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		<title>US : L'internet sans fil municipal en perte de vitesse ?</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article3474.html</link>
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		<dc:subject>Creative commons</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'internet sans fil municipal &#233;tait suppos&#233; d&#233;mocratiser l'acc&#232;s &#224; internet et transformer la relation des citoyens &#224; la cit&#233;. En 2004, les maires de Philadelphie et San Francisco avaient lev&#233; le voile sur d'ambitieux plans de r&#233;seaux municipaux sans fil. A la suite de ces annonces, &#224; travers l'Am&#233;rique, des centaines de villes se sont lanc&#233;es dans cette course. Depuis, de nombreux projets municipaux ont &#233;t&#233; frein&#233;s du fait des co&#251;ts importants de mise en oeuvre, de la faiblesse de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique146.html" rel="directory"&gt;Dans le monde&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.a-brest.net/mot12.html" rel="tag"&gt;Creative commons&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'internet sans fil municipal &#233;tait suppos&#233; d&#233;mocratiser l'acc&#232;s &#224; internet et transformer la relation des citoyens &#224; la cit&#233;. En 2004, les maires de Philadelphie et San Francisco avaient lev&#233; le voile sur d'ambitieux plans de r&#233;seaux municipaux sans fil. A la suite de ces annonces, &#224; travers l'Am&#233;rique, des centaines de villes se sont lanc&#233;es dans cette course. Depuis, de nombreux projets municipaux ont &#233;t&#233; frein&#233;s du fait des co&#251;ts importants de mise en oeuvre, de la faiblesse de la couverture de ces r&#233;seaux et surtout de la faiblesse de la demande. La ville de Chicago vient m&#234;me d'annoncer qu'elle abandonnait le projet qu'elle a longtemps murie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Reprise d'un article publi&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Internet actu&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans : Wi-fi et sans fil, Territoires, Mobilit&#233;, Politiques publiques, gouvernance, Br&#232;ves - Par Hubert Guillaud le 5/09/2007&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(magazine en ligne sous &lt;a href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc/1.0/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;licence Creative Commons&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coeur du probl&#232;me &lt;a href=&#034;http://www.economist.com/business/displaystory.cfm?story_id=9726651&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;explique The Economist&lt;/a&gt; est que les r&#233;seaux sans fil Wi-Fi ext&#233;rieurs n'apportent pas toujours une connexion suffisante &#224; l'int&#233;rieur des immeubles : le signal reste souvent faible. Sans compter que beaucoup de projets ont sous-estim&#233; le nombre de bornes n&#233;cessaires pour assurer une bonne couverture - qu'il a parfois fallu augmenter de 20 &#224; 100 %. Pire, les r&#233;seaux termin&#233;s n'ont attir&#233; que peu d'utilisateurs : A Taipei (Ta&#239;wan), l'endroit au monde o&#249; le r&#233;seau Wi-Fi municipal est le plus d&#233;velopp&#233;, on ne comptait que 30 000 utilisateurs en avril 2007, alors que le projet en attendait 250 000 pour la fin 2006. Le r&#233;seau de Tempe dans l'Arizona, qui est sens&#233; &#234;tre le plus important des Etats-Unis et qui esp&#233;rait 32 000 souscripteurs, n'en recueillait que 600 en avril 2006 - un chiffre qui aurait peu &#233;volu&#233; depuis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans beaucoup de villes &#224; travers l'Am&#233;rique, le projet de r&#233;seau sans fil sur San Francisco est en rade. Earthlink, l'un des op&#233;rateurs majeurs dans ce secteur, apr&#232;s avoir perdu des utilisateurs, supprime des emplois et est en pleine restructuration&#8230; Est-ce &#224; croire que les r&#233;seaux municipaux Wi-Fi sont en pleine crise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, les raisons sont nombreuses explique &lt;a href=&#034;http://www.smartmobs.com/2007/08/31/municipal-wifi-stalling-in-america/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bryan Alexander pour SmartMobs&lt;/a&gt;, mais partout on constate une faible adoption par les utilisateurs combin&#233;e &#224; une envol&#233;e des co&#251;ts pour le d&#233;ploiement de ces nuages de connectivit&#233; urbaine. &#8220;Il n'y a pas de Business Model&#8221;, m&lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/?p=6097&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;art&#232;lent les nombreux opposants &#224; ces projets&lt;/a&gt;. Les supporters des MuniFi (ces r&#233;seaux municipaux Wi-Fi) pointent souvent l'exemple r&#233;ussi du r&#233;seau Wi-Fi de Mountain View offert par Google (mais qui &lt;a href=&#034;http://googleblog.blogspot.com/2007/08/first-year-of-google-wifi.