son espace. A travers de nombreux exemples (que nous analyserons tant du point de vue technique que de leur usage), nous montrerons comment cette &#233;mergence induit un changement dans le rapport du citoyen &#224; l'espace public et influe donc plus ou moins (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique166.html" rel="directory"&gt;Administration et services publics en ligne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;La &lt;span style=&#034;font-weight: bold&#034;&gt;g&#233;omatiqu&lt;/span&gt;e a v&#233;cu dans l'ombre des services techniques pendant de nombreuses ann&#233;es. Aujourd'hui, de nouvelles pratiques de l'information g&#233;ographique se d&#233;veloppent, qui transforment le citoyen en producteur de sa propre cartographie et de son espace. A travers de nombreux exemples (que nous analyserons tant du point de vue technique que de leur usage), nous montrerons comment cette &#233;mergence induit un changement dans le rapport du citoyen &#224; l'espace public et influe donc plus ou moins directement sur la g&#233;omatique &#171; traditionnelle &#187; et ses usages.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-weight: bold&#034;&gt;Lo&#239;c Ha&amp;yuml;&lt;/span&gt;, charg&#233; de mission Internet public et citoyen &#224; &lt;a target=&#034;_blank&#034; href=&#034;http://www.artesi-idf.coim/&#034;&gt;ARTESI&lt;/a&gt; est intervenu &#224; l'occasion des &lt;a target=&#034;_blank&#034; style=&#034;font-style: italic; font-weight: bold&#034; href=&#034;http://www.rencontres-sig-la-lettre.fr/&#034;&gt;Rencontres Rencontres SIG-La-Lettre 2010.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;Sa pr&#233;sentation en ligne :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;MsoNormal&#034;&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;object id=&#034;spicynodesViewer&#034; classid=&#034;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&#034; codebase=&#034;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab&#034; height=&#034;360&#034; width=&#034;640&#034;&gt;
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&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.artesi.artesi-idf.com/public/article.tpl?id=21153" class="spip_out"&gt;http://www.artesi.artesi-idf.com/pu...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Le d&#233;fi num&#233;rique : r&#233;inventer le service public</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article5420.html</link>
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		<dc:date>2009-11-03T16:11:36Z</dc:date>
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		<dc:creator>a-brest</dc:creator>
		




		<description>
&lt;p&gt;Au d&#233;tour du troisi&#232;me mill&#233;naire, les technologies de l'information et de la communication ont profond&#233;ment influenc&#233; notre soci&#233;t&#233;, tant au niveau individuel que collectif. Ce changement de paradigme a favoris&#233; l'&#233;mergence des r&#233;seaux sociaux et renforc&#233; ainsi nos capacit&#233;s &#224; &#233;changer et &#224; collaborer, souvent dans une approche pluri-disciplinaire. Il a surtout impos&#233; la r&#233;alit&#233; d'un citoyen qui revendique toujours plus la possibilit&#233; d'&#234;tre un acteur &#224; part enti&#232;re de la cr&#233;ation des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique166.html" rel="directory"&gt;Administration et services publics en ligne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;tour du troisi&#232;me mill&#233;naire, les technologies de l'information et de la communication ont profond&#233;ment influenc&#233; notre soci&#233;t&#233;, tant au niveau individuel que collectif. Ce changement de paradigme a favoris&#233; l'&#233;mergence des r&#233;seaux sociaux et renforc&#233; ainsi nos capacit&#233;s &#224; &#233;changer et &#224; collaborer, souvent dans une approche pluri-disciplinaire. Il a surtout impos&#233; la r&#233;alit&#233; d'un citoyen qui revendique toujours plus la possibilit&#233; d'&#234;tre un acteur &#224; part enti&#232;re de la cr&#233;ation des contenus et des services qu'il utilise. De nouvelles d&#233;marches d'innovation s'appuient sur ces deux tendances et sont mises en oeuvre avec succ&#232;s dans le secteur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si l'innovation est devenue un enjeu aussi vital qu'&#233;vident pour le monde &#233;conomique, elle reste souvent un tabou pour le secteur public. Rares sont les organisations publiques qui revendiquent une r&#233;elle d&#233;marche d'innovation et qui ont lanc&#233; des initiatives dans ce sens. Et pourtant les potentialit&#233;s sont l&#224; ! Le service public n'aurait-il aucune l&#233;gitimit&#233; &#224; innover ? Les obstacles sont-ils si insurmontables ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure o&#249; le programme d'administration en ligne genevois est sur les rails, il nous a sembl&#233; n&#233;cessaire de nous pencher sur la question. Cette 19&#232;me Journ&#233;e de rencontre propose ainsi de mettre en perspective la probl&#233;matique de l'innovation dans le secteur public en l'abordant sous diverses facettes qui t&#233;moignent de la diversit&#233; des approches envisag&#233;es ainsi que de la richesse des r&#233;sultats obtenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme de cette 19&#232; Journ&#233;e de rencontre n'est pas encore finalis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant nous pouvons d&#233;j&#224; vous annnoncer la participation des orateurs suivants :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Georges Amar, directeur de la prospective &#224; la RATP, Paris&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Lo&#239;c Ha&#255;, charg&#233; de mission &#224; l'ARTESI, Paris&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Michael Mesfin, co-fondateur de Muse 2, Gen&#232;ve&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; St&#233;phane Vincent, directeur du projet la 27&#232; R&#233;gion, Paris&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e sera introduite par M. Robert Monin, Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral du D&#233;partement des Constructions et des Technologies de l'Information de la R&#233;publique et Canton de Gen&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marie Leclerc, directeur g&#233;n&#233;ral du Centre des technologies de l'information (CTI) la conclura.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.amiando.com/JR2009.html?page=321743&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une pr&#233;sentation des intervenants&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.amiando.com/JR2009.html?uid=V4RzjtNlJgpagyOM&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inscription&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'interterritorialit&#233; nouveau design des territoires</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article5051.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.a-brest.net/article5051.html</guid>
		<dc:date>2009-05-21T08:47:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		<dc:creator>a-brest</dc:creator>
		




		<description>
&lt;p&gt;Repris d'un Billet publi&#233; par Romain Th&#233;venet sur le site de la 27&#232;me r&#233;gion, un site sous licence creative commons by NC sa &lt;br class='autobr' /&gt;
Rencontre avec Martin Vanier dans le cadre de la pr&#233;paration au comit&#233; d'orientation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Afin de pr&#233;parer le comit&#233; d'orientation du 23 avril, je rencontrais ce matin entre deux trains, Martin Vanier, g&#233;ographe et professeur &#224; l'Institut de G&#233;ographie Alpine de l'Universit&#233; Joseph Fourier de Grenoble. Il dirige actuellement un groupe de travail sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique166.html" rel="directory"&gt;Administration et services publics en ligne&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Repris d'un &lt;a href=&#034;http://www.la27eregion.fr/l-interterritorialite-nouveau&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Billet publi&#233; par Romain Th&#233;venet&lt;/a&gt; sur le &lt;a href=&#034;http://www.27region.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site de la 27&#232;me r&#233;gion&lt;/a&gt;, un site sous licence creative commons by NC sa&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rencontre avec Martin Vanier dans le cadre de la pr&#233;paration au comit&#233; d'orientation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de pr&#233;parer le comit&#233; d'orientation du 23 avril, je rencontrais ce matin entre deux trains, Martin Vanier, g&#233;ographe et professeur &#224; l'Institut de G&#233;ographie Alpine de l'Universit&#233; Joseph Fourier de Grenoble. Il dirige actuellement un groupe de travail sur l'interterritorialit&#233; dont la 27e R&#233;gion est partie prenante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'interterritorialit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En guise de pr&#233;ambule, Martin pr&#233;cise tout de suite : &#034;La question des relations entre les territoires va bien au del&#224; d'intercommunalit&#233; qui n'est qu'une r&#233;ponse au probl&#232;me du d&#233;coupage communal.&#034; Il m'explique le besoin de son groupe de travail d'inventer le terme un peu barbare &#034;d'interterritorialit&#233;&#034;. Cette fonction n'existe pas aujourd'hui, personne ne sait donc comment l'appeler ! Elle d&#233;crit non seulement les relations entre les territoires, mais aussi les relations entre les territoires et les op&#233;rateurs de r&#233;seaux. Pour l'instant, il n'existe pas de r&#232;gles de coordination avec eux (par exemple la SNCF pense sa construction de fa&#231;on autonome, et ind&#233;pendamment des territoires). La discussion aujourd'hui de son groupe de recherche s'articule surtout autour de l'INTER-territoire mais il y a d'autres INTER &#224; inventer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martin Vanier m'explique ensuite qu'apr&#232;s vingt ans de d&#233;centralisation, la gouvernance a &#233;volu&#233;, mais qu'elle n'a finalement que reproduit la centralisation qui &#233;tait nationale pour construire une centralisation a petite &#233;chelle (sur le d&#233;partement, sur la commune etc.) La suite de cette &#233;volution doit d&#233;sormais &#234;tre la capacit&#233; de toutes les entit&#233;s de gouvernance locale (Communaut&#233; urbaine, R&#233;gion, M&#233;tropole&#8230;) &#224; interagir et &#224; produire du collectif ensemble. Ces structures doivent se rencontrer pour partager un financement, une conception de service, un cap commun et produire du projet collectif. Il pr&#233;cise que &#034;Pour l'instant cette &#233;volution n'a pas &#233;t&#233; pens&#233; parce que c'est l'Etat qui s'en chargeait. Le probl&#232;me est que l'Etat d&#233;l&#232;gue les fonctions, mais qu'il n'invente pas la coordination des structures autour de ces fonctions.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;volution qu'il propose passe par une recherche de l'efficacit&#233; dans les liens entre &#233;lu, technicien et citoyen. Ce qui am&#232;ne &#224; repenser ces diff&#233;rents r&#244;les :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;lu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Martin Vanier, &#034;L'&#233;lu est aujourd'hui encore &#034;le puissant&#034; d'un territoire&#034;. Alors m&#234;me qu'il est d&#233;sign&#233; pour construire la coordination avec les autres territoires, il continue &#224; se pr&#233;senter comme un &#034;pseudo-souverain&#034; g&#233;rant le territoire. Il est donc n&#233;cessaire de faire &#233;voluer le mandat territorial. La notion de pouvoir doit d&#233;sormais &#234;tre attach&#233; &#224; un r&#233;seau, plus qu'&#224; un territoire. Parce que les diff&#233;rents &#233;chelons de gouvernance territoriale se livre encore une bataille des comp&#233;tences, on reste sur une obligation du p&#233;rim&#232;tre. Cette obligation devra &#233;voluer pour permettre aux &#233;lus d'&#234;tre des &#233;lus interterritoriaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les agents techniques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lui, les fonctions d'agents territoriaux doivent &#233;voluer &#233;galement. Il est n&#233;cessaire d'inventer des administrations de mission, et non plus de comp&#233;tence. Cette administration doit s'inventer lieu par lieu, pratique par pratique, projet par projet. On voit d&#233;j&#224; des exemples se dessiner par exemple dans &#034;la maitrise d'&#339;uvre urbaine sociale&#034;. Ces ma&#238;trises d'&#339;uvre ont &#233;t&#233; constitu&#233;es comme des petits groupes administratifs dont les membres viennent des diff&#233;rentes communaut&#233;s de communes et de l'agglom&#233;ration. Chaque &#233;chelle territoriale met &#224; disposition quelques-uns de ses agents pour construire cette ma&#238;trise d'&#339;uvre commune. Martin Vanier insiste donc sur la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper ces administrations de mission. Par exemple &#224; la 27&#232;me R&#233;gion nous travaillons beaucoup en ce moment sur comment r&#233;inventer l'objet lyc&#233;e. C'est en effet un investissement public &#224; forte capacit&#233; d'accueil. Mais pour Martin Vanier, on ne pourra faire &#233;voluer ce lieu qu'&#224; condition d'op&#233;rer un d&#233;cloisonnement des diff&#233;rentes directions &#034;lyc&#233;e&#034;, &#034;transport&#034; &#224; la R&#233;gion et du Rectorat. Il faudrait alors cr&#233;er une identit&#233; qui pourrait s'appeler &#034;administration de mission lyc&#233;e&#034; et qui combinerait des agents de la Commune o&#249; est implant&#233; le lyc&#233;e, de la R&#233;gion et du Rectorat. Ainsi pourrait se m&#233;langer les diff&#233;rents points de vue et construire une vraie coordination administrative. Les administrations ont aujourd'hui entre leur main cette capacit&#233; de r&#233;inventer leur action, &#224; condition de d&#233;cloisonner leurs champs d'actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les citoyens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Martin Vanier, le citoyen doit lui aussi prendre part &#224; cette &#233;volution. Il n'est pas en avance dans ce changement par rapport aux autres mondes (techniciens et &#233;lus) mais il devra lui aussi faire &#233;voluer son action. On ne peut se contenter ni de la citoyennet&#233; locale, ni du militantisme &#224; grande &#233;chelle, mais il faut combiner une action &#224; ces deux &#233;chelles. ATTAC par