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ne compte quelques 15 000 utilisateurs uniques par mois&lt;/a&gt;). Si ce n'est que ce r&#233;seau gratuit est implant&#233; &#224; un endroit particulier de la Silicon Valley o&#249; les gens ne quittent pas leur maison sans leur portable et ont un besoin maladif de rester connecter, &lt;a href=&#034;http://gigaom.com/2007/08/30/earthlink-end-of-munifi/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;cise Om Malik&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Les consommateurs sont un rapport assez faibles pour les r&#233;seaux Wi-Fi Municipaux&#8221;, explique l'analyste Craig Settles auteur d'un r&#233;cent &lt;a href=&#034;http://www.successful.com/snapshot-7-07.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;rapport sur les impacts &#233;conomiques des r&#233;seaux municipaux sans fil&lt;/a&gt; (.pdf) : &#8220;ce sont des clients co&#251;teux &#224; obtenir et encore plus co&#251;teux &#224; conserver&#8221;. &#8220;Je ne pense pas pour autant que ce soit la fin&#8221;, &lt;a href=&#034;http://www.unstrung.com/document.asp?doc_id=132807&amp;f_src=unstrung_sitedefault&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;cise encore ce dernier&lt;/a&gt;. &#8220;Il y a une valeur &#224; disposer d'un r&#233;seau municipal - notamment comme banc d'essai pour les applications, services et infrastructures mobiles - mais nous devons penser le processus plus soigneusement.&#8221; Et de sugg&#233;rer au r&#233;seau de San Francisco une meilleure int&#233;gration (en combinant la fibre et le sans fil) et l'abandon de l'id&#233;e de d&#233;velopper un r&#233;seau gratuit pour tous, au profit d'un projet plus commercial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.informationweek.com/blog/main/archives/2007/08/end_nigh_for_mu.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Toutes les nouvelles ne sont pas mauvaises&lt;/a&gt;, mais pour l'instant, force est de constater que les r&#233;seaux citoyens (&lt;a href=&#034;http://www.technologyreview.com/Infotech/19260/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;comme le r&#233;seau Mesh initi&#233; par Meraki Networks sur San Francisco&lt;/a&gt;), malgr&#233; leur incompl&#233;tude, se portent mieux, ou a tout le moins b&#233;n&#233;ficient encore d'une dynamique positive. Les petites villes sont souvent plus accessibles que les grosses, sans compter celles o&#249; la topographie et la culture internet s'y pr&#234;tent, comme c'est le cas &#224; Portland qui est souvent cit&#233; en exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Trop de municipalit&#233;s continuent &#224; se concentrer sur de grands et ambitieux projets de r&#233;seaux sans fil municipaux qui n'ont pas une vision clair de leur rentabilit&#233;&#8221;, explique &lt;a href=&#034;http://www.muniwireless.com/article/articleview/6363/1/23&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Joe Panettieri pour MuniWireless&lt;/a&gt;. Face &#224; cela, les projets municipaux les plus r&#233;ussis sont ceux o&#249; un d&#233;partement de la ville (police, travaux public&#8230;) a d&#233;ploy&#233; une application forte sur ce r&#233;seau (r&#233;seau de t&#233;l&#233;surveillance, syst&#232;me de compteurs de gaz, d'eau ou d'&#233;lectricit&#233; automatiques, r&#233;seau de communications d'urgences&#8230;) qui permet d'avoir un retour sur investissement assez clair, comme &#224; Corpus Christi (Texas), Buffalo (Minnesota), Phoenix (Arizona), Providence (Rhode Island) et bien d'autres villes qui ont assur&#233; la prosp&#233;rit&#233; de leur r&#233;seau haut d&#233;bit en y d&#233;veloppant des applications propres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand une municipalit&#233; r&#233;ussi le d&#233;ploiement d'une application, il est bien plus facile de construire une offre d'acc&#232;s limit&#233;e ou compr&#233;hensible pour le public.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les projets en cours ou &#224; l'&#233;tude continuent donc &#224; s'&#233;grainer, comme le souligne &lt;a href=&#034;http://www.dailywireless.org/2007/08/28/earthlink-restructures/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ce point complet&lt;/a&gt; r&#233;alis&#233; par DailyWireless. 