exemple a point&#233; cette &#233;volution depuis longtemps avec son slogan &#034;Agir local, penser global&#034;. On commence par ailleurs &#224; entendre aussi cette prise de conscience dans les conseils de d&#233;veloppement. Les membres de ces conseils se rendent comptent qu'ils sont citoyens de diff&#233;rentes &#233;chelles et que leur r&#244;le de conseil de d&#233;veloppement est d'aller chercher de l'innovation, avec les autres territoires (le pays d'&#224; c&#244;t&#233;, l'agglom&#233;ration proche etc.) Les citoyens ne peuvent plus seulement repr&#233;senter la citoyennet&#233; d'une seule entit&#233; territoriale. D'autre part, la pens&#233; du d&#233;veloppement durable a permis de prendre conscience de la n&#233;cessit&#233; d'avoir une citoyennet&#233; &#224; la fois locale et plan&#233;taire. (Exemple du plan climat-&#233;nergie qui s'attache au niveau locale &#224; l'isolement des b&#226;timents, et &#224; un niveau plus global &#224; consid&#233;rer des engagements internationaux). Martin Vanier conc&#232;de avoir moins investit cette dimension citoyenne dans la r&#233;flexion qu'il conduit, mais il pense qu'il est int&#233;ressant de consid&#233;rer ce &#034;tr&#233;pied&#034; &#201;lu, Technicien, Citoyen dans cette &#233;volution et de d&#233;finir l'investissement de chacun des trois monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Diff&#233;rents sc&#233;narios prospectifs de l'interterritorialit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin de son livre : &#034;Le pouvoir des territoires&#034; Martin Vanier nous livre quatre dispositifs prospectifs de l'interrterritorialit&#233;. Il nous les r&#233;sume ici :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Un chemin f&#233;d&#233;ratif : Ce premier sc&#233;nario d&#233;crit un chemin horizontal o&#249; le pouvoir de coordination ne serait pris par personne, mais serait l'obsession permanente du &#034;tr&#233;pied&#034;. Chacun des protagonistes du territoire construirait pour articuler l'action. L'id&#233;e est de revisiter l'id&#233;al f&#233;d&#233;raliste pour qu'il soit plus coordinatif.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La coordination : la coordination de l'action territoriale, c'est la ressource politique, ce qui implique qu'il puisse y avoir une bataille quant &#224; la prise de pouvoir de la coordination. Qui a le pouvoir de la coordination ? L'&#201;tat ? un consortium de territoire ? L'Europe ? Sans pouvoir d&#233;terminer qui se dotera de ce pouvoir de coordination, on peut imaginer l&#224; un enjeu important. Ce deuxi&#232;me sc&#233;nario est en r&#233;action au premier. Martin Vanier d'ajouter : &#034;Le politique, c'est de la lutte de pouvoir, la bataille de l'interterritorialit&#233; risque donc de s'op&#233;rer !&#034;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'interterritorialit&#233; se dissout dans la gouvernance des op&#233;rateurs de r&#233;seaux : Polyvalence, pluralit&#233; des usages, les gestionnaire de mobilit&#233;, d'information, prennent pourraient prendre en charge cette interterriorialit&#233; n&#233;cessaire. Est-ce que ces op&#233;rateurs seront priv&#233;s, publics, un peu des deux ? En tout cas, ils s'exon&#232;rent des relations avec les politiques. A partir du moment o&#249; les citoyens sont devenus des usagers des r&#233;seaux, ils pourraient fabriquer de la citoyennet&#233; de ces r&#233;seaux, et peut &#234;tre s'organiser pour &#234;tre habitant des r&#233;seaux. Des nouveaux repr&#233;sentants pourraient les d&#233;fendre sur ces r&#233;seaux. L'inverse peut exister aussi, avec un pouvoir des op&#233;rateurs sans contre-pouvoir citoyen avec les risques &#034;Big Brother&#034; qui peuvent exister.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'&#233;chec de l'interterritorial : Une probabilit&#233; d'&#233;volution territoriale est enfin une forte diff&#233;renciation entre ceux qui avec un des trois sc&#233;narios d&#233;cris pr&#233;c&#233;demment, r&#233;ussissent &#224; construire leur &#034;interterritorialit&#233;&#034;, et ceux qui n'y arrivent pas parce qu'ils se tourneraient vers un &#034;mono-territoire&#034; avec un replis identitaire. Martin Vanier nous d&#233;crit d&#233;j&#224; une diff&#233;renciation entre les territoires qui perdent cette capacit&#233; &#224; faire r&#233;seau, et d'autres territoires qui eux ont r&#233;ussit. Par exemple cette coordination s'est faire &#224; Nantes avec la compl&#233;mentarit&#233; de l'Agglom&#233;ration Nantes-St Nazaire et l'Agglom&#233;ration Rennes- St Malo. D'ici une vingtaine d'ann&#233;es, ces quatre villes seront construites en relation direct avec un a&#233;roport au milieu. Si pendant ce temps Lyon et St Etienne ne surmontent pas leur &#233;ternel face &#224; face, la r&#233;gion urbaine de Lyon continuera d'&#234;tre centr&#233;e sur Lyon, la ville, la communaut&#233; urbaine&#8230; et ne r&#233;ussira pas, elle &#224; faire la diff&#233;rence en terme de comp&#233;tititvit&#233; des territoires.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Qu'est ce que cette nouvelle &#034;interterritorialit&#233; am&#232;ne comme changement pour les individus ? Selon Martin Vanier, le changement viendra d'abord par les &#233;lus, puis par les citoyens, enfin par les techniciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est ce qui change pour moi &#233;lu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant qu'&#233;lu, je vais continuer &#224; rendre des comptes dans le cadre du mandat pour lequel j'ai &#233;t&#233; &#233;lu, mais je peux faire campagne en m'engageant sur un lien interterritorial. &#034;Votez pour moi je serai un bon ambassadeur, je serai le maire de l'avec, je constituerai des liens&#034; Cela implique une &#233;volution de la vision qu'ont les citoyens de leurs &#233;lus. On ne vote pas juste pour quelqu'un qui soit notre repr&#233;sentant, mais pour quelqu'un qui soit un bon m&#233;diateur entre les diff&#233;rents territoires. Le chemin est encore long car aux derni&#232;res municipales, par exemple, tr&#232;s peu d'&#233;lus ont essay&#233; de porter ce discours l&#224;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est ce qui change pour moi citoyen ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma vie de citoyen &#233;volue dans les repr&#233;sentations que j'ai de mon &#233;lu. Quand &#231;a va mal, je dois accepter, apprendre &#224; lire les syst&#232;mes de causalit&#233;s, et comprendre que ce n'est jamais compl&#232;tement le maire, compl&#232;tement le pr&#233;sident etc. qui ont le pouvoir de changer une situation. En tant que citoyen, j'apprends qu'un probl&#232;me n'est pas le fait que d'un &#233;lu, mais que les solutions n'existent que par des coordinations (que se soit &#224; l'international ou au local). Je dois continuer mon action de citoyen mais je ne dois pas agir pas &#224; l'&#233;gard d'une cible ou d'une autre, mais d'un groupe. Je choisi mon &#233;lu non pas par sa qualit&#233; de repr&#233;sentant, mais par sa capacit&#233; &#224; travailler avec les autres, &#224; construire de la m&#233;diation, de la co-&#233;laboration, co-construction etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est ce qui change pour moi technicien ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;volution