455 villes et comt&#233;s am&#233;ricains ont d&#233;ploy&#233; ou projettent de d&#233;ployer un r&#233;seau sans fil Wi-Fi. Ils n'&#233;taient que 122 il y a 2 ans, rappelle MuniWireless dans &lt;a href=&#034;http://muniwireless.com/reports/docs/Aug-1-2007summary.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;leur dernier recensement&lt;/a&gt; (.pdf) (&#224; compl&#233;ter avec &lt;a href=&#034;http://www.muniwireless.com/article/articleview/6329/1/24/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;leur &#233;tude sur les Business Models&lt;/a&gt;). Mais le taux de d&#233;ploiement devrait consid&#233;rablement ralentir &lt;a href=&#034;http://www.in-stat.com/press.asp?ID=2097&amp;sku=IN0703647WBB&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;disent les analystes d'In-Stat&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/?p=7258&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire l'article et ses commentaires dans Internet actu&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Financement : Fonds Sociaux de D&#233;veloppement &#187; (FSD)</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article2052.html</link>
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		<dc:date>2005-12-22T08:36:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		<dc:creator>a-brest</dc:creator>
		



		<dc:subject>Autre...</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Article repris du site e-jumelage site sous contrat cerative commons et publi&#233; par Par Fr&#233;d&#233;ric Sultan - 7 d&#233;cembre 2005 &lt;br class='autobr' /&gt;
Les Services de Coop&#233;ration et d'Action Culturelle (SCAC) des Ambassades de France disposent en g&#233;n&#233;ral chaque ann&#233;e d'une ligne de cr&#233;dits intitul&#233;e Fonds Social de D&#233;veloppement (FSD). Les cr&#233;dits FSD permettent aux SCAC de soutenir financi&#232;rement des projets propos&#233;s par des acteurs de la soci&#233;t&#233; civile (associations, ONG, coop&#233;ratives, collectivit&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique146.html" rel="directory"&gt;Dans le monde&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.a-brest.net/mot14.html" rel="tag"&gt;Autre...&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article repris du site &lt;a href=&#034;http://www.vecam.org/i-j/article.php3?id_article=546&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;e-jumelage&lt;/a&gt; site sous contrat cerative commons et publi&#233; par &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Fr&#233;d&#233;ric Sultan - 7 d&#233;cembre 2005&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Services de Coop&#233;ration et d'Action Culturelle (SCAC) des Ambassades de France disposent en g&#233;n&#233;ral chaque ann&#233;e d'une ligne de cr&#233;dits intitul&#233;e Fonds Social de D&#233;veloppement (FSD). Les cr&#233;dits FSD permettent aux SCAC de soutenir financi&#232;rement des projets propos&#233;s par des acteurs de la soci&#233;t&#233; civile (associations, ONG, coop&#233;ratives, collectivit&#233;s territoriales...) du pays en question.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Crit&#232;res d'&#233;ligibilit&#233; du demandeur : Associations des Pays du Sud ou de l'Est.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Crit&#232;res d'&#233;ligibilit&#233; du projet : Renforcement de la soci&#233;t&#233; civile locale.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; R&#233;gions b&#233;n&#233;ficiaires : Pays du Sud ou de l'Est&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Organisme instructeur : Services de Coop&#233;ration et d'Action Culturelle des Ambassades de France (SCAC - MAE) M&#233;canisme : Fonds Sociaux de D&#233;veloppement (FSD)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Montant global de l'enveloppe (euros) : 500 000 &#224; 2 000 000 / pays en 2003&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Taux de cofinancement maxi : 70%&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Fourchette de subvention (euros) : de 7 500 &#224; 300 000&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi le(s) m&#233;canisme(s) : Cofinancement projet MCNG&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Calendrier : Variables selon les SCAC&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Lien g&#233;n&#233;ral &lt;a href=&#034;http://www.diplomatie.fr/annuaire/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.diplomatie.fr/annuaire/&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Documents de r&#233;f&#233;rence &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Consulter le site Internet de l'Ambassade de France du pays concern&#233; :&lt;br class='autobr' /&gt;