change le r&#244;le de Directeur G&#233;n&#233;ral des Services, par exemple. Quand l'&#233;tat lance les OIN, Op&#233;rations (urbaines) d'Int&#233;r&#234;t National, il met en place un Etablissement Public d'Am&#233;nagement : ce dernier est constitu&#233; pour la dur&#233;e du grand projet, il est dot&#233; d'une autonomie administrative, et il a un champ de comp&#233;tence global sur l'OIN. Ce type d'exp&#233;rience pourrait nous raconter ce que seraient les conceptions adminstratives de demain. Pour l'instant c'est l'Etat qui met en place ce type de structure, mais, selon Martin Vanier, on pourrait r&#234;ver de collectivit&#233;s qui regrouperaient les DGS des diff&#233;rents territoires : de la Ville, de la M&#233;tropole, du D&#233;partement et de la R&#233;gion. Ils pourraient se regrouper tous les ans, en r&#233;partissant un groupe de techniciens d&#233;l&#233;gu&#233;s pour cette coordination et se saisir d'un objet commun. Ils feraient alors de la conception, de la strat&#233;gie, en commun puis pourraient r&#233;partir les r&#244;les de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle fonction, le design de territoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entretien se termine par l'&#233;vocation d'un concept qui nous rassemble : la possibilit&#233; d'un &#034;design de territoire&#034;. Pour Martin Vanier le design de territoire, c'est l'articulation, la coordination, la diplomatie, qui sont autant de forme de compr&#233;hension et de maitrise de la complexit&#233;. Il prend l'exemple du cerveau, o&#249; l'on d&#233;couvre de nouvelles cellules, pour expliquer que la compr&#233;hension de notre cerveau, c'est la compr&#233;hension d'un syst&#232;me de plus en plus complexe. Dans l'action publique, on n'arrive pas encore &#224; accepter cette complexit&#233;. Ainsi, pour comprendre le territoire, il faut monter en acceptation de la complexit&#233;, et de la difficult&#233; &#224; la repr&#233;senter. Pour que cette complexit&#233; soit audible et acceptable, il faut lui donner une forme, une repr&#233;sentation et m&#234;me une beaut&#233;, une esth&#233;tique. Le design qui a permis de rendre beau et utilisable la machine industrielle pour la transformer en nos objets du quotidien, doit pouvoir permettre de donner envie de se saisir de cette complexit&#233;. Et Martin Vanier de conclure : &#034;Il ne faut pas louper ce rendez-vous culturel avec la complexit&#233;, le design doit nous permettre de construire cette rencontre.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Danemark, ou le discours de la m&#233;thode... de l'innovation</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article5050.html</link>
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		<dc:date>2009-05-21T08:42:34Z</dc:date>
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		<dc:subject>Creative commons</dc:subject>

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&lt;p&gt;Repris d'un billet publi&#233; par Anne Daubr&#233;e sur le site de la 27&#232;me r&#233;gion, un site sous licence creative commons byNC sa &lt;br class='autobr' /&gt;
Un Etat amical (&#171; friendly government &#187;) : au Danemark, c'est ainsi que le Mindlab voit l'Etat de demain. Et les r&#233;formes qu'il accompagne en portent la marque. Cr&#233;&#233;e en 2002, cette agence interne &#224; l'Etat, aiguillon &#224; l'innovation, travaille avec trois minist&#232;res, celui de l'Emploi, de l'&#201;conomie et des Imp&#244;ts. Avec un principe fondateur &#171; l'innovation centr&#233;e sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique166.html" rel="directory"&gt;Administration et services publics en ligne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.a-brest.net/mot12.html" rel="tag"&gt;Creative commons&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Repris d'un &lt;a href=&#034;http://www.27region.fr/Le-Danemark-ou-le-discours-de-la&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;billet publi&#233; par Anne Daubr&#233;e&lt;/a&gt; sur le &lt;a href=&#034;http://www.27region.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;site de la 27&#232;me r&#233;gion&lt;/a&gt;, un site sous licence creative commons byNC sa&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un Etat amical (&#171; friendly government &#187;) : au Danemark, c'est ainsi que le &lt;a href=&#034;http://www.mind-lab.dk/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mindlab&lt;/a&gt; voit l'Etat de demain. Et les r&#233;formes qu'il accompagne en portent la marque. Cr&#233;&#233;e en 2002, cette agence interne &#224; l'Etat, aiguillon &#224; l'innovation, travaille avec trois minist&#232;res, celui de l'Emploi, de l'&#201;conomie et des Imp&#244;ts. Avec un principe fondateur &#171; l'innovation centr&#233;e sur l'utilisateur &#187; . Le Mindlab a con&#231;u sa propre m&#233;thodologie. &#171; Nous nous sommes bas&#233;s sur des m&#233;thodes am&#233;ricaines d'innovation dans les processus, en les adaptant aux probl&#233;matiques du secteur public, car notre but n'est pas de gagner de l'argent &#187; pr&#233;cise Christian Bason,Innovation Manager au Mindlab. Int&#233;grer des utilisateurs (entreprises et individus) dans ces processus, suivre une m&#233;thodologie rigoureuse, se baser sur une approche qualitative et mobiliser des comp&#233;tences issues des sciences sociales : tels sont quelques points forts du Mindlab, dont l'&#233;quipe, d'une petite dizaine de personnes, est compos&#233;e d' ethnologues, designers et sp&#233;cialistes des sciences politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La chasse aux lourdeurs administratives est ouverte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exemple : le projet &#171; Chasseurs de fardeau &#187; ou &#171; Burden Hunters &#187; , est destin&#233; &#224; am&#233;liorer les relations entre l'administration et les entreprises priv&#233;es, en faisant la chasse aux lourdeurs administratives et en proposant des initiatives afin de r&#233;duire les formalit&#233;s. Le projet est men&#233; avec les 3 minist&#232;res avec lesquelles collabore le Mindlab. Tout d' abord, l'&#233;quipe du Mindlab compile l'information disponible sur le sujet. Puis, il l'affine en d&#233;finissant une cible d'entreprises, et en r&#233;pertoriant pr&#233;cis&#233;ment l'ensemble des mesures et des r&#232;glements qui les impactent. Cette premi&#232;re &#233;tape permet de faire des hypoth&#232;ses sur les chantiers d'am&#233;lioration des circuits administratifs &#224; venir. Deuxi&#232;me temps : trois personnes, dont un ethnologue et deux sp&#233;cialistes de l'administration, passent une demi journ&#233;e dans 24 entreprises. Elles m&#233;langent observation des pratiques et interviews, suivant un sch&#233;ma pr&#233; &#233;tabli (personnes &#224; interviewer, questions &#224; poser&#8230; ). Les trois premi&#232;res visites servent &#224; affiner l'approche. Et un document complet est produit &#224; l'issu de chaque visite. Suit une phase d'analyse qualitative du mat&#233;riau recueilli, avec un logiciel d'analyse qualitative . Une matrice croise alors la liste des lourdeurs administratives auxquelles sont confront&#233;es les entreprises, secteur par secteur, mais &#233;galement, par les &#171; ressentis &#187; des entrepreneurs (inflexibilit&#233;, pas d'obligation r&#233;ciproque, injustice&#8230;. ).. C'est sur cette base qu'a &#233;t&#233; organis&#233; un workshop, destin&#233; &#224; identifier des solutions, dont l'&#233;valuation est quantifi&#233;e. Derni&#232;re &#233;tape, &#224; venir : soumettre les mesures aux entreprises, pour les affiner. Enfin, il reviendra aux minist&#232;res concern&#233;s de les mettre en application.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un Etat &#171; amical &#187; en prospective&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les autres chantiers du Mindlab, un projet pour l'am&#233;lioration de l'administration &#233;lectronique, qui identifie les besoins et les projets des utilisateurs afin de les inciter &#224; utiliser les services mis en place pour eux,, ou encore un autre vise &#224; diminuer les in&#233;galit&#233;s entre homme et femmes dans le monde du travail. &#171; 90% des projets que nous d&#233;veloppons le sont pour le compte des Minist&#232;res. Globalement il y a entre dix et quinze projets principaux en cours chaque ann&#233;e. Ils peuvent durer de deux mois, &#224; plus d'un an. Nous disposons d'un budget annuel d'environ un million d'euros environ &#187; explique Christian Bason. Mais, poursuit il, &#171; nous proposons &#233;galement nos propres projets, par exemple, pour imaginer la future relation au public, dans un exercice de prospective. Pour cela, nous avons fait des interviews avec les citoyens, et &#233;tudi&#233; leur relation avec l'administration les cent derni&#232;res ann&#233;es. C'est ainsi que nous avons d&#233;velopp&#233; la notion &#171; d'&#233;tat amical &#187; attentif au citoyen et &#224; ses besoins &#187;. Pour finir, le Mindlab organise &#233;galement des workinglab sur l'innovation, comme par exemple celui consacr&#233; &#224; l'intervention des artistes dans les politiques publiques, en d&#233;cembre 2008. Les activit&#233;s du Mindlab sont en expansion. N&#233; avec le minist&#232;re de l'&#201;conomie, il collabore depuis 2007 avec deux autres minist&#232;res. Un quatri&#232;me devrait normalement les rejoindre prochainement .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> le r&#244;le des Agences dans le d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information sur les territoires</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article4429.html</link>
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		<dc:date>2008-11-03T09:29:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		<dc:creator>a-brest</dc:creator>
		



		<dc:subject>Autre...</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sous la direction d'Amar Lakel, Chercheur au GRECO, l'Institut des Sciences de l'Information et de la Communication (ISIC) s'est pench&#233; sur le r&#244;le des Agences dans le d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information sur les territoires. L'&#233;tude est en ligne &lt;br class='autobr' /&gt; Une information reprise du site Artesi de l'agence r&#233;gionale d'Ile de France des technologies et de la soci&#233;t&#233; de l'information &lt;br class='autobr' /&gt;
Elles s'appellent FING, Ardesi, Oten-Iris, AEC, Marsoin, VilleInternet &#8230; et bien entendu ARTESI (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique166.html" rel="directory"&gt;Administration et services publics en ligne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.a-brest.net/mot14.html" rel="tag"&gt;Autre...&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sous la direction d'Amar Lakel, Chercheur au GRECO, l'Institut des Sciences de l'Information et de la Communication (ISIC) s'est pench&#233; sur le r&#244;le des Agences dans le d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information sur les territoires. L'&#233;tude est en ligne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une information reprise du site Artesi &lt;a href=&#034;http://www.artesi.artesi-idf.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.artesi.artesi-idf.com/&lt;/a&gt; de l'agence r&#233;gionale d'Ile de France des technologies et de la soci&#233;t&#233; de l'information&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles s'appellent FING, Ardesi, Oten-Iris, AEC, Marsoin, VilleInternet &#8230; et bien entendu ARTESI Ile-de-France et leur mission est d'accompagner les territoires dans leur int&#233;gration &#224; la Soci&#233;t&#233; de l'information, de la communication, de la connaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Transverses, elles s'int&#233;ressent, chacune &#224; son &#233;chelle, nationale, r&#233;gionale ou territoriale, en fonction des missions qui leurs ont &#233;t&#233; confi&#233;es, aux infrastructures, au d&#233;veloppement des usages et des services, &#224; la r&#233;duction de la fracture num&#233;rique, &#224; l'am&#233;nagement du territoire, au d&#233;veloppement &#233;conomique&#8230; Des missions qui recouvrent largement des 154 propositions du plan &#034;France num&#233;rique 2012&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mieux appr&#233;cier leurs actions, Amar Lakel, Chercheur au GRECO (Groupe de recherche en Communication des Organisations), Ma&#238;tre de conf&#233;rences en sciences de l'information et de la communication &#224; l'Institut des Sciences de l'Information et de la Communication (ISIC) a pilot&#233; six &#233;tudiants dans un &#034;audit de communication&#034; intitul&#233; &#034;Les agences d'innovation des TICs : regards professionnels&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.anetville.com/public/article.tpl?id=16962&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;T&#233;l&#233;charger l'&#233;tude&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;chantillon repr&#233;sentatif de professions correspondant au public cible de ces agences, &#224; savoir les personnes en charge de missions TIC au sein des collectivit&#233;s territoriales, compos&#233; de cent noms de responsables des TIC, de directeurs de la communication dans les Conseils g&#233;n&#233;raux et r&#233;gionaux fran&#231;ais, ou de charg&#233;s de missions TIC de ces m&#234;mes collectivit&#233;s, quand elles en ont un, ont &#233;t&#233; interview&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de ces interviews, les chercheurs d&#233;crivent un &#171; espace h&#233;t&#233;rog&#232;ne et pluriel &#187;, un &#171; espace hi&#233;rarchis&#233; mais pas encore structur&#233; &#187; et concluent que &#171; Les responsables semblent pl&#233;bisciter un service d'expertise et de conseil de haut niveau, tant sur les questions techniques que sur les questions organisationnelles et juridiques. Cette expertise doit &#234;tre adapt&#233;e &#224; des situations concr&#232;tes au plus pr&#232;s de l'acteur concern&#233;, qui fait valoir l'extr&#234;me h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des collectivit&#233;s territoriales, des secteurs concern&#233;s mais aussi des projets &#224; mettre en oeuvre. La veille informationnelle semble toujours utile mais doit &#234;tre accompagn&#233;e d'une logique d'assistance &#224; ma&#238;trise d'ouvrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;coute et la p&#233;dagogie sont les valeurs cl&#233;s des nouvelles formes d'interventions. Si la prime pour les agences locales appara&#238;t en filigrane, c'est surtout pour une question de proximit&#233; et de disponibilit&#233; des acteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accessibilit&#233; des experts permet un &#233;change plus fluide et plus r&#233;actif au plus pr&#232;s des acteurs en action. On passerait donc d'une logique tourn&#233;e vers la veille et l'innovation &#224; une logique de la gestion de la connaissance, orient&#233;e impl&#233;mentation et domestication des usages TIC. Gageons que les agences les plus r&#233;actives sauront s'adapter &#224; un besoin insatisfait qui structure aujourd'hui la demande des chefs de projets TIC dans les collectivit&#233;s territoriales. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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<item xml:lang="fr">