*- &lt;a href=&#034;http://www.dip&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.dip&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
lomatie.fr/annuaire/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rapport d'&#233;valuation du FSD (2002) :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.archives.diplomatie.gouv.fr/cooperation/dgcid/publications/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.archives.diplomatie.gouv.fr/cooperation/dgcid/publications/&lt;/a&gt; evaluations/68/index.html&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Documents de proc&#233;dures : Consulter le site Internet de l'Ambassade de France du pays concern&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.diplomatie.fr/annuaire/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.diplomatie.fr/annuaire/&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les POD (Petites Op&#233;rations de D&#233;veloppement) en Bolivie :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-bo.org/fr/scac/pod.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-bo.org/fr/scac/pod.htm&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD au Burkina Faso :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-bf.org/article.php3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-bf.org/article.php3&lt;/a&gt; ?id_article=284&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD au Cambodge :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-kh.org/article.php3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-kh.org/article.php3&lt;/a&gt; ?id_article=10#sommaire_5&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD au Cap Vert :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-cv.org/article.php3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-cv.org/article.php3&lt;/a&gt; ?id_article=269&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD au Cameroun :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-cm.org/html/camfra/actions/coops/fsd1/index.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-cm.org/html/camfra/actions/coops/fsd1/index.htm&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD en C&#244;te d'Ivoire : &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-ci.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-ci.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le FSD en Ethiopie :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-ethiopie.org/article.php3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-ethiopie.org/article.php3&lt;/a&gt; ?id_article=296#sommaire_2&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD au Ghana :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-gh.org/article.php3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-gh.org/article.php3&lt;/a&gt; ?id_article=302&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD au Kenya :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-ke.org/fsocial_development.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-ke.org/fsocial_development.htm&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD &#224; Madagascar :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-mada.org/article.php3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-mada.org/article.php3&lt;/a&gt; ?id_article=265&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD au Maroc :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-ma.org/cooperation/fsd.cfm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-ma.org/cooperation/fsd.cfm&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD au Mozambique :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-mz.org/web/article.php3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-mz.org/web/article.php3&lt;/a&gt; ?id_article=10&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD au Niger :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-ne.org/article.php3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-ne.org/article.php3&lt;/a&gt; ?id_article=336&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD en R&#233;publique Dominicaine :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-do.org/article.php3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-do.org/article.php3&lt;/a&gt; ?id_article=287&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD au S&#233;n&#233;gal :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-sn.org/article.php3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-sn.org/article.php3&lt;/a&gt; ?id_article=399#sommaire_1&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD au Tchad :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-td.org/article.php3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-td.org/article.php3&lt;/a&gt; ?id_article=304&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD au Togo :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-tg.org/article.php3&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-tg.org/article.php3&lt;/a&gt; ?id_article=324&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le FSD au Vietnam :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.ambafrance-vn.org/coop/RecueilO.doc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ambafrance-vn.org/coop/RecueilO.doc&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Contacts : &lt;a href=&#034;http://www.diplomatie.fr/annuaire/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.diplomatie.fr/annuaire/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces informations proviennent du site de Coordination Sud. Elles sont donn&#233;es &#224; titre indicatif et peuvent &#234;tre soumises &#224; changement. Consulter r&#233;guli&#232;rement le site Internet du bailleur concern&#233;. Fiche mise &#224; jour le 08/11/05 . R&#233;dacteur de la fiche : Fran&#231;ois Fiard : financement@coordinationsud.org&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Haut d&#233;bit municipal am&#233;ricain : le grand d&#233;bat</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article1714.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.a-brest.net/article1714.html</guid>
		<dc:date>2005-09-03T11:27:42Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Reprise d'un article publi&#233; par Internet actu Dans : Br&#232;ves/ Enjeux, d&#233;bats, prospective/ Territoires/ Wi-fi et sans fil - Par Hubert Guillaud le 29/08/2005 &lt;br class='autobr' /&gt;
(magazine en ligne sous licence Creative Commons) &lt;br class='autobr' /&gt;
Voil&#224; plusieurs mois que le d&#233;ploiement de r&#233;seaux haut d&#233;bit publics, et particuli&#232;rement des r&#233;seaux sans fil Wi-Fi, est au coeur d'un d&#233;bat des plus houleux aux Etats-Unis. Face &#224; la volont&#233; de certaines villes am&#233;ricaines de proposer un r&#233;seau Wi-Fi ou en fibre optique &#224; leurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique146.html" rel="directory"&gt;Dans le monde&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Reprise d'un article publi&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Internet actu&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans : Br&#232;ves/ Enjeux, d&#233;bats, prospective/ Territoires/ Wi-fi et sans fil - Par Hubert Guillaud le 29/08/2005&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(magazine en ligne sous &lt;a href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc/1.0/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;licence Creative Commons&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; plusieurs mois que le d&#233;ploiement de r&#233;seaux haut d&#233;bit publics, et particuli&#232;rement des r&#233;seaux sans fil Wi-Fi, est au coeur d'un d&#233;bat des plus houleux aux Etats-Unis. Face &#224; la volont&#233; de certaines villes am&#233;ricaines de proposer un r&#233;seau Wi-Fi ou en fibre optique &#224; leurs administr&#233;s, la guerre fait rage avec les op&#233;rateurs priv&#233;s dont c'est le business. Pour ces derniers, l'offre municipal haut d&#233;bit, financ&#233;e par les imp&#244;ts, constitue simplement une concurrence d&#233;loyale. Comme le soulignent les &#233;conomistes de Wharton (enregistrement obligatoire), l'&#233;cole de gestion de l'universit&#233; de Pennsylvanie, le d&#233;bat se concentre sur quelques questions essentielles, qui se posent &#233;galement ailleurs qu'aux Etats-Unis : l'acc&#232;s internet peut-il &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une infrastructure urbaine au m&#234;me titre que la voirie ? L'intervention publique peut-elle vraiment changer la situation des utilisateurs &#233;loign&#233;s ou &#224; faibles revenus ? L'impact sur l'innovation et la concurrence est-il si important que les op&#233;rateurs le pr&#233;tendent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque partie se renvoie ses arguments &#224; coups d'&#233;tudes, come le remarque Jim Hu de Cnet : &#8220;Les mensonges des compagnies de t&#233;l&#233;phones et la v&#233;rit&#233; sur les r&#233;seaux haut d&#233;bit municipaux&#8221; (.pdf) r&#233;pond &#224; &#8220;Ce n'est pas d'int&#233;r&#234;t public : le mythe des r&#233;seaux Wi-Fi municipaux&#8221; (.pdf). M&#234;me les estimations du co&#251;t du d&#233;ploiement des r&#233;seaux sans fils varient du simple au double (entre 75 000 et 150 000 $ le mile carr&#233; - 2,59 km&#178;) selon les &#233;tudes, comme le constate MunicipalNet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, beaucoup de villes se pr&#233;cipitent sur l'opportunit&#233; de construire leur r&#233;seau Wi-Fi de peur d'en &#234;tre bient&#244;t emp&#234;ch&#233;es par le l&#233;gislateur. En effet, un certain nombre d'Etats ont vot&#233; des lois pour emp&#234;cher les villes de se lancer dans la construction d'infrastructure &#224; tr&#232;s haut d&#233;bit et pr&#233;server le business de leurs op&#233;rateurs locaux. Au S&#233;nat, les projets de loi, tant&#244;t en faveur des op&#233;rateurs, tant&#244;t en faveur des municipalit&#233;s, se multiplient et s'empilent les uns sur les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des utilisateurs de PDA connect&#233;s en Wi-Fi dans une rue am&#233;ricaineIl faut dire que pr&#232;s de 300 villes am&#233;ricaines ont des projets de r&#233;seaux haut d&#233;bit, &#224; divers stades d'avancement (Cnet tient &#224; jour une carte des projets). Les projets se diff&#233;rencient principalement selon la taille des villes qui les portent. Du c&#244;t&#233; des grandes villes, qui disposent d&#233;j&#224; d'offres haut d&#233;bit commerciales, il s'agit, selon Greg Richardson de la soci&#233;t&#233; de conseil Civitium - cit&#233; par la Technology Review - d'apporter la connexion &#224; des publics &#233;loign&#233;s ou d&#233;favoris&#233;s, de d&#233;velopper l'usage mobile de l'internet et enfin, d'attirer des entreprises par la qualit&#233; des connexions offertes. Pour les petites villes, la construction d'un r&#233;seau haut d&#233;bit est devenu une n&#233;cessit&#233; &#233;conomique et le seul moyen d'esp&#233;rer pouvoir se connecter &#224; l'internet dans de bonnes conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux situations provoquent des r&#233;actions tout &#224; fait diff&#233;rentes. Autant les commentateurs seraient enclin &#224; encourager les petites communaut&#233;s oubli&#233;es des op&#233;rateurs &#224; se lancer dans l'aventure, autant la fronde des grandes villes appara&#238;t bien souvent comme un crime de l&#232;se-march&#233;. Pourtant, au pays de la libre-entreprise, il est frappant de constater la relative sympathie, ou a minima la compr&#233;hension, que suscitent souvent ces projets publics. Celle-ci est peut-&#234;tre due au traumatisme que suscitent aux Etats-Unis les &#233;tudes de l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT) qui, pour 2004, pla&#231;aient les Etats-Unis au 16e rang mondial en termes de p&#233;n&#233;tration du haut d&#233;bit, en recul de 3 places et juste devant la France qui, elle, progresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wireless PhiladelphiaA Philadelphie, la pionni&#232;re, les premiers quartiers sans-fil devraient &#234;tre desservis d&#232;s octobre 2005. Si l'on en croit le projet original, l'abonnement au r&#233;seau devrait tourner entre 10 et 20 dollars par utilisateur. Ses objectifs, rappelle Dianah Neff, charg&#233;e du projet, sont de jeter un pont sur la fracture num&#233;rique en redynamisant le voisinage, de stimuler le d&#233;veloppement &#233;conomique et de permettre &#224; tous d'acc&#233;der aux technologies du 21e si&#232;cle, comme l'explique ce tr&#232;s bon reportage de 01net. Les premiers profits du r&#233;seau sans fil (qui ne sont pas attendus avant quatre ou cinq ans) devraient &#234;tre redistribu&#233;s aux foyers les plus modestes sous forme d'ordinateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre de grandes villes se lancent dans des projets similaires : &#224; San Francisco, la municipalit&#233; projette de d&#233;velopper un r&#233;seau sans fil abordable et accessible &#224; tous les citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant que les projets sortent du sol, les interrogations s'accumulent. Que se passera-t-il si ces r&#233;seaux municipaux deviennent g&#233;n&#233;rateurs de revenus pour les villes ? Celles-ci ne seront-elles pas tent&#233;es de grimper de nouveaux &#233;chelons dans la fourniture de services de nouvelles g&#233;n&#233;ration - au d&#233;triment de la concurrence priv&#233;e ?, s'interroge Gerald Faulhaber de Wharton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le logo de la conf&#233;rence MuniWirelessLa