		<title>L'e-administration mutualis&#233;e : de la vision &#224; la r&#233;alit&#233;. L'exp&#233;rimentation e-Bourgogne</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article3660.html</link>
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		<dc:date>2007-11-10T14:16:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		<dc:creator>a-brest</dc:creator>
		



		<dc:subject>Autre...</dc:subject>

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&lt;p&gt;La R&#233;gion Bourgogne, la DGME et la Caisse des d&#233;p&#244;ts ont publi&#233; un guide intitul&#233; &#171; L'e-administration mutualis&#233;e : de la vision &#224; la r&#233;alit&#233;. L'exp&#233;rimentation e-Bourgogne &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce guide est accessible en t&#233;l&#233;chargement depuis le site de la caisse des depots : rubriques : &#171; publications &#8211; ouvrage &#8211; guide e-bourgogne &#187; Lien direct (Le guide complet -&gt;http://www.dent.caissedesdepots.fr/commun/pdf/publications/ouvrages/ebourgogne/CDC_Bourgogne.pdf ] La R&#233;gion Bourgogne, la DGME et la Caisse (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique166.html" rel="directory"&gt;Administration et services publics en ligne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.a-brest.net/mot14.html" rel="tag"&gt;Autre...&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La R&#233;gion Bourgogne, la DGME et la Caisse des d&#233;p&#244;ts ont publi&#233; un guide intitul&#233; &#171; &lt;strong&gt;L'e-administration mutualis&#233;e : de la vision &#224; la r&#233;alit&#233;. L'exp&#233;rimentation e-Bourgogne&lt;/strong&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce guide est accessible en t&#233;l&#233;chargement depuis le site de la &lt;a href=&#034;https://www.dent.caissedesdepots.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;caisse des depots&lt;/a&gt; : rubriques : &#171; publications &#8211; ouvrage &#8211; guide e-bourgogne &#187;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.dent.caissedesdepots.fr/Ddnt/publications/ouvrages3.asp&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lien direct&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; (Le guide complet -&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dent.caissedesdepots.fr/commun/pdf/publications/ouvrages/ebourgogne/CDC_Bourgogne.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.dent.caissedesdepots.fr/commun/pdf/publications/ouvrages/ebourgogne/CDC_Bourgogne.pdf&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
]&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;gion Bourgogne, la DGME et la Caisse des d&#233;p&#244;ts publient une monographie intitul&#233;e &#171; L'e-administration mutualis&#233;e : de la vision &#224; la r&#233;alit&#233;. L'exp&#233;rimentation e-Bourgogne &#187;. A partir des r&#233;alisations du projet pilote national e-Bourgogne, son objectif est de sensibiliser les &#233;lus et les directeurs g&#233;n&#233;raux des collectivit&#233;s &#224; l'int&#233;r&#234;t de mutualiser le d&#233;ploiement de l'e-administration &#224; l'&#233;chelle d'une r&#233;gion, d'un d&#233;partement, ou d'une grande agglom&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage rappelle le contexte initial et la trajectoire du projet e-Bourgogne, et rend compte de la m&#233;thode suivie pour &#233;laborer l'offre de services num&#233;riques e-Bourgogne, le dispositif d'accompagnement de son d&#233;ploiement, son mod&#232;le &#233;conomique, son portage juridique et son architecture technique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage tire ainsi de ces quatre ann&#233;es de travaux des enseignements qui profiteront aux territoires qui se lancent ou comptent se lancer dans des projets similaires. Il explique pourquoi et comment plus de mille acteurs publics ont choisi de regrouper leurs efforts de d&#233;veloppement de l'administration &#233;lectronique. Il expose en quoi le projet e-Bourgogne, avant d'&#234;tre un projet technologique, est avant tout un projet de modernisation des politiques publiques territoriales. Il montre enfin comment le mod&#232;le e-Bourgogne rend l'administration &#233;lectronique accessible jusqu'aux plus petites communes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet e-Bourgogne a &#233;t&#233; initi&#233; et principalement financ&#233; dans sa phase pilote par le Conseil r&#233;gional de Bourgogne. La Direction g&#233;n&#233;rale de la modernisation de l'Etat du Minist&#232;re de l'&#233;conomie et des finances a cofinanc&#233; le projet e-Bourgogne en tant que projet pilote national int&#233;gr&#233; au plan national ADELE de d&#233;veloppement de l'administration &#233;lectronique. Depuis 2001, la Caisse des D&#233;p&#244;ts a &#233;t&#233; mandat&#233;e &#224; plusieurs reprises pour accompagner les collectivit&#233;s dans le d&#233;veloppement de l'administration &#233;lectronique. C'est &#224; ce titre qu'elle a accompagn&#233; le projet e-Bourgogne en ing&#233;nierie depuis son d&#233;marrage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce qui dans les bornes ne marche pas</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article3587.html</link>
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		<dc:date>2007-10-13T18:18:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
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		<dc:subject>Creative commons</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Vous les avez certainement d&#233;j&#224; crois&#233; ces bornes d'acc&#232;s &#224; l'internet, qui, souvent solitaires, occupent un recoin d&#233;sertique dans le hall d'accueil d'une administration. Affubl&#233;es de nombreux logos, elles sont l'une des empreintes visible de la politique num&#233;rique des territoires : d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#233;teintes, quand elles ne sont pas en panne. Les automates priv&#233;s, comme ceux qui vous proposent de d&#233;velopper des photos, ne font souvent gu&#232;re mieux : meubles en berne dans les recoins des centres (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique166.html" rel="directory"&gt;Administration et services publics en ligne&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.a-brest.net/mot12.html" rel="tag"&gt;Creative commons&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vous les avez certainement d&#233;j&#224; crois&#233; ces bornes d'acc&#232;s &#224; l'internet, qui, souvent solitaires, occupent un recoin d&#233;sertique dans le hall d'accueil d'une administration. Affubl&#233;es de nombreux logos, elles sont l'une des empreintes visible de la politique num&#233;rique des territoires : d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#233;teintes, quand elles ne sont pas en panne. Les automates priv&#233;s, comme ceux qui vous proposent de d&#233;velopper des photos, ne font souvent gu&#232;re mieux : meubles en berne dans les recoins des centres commerciaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce concert d'abandon mobilier, seuls les visioguichets semblent aujourd'hui tirer leur &#233;pingle du jeu. Pour combien de temps ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Reprise d'un article publi&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Internet actu&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans : Education et formation, Territoires, eBusiness, eAdministration, Politiques publiques, gouvernance, Opinions - Par Hubert Guillaud le 11/10/2007&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(magazine en ligne sous &lt;a href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc/1.0/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;licence Creative Commons&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les bornes : symboles concrets de l'existence du num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quoi l'&#233;chec des premiers et le succ&#232;s des derniers permet-il de mieux comprendre les atouts et points faibles de ces dispositifs et des politiques qui les accompagnent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut distinguer trois grands types de bornes :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Les bornes interactives&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt; Pas n&#233;cessairement connect&#233;es &#224; l'internet, elles sont les versions modernes des automates et autres distributeurs que nous connaissons tous, elles d&#233;livrent des services ou des attestations. Les exemples les plus connus sont les automates bancaires, les bornes photo et vid&#233;o, mais elles peuvent r&#233;pondre &#224; tout types de service.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt; Les visioguichets&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt; Ou Points Visio Public comme les baptise France T&#233;l&#233;com promoteur d'une des solutions, c'est-&#224;-dire des guichets d'acc&#232;s distants, des visiophones de communication priv&#233; install&#233;s dans un lieu public qui vous permettent d'entrer en contact avec un agent d'une administration partenaire. Comme le montre le sch&#233;ma simple de leur fonctionnement, ces bornes r&#233;pondent vraiment &#224; des usages et des besoins sp&#233;cifiques et rencontrent un vrai succ&#232;s pass&#233; les premi&#232;res appr&#233;hensions.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Les bornes d'acc&#232;s public&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt; Dans l'id&#233;al (&lt;a href=&#034;http://synergies.modernisation.gouv.fr/upload/Bornes2.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;voir l'&#233;tude de la Direction g&#233;n&#233;rale de la Modernisation de l'&#201;tatsur le sujet .pdf&lt;/a&gt;), les bornes d'acc&#232;s public &#224; l'internet sont des machines qui permettent &#224; tout administr&#233; de se connecter &#224; l'internet depuis l'espace public, m&#234;me si le plus souvent la machine ne donne en fait acc&#232;s qu'&#224; une offre limit&#233;e de sites (le site web de la mairie, mais pas les blogs politiques locaux par exemple ; les annonces de l'ANPE, mais pas celles d'autres offreurs d'emploi) et de services (le webmail parfois mais pas de messagerie instantan&#233;e par exemple).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imagin&#233;es &#224; une &#233;poque o&#249; l'acc&#232;s &#224; l'internet &#233;tait moins d&#233;velopp&#233; qu'il ne l'est aujourd'hui, la borne &#233;tait sens&#233;e offrir une solution dans la panoplie d'outils destin&#233;s &#224; r&#233;duire la fracture num&#233;rique. Le temps a pass&#233;. La population connect&#233; a explos&#233;. Les usages, les pratiques, les techniques ont &#233;volu&#233;. Les bornes et ordinateurs d'acc&#232;s (celles de l'ANPE comme les bornes Urbam de la Ratp) sont d&#233;sormais souvent radicalement brid&#233;es pour &#233;viter tout usage h&#233;t&#233;rog&#232;ne ou d&#233;lictueux et n'offrent un acc&#232;s qu'&#224; un bouquet de services d&#233;finis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les bornes ne r&#233;duisent pas la fracture num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les constats empiriques d'usage sur les bornes montrent, le plus souvent, leur abandon. Leur utilisation est marginale parce que les usages qu'elles permettent sont devenus tr&#232;s insuffisants (acc&#232;s &#224; un service unique, consultation d'un site web, recherche d'un itin&#233;raire, rel&#232;ve de ses e-mails). Bien s&#251;r, leur usage reste &#233;lev&#233; quand elles deviennent des moyens obligatoires d'acc&#232;s : les ordinateurs ont remplac&#233; l'affichage des annonces dans les ANPE, les visioguichets permettent d'avoir un rendez-vous direct avec un agent quand l'avoir au t&#233;l&#233;phone est devenu impossible, la borne vid&#233;o est souvent le seul moyen d'obtenir un film pass&#233; 19 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces pratiques l&#224;, les limites qu'induisent les bornes en appauvrissent les usages : peut-on chercher un itin&#233;raire s'il est impossible &#224; imprimer, si on a acc&#232;s a un plan incomplet ? Peut-on vraiment acc&#233;der &#224; ses mails aujourd'hui si on ne peut ouvrir un document joint, y intervenir, le renvoyer ? Peut-on imprimer ses photos depuis sa carte m&#233;moire sans pouvoir se connecter &#224; son compte en ligne qui n'est peut-&#234;tre pas forc&#233;ment de la marque de l'enseigne qui propose la borne ?&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le besoin en m&#233;diation est toujours l&#224; : toutes ces bornes - sauf dans une moindre mesure les visioguichets - proposent un acc&#232;s &#224; des publics &#8220;autonomes dans les manipulations&#8221; - eh oui, ceux qui ne savent pas s'en servir &#233;vitent le plus souvent de s'en approcher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui semble certain, c'est qu'entre le bridage, le manque criant de m&#233;diation, et les usages limit&#233;s qu'elles permettent - de plus en plus d&#233;cal&#233;s par rapport aux usages d'aujourd'hui - les bornes n'ont plus pour mission de r&#233;duire la fracture num&#233;rique. Jean-Philippe Cl&#233;ment, charg&#233; de mission TIC pour la Ville de Paris, d&#233;clarait, avec raison, au dernier salon Inop : &#8220;Arr&#234;tons de consid&#233;rer les bornes internet actuelles comme un facteur d'e-inclusion. Pour r&#233;aliser cet objectif de lutte contre la fracture num&#233;rique, il faut au minimum enrichir les services qu'elles proposent vers plus de mobilit&#233;.&#8221;. On ne peut que lui donner raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les bornes doivent &#233;voluer pour ne pas reproduire les d&#233;fauts des guichets traditionnels&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le rapporte Forrester Research cit&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.atelier.fr/distribution/10/31072007/Forrester,Research,bornes,interactives-34942-.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'Atelier&lt;/a&gt;, il faut que la conception de ces bornes se renouvelle en profondeur et prenne en compte l'&#233;volution des usages. A l'inverse de leur &#233;volution vers un bridage toujours plus marqu&#233;, ces outils doivent proposer une meilleure exploitation de l'information qu'on y recueille (impression, t&#233;l&#233;chargement, d&#233;versement vers son t&#233;l&#233;phone, possibilit&#233; d'y joindre des documents, etc.) et une meilleure distribution de l'information qui y est inscrite (selon l'emplacement g&#233;ographique de la borne, les besoins ne sont pas les m&#234;mes ; l'information qui y est d&#233;livr&#233;e doit elle-m&#234;me &#234;tre pr&#233;sent&#233;e, structur&#233;e autrement que sur le web notamment avec des caract&#232;res plus gros, &#234;tre mieux adapt&#233;s aux interfaces tactiles, etc.). La borne doit &#234;tre mieux connect&#233;e avec l'ext&#233;rieur, c'est-&#224;-dire offrir des possibilit&#233;s de t&#233;l&#233;chargement : l'appareil doit pouvoir nourrir d'autres appareils (mobiles, lecteurs MP3&#8230;), d'autres services, et s'en nourrir, et non pas rester ferm&#233; sur lui-m&#234;me. Ceux qui r&#233;fl&#233;chissent &#224; l'installation de ce type de services doivent en r&#233;inventer la conception m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, certaines bornes, inscrites dans des dispositifs d'accompagnement physiques (maisons de services publics, Pimms, Espaces publics num&#233;riques, maisons de l'emploi, &#8230;) et humains (animateurs, accompagnateurs, h&#244;tes d'accueil), int&#233;gr&#233;es &#224; d'autres services de proximit&#233;, fonctionnent mieux que des bornes urbaines isol&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, leur co&#251;t d'installation, et plus encore de maintenance, la grande obsolescence de ce mat&#233;riel - qui est souvent un appel &#224; la d&#233;gradation - repr&#233;sentent des lignes budg&#233;taires qui en emp&#234;chent d'autres. Aujourd'hui, d&#233;velopper des bornes, c'est souvent mettre des meubles &#224; la place de projets, voire mettre des automates l&#224; o&#249; l'on aurait souvent plut&#244;t besoin d'hommes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme me le confiait&lt;a href=&#034;http://blog.savoirenactes.fr/post/2006/11/27/Administration-electronique-assistee-par-lhumain&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Philippe Cazeneuve&lt;/a&gt;, qui a d&#233;j&#224; passablement r&#233;fl&#233;chi &#224; la question, &#224; l'heure o&#249; l'&#233;quipement progresse, o&#249; la pratique se renouvelle, ce qui a rempli un service passager, n'a plus vraiment de sens aujourd'hui. A l'&#233;poque de la mobilit&#233; reine, o&#249; les usages mobiles (PC et t&#233;l&#233;phones) se diffusent de plus en plus rapidement (mon plan est sur mon GPS, dans mon t&#233;l&#233;phone, m&#234;me l'information locale commence &#224; y entrer), il vaut mieux r&#233;fl&#233;chir &#224; d'autres services comme des points d'acc&#232;s sans fil, ou de vrais services num&#233;riques en ligne. Or, l'infostructure, les services, &lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/?p=6513&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'animation locale de la communaut&#233; &#233;lectronique&lt;/a&gt;, l'&#233;change d'information entre voisins, la collaboration sur des sites web&#8230; sont encore des actions qui ont du mal &#224; exister et &#224; &#234;tre port&#233;es par les collectivit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les visioguichets peuvent-ils tenir lieu de r&#233;flexion en terme de services ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que service rural pour rapprocher des publics physiquement &#233;loign&#233;s de l'administration, les visioguichets sont tout le contraire d'un automate. Ils portent en eux un vrai apport (&#233;conomie de transport, acc&#232;s direct aux services publics sans attente&#8230;), comme l'ont bien compris les collectivit&#233;s porteuses de ces projets, initi&#233;s par &lt;a href=&#034;http://www.manchenumerique.fr/outils/visioguichets.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Manche Num&#233;rique&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.ortica.org/initiative_dev_rural.php?initiative=1&amp;ident=193&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;d&#233;velopp&#233;s par l'Auvergne&lt;/a&gt; et &#224; la suite desquels s'engouffrent de nombreuses autres collectivit&#233;s. Reste &#224; comprendre si cet acc&#232;s facilit&#233; aux services administratifs entre dans une politique num&#233;rique territoriale ou une politique de modernisation de l'Etat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes ces automates sp&#233;cialis&#233;s, attach&#233;s &#224; certaines fonctions et &#224; certains services publics, peuvent remplir des fonctions utiles. Mais ne risquent-ils pas &#224; terme de reproduire les d&#233;fauts des guichets traditionnels (files d'attente, paperasse, obligation de se d&#233;placer, limitations horaires&#8230;) ? Apr&#232;s les villages ruraux isol&#233;s, est-il possible d'envisager de les voir se d&#233;velopper dans le coeur des villes, des quartiers, des banlieues voire dans les halls m&#234;me des administrations ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut s'emp&#234;cher de se demander pourquoi il faut se rendre devant un visioguichet pour obtenir un vrai dialogue avec un agent du service public, alors qu'il est pratiquement impossible de les joindre &#224; partir d'un simple t&#233;l&#233;phone ou de les rencontrer sur place. En quoi les sites web de nos administrations ne pourraient pas aussi aujourd'hui permettre des acc&#232;s visiophoniques &#224; n'importe quel internaute ? En quoi ne pourrait-on pas avoir simplement quelqu'un au bout du fil quand on appelle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'a dit. Aujourd'hui, pour bien des collectivit&#233;s, la borne est un mobilier urbain moderne qui donne une visibilit&#233; concr&#232;te &#224; une politique num&#233;rique virtuelle (les antennes Wi-Fi comme l'enfouissement de la fibre optique ne se voient pas toujours). Mais les bornes peuvent-elles tenir lieu de r&#233;flexion en terme de services num&#233;riques apport&#233;s aux usagers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si tout projet public (ou presque) doit trouver son retour sur investissement, on voit que la borne a longtemps &#233;t&#233; dans un sch&#233;ma qui n'en permet aucun. Comment rentabiliser son investissement ? Tous les projets &#224; perte ne sont pas forc&#233;ment des mauvais projets, mais les projets sans enjeux ni impacts en termes d'usages le sont incontestablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hubert Guillaud&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/?p=7345&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'article en ligne et ses commentaires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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