r&#233;ponse sera peut-&#234;tre esquiss&#233;e lors de la conf&#233;rence MuniWireless 2005 qui se tiendra fin septembre &#224; San Francisco et qui ne manquera pas d'interroger toutes les responsabilit&#233;s des constructeurs d'infrastructures publics comme priv&#233;s. Une conf&#233;rence qui s'annonce d&#232;s &#224; pr&#233;sent passionnante et dont on pourra suivre le d&#233;roulement sur le blog d&#233;di&#233; &#224; ces questions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/index.php?p=6097&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lire l'article avec les liens et les commentaires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Interview d'. Annie Ch&#233;neau-Loquay : &#034;Ce qui sert le plus en Afrique, c'est la voix&#034;</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article1663.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.a-brest.net/article1663.html</guid>
		<dc:date>2005-08-17T07:16:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
		<dc:creator>a-brest</dc:creator>
		



		<dc:subject>Creative commons</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de modes alternatifs d'acc&#232;s &#224; l'internet en Inde (voir Acc&#232;s collectifs en milieu rural : le &#8220;far net&#8221; indien) est loin de refl&#233;ter la situation des r&#233;gions rurales ou non connect&#233;es des autres pays &#8220;&#233;mergents&#034;, pauvres ou en &#8220;voie de d&#233;veloppement&#034;, o&#249; les probl&#232;mes de connectique sont autrement plus compliqu&#233;s que dans les pays d&#233;velopp&#233;s. Car au-del&#224; des types de connexion (satellites, filaires, sans fil ou asynchrones*), ce qui mine le plus le d&#233;veloppement des NTIC (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique146.html" rel="directory"&gt;Dans le monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.a-brest.net/mot12.html" rel="tag"&gt;Creative commons&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de modes alternatifs d'acc&#232;s &#224; l'internet en Inde (voir &lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/index.php?p=6052&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Acc&#232;s collectifs en milieu rural : le &#8220;far net&#8221; indien&lt;/a&gt;) est loin de refl&#233;ter la situation des r&#233;gions rurales ou non connect&#233;es des autres pays &#8220;&#233;mergents&#034;, pauvres ou en &#8220;voie de d&#233;veloppement&#034;, o&#249; les probl&#232;mes de connectique sont autrement plus compliqu&#233;s que dans les pays d&#233;velopp&#233;s. Car au-del&#224; des types de connexion (satellites, filaires, sans fil ou asynchrones*), ce qui mine le plus le d&#233;veloppement des NTIC dans ces contr&#233;es n'a rien &#224; voir avec les probl&#232;mes d'acc&#232;s au r&#233;seau : pannes r&#233;p&#233;t&#233;es de courant &#233;lectrique (de quelques secondes &#224; plusieurs dizaines d'heures), onduleurs ne suffisant pas &#224; r&#233;guler proprement le courant, g&#233;n&#233;rateurs trop chers... L'&#233;lectricit&#233;, per&#231;ue par beaucoup de ruraux comme le principal vecteur de progr&#232;s, et la premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, est aussi leur principal handicap. Et en d&#233;pit des progr&#232;s fait en mati&#232;re de panneaux solaires, ceux-ci restent encore inadapt&#233;s, et bien trop chers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Reprise d'un article publi&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Internet actu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans : Interviews/ Enjeux, d&#233;bats, prospective/ eD&#233;mocratie/ Communaut&#233;s/ Gouvernance de l'internet/ Interfaces/ Territoires/ Wi-fi et sans fil/ Coop&#233;ration - Par Jean-Marc Manach le 14/07/2005 &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(magazine en ligne sous &lt;a href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc/1.0/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;licence Creative Commons&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une remarquable &lt;a href=&#034;http://tier.cs.berkeley.edu/docs/CFT-ieee.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;synth&#232;se (.pdf)&lt;/a&gt; sur le d&#233;ploiement des nouvelles technologies dans les r&#233;gions en voie de d&#233;veloppement, parue en juin dernier dans le journal de l'Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE), le &lt;a href=&#034;http://tier.cs.berkeley.edu/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;TIER (Technology and Infrastructure for Emerging Regions, un groupe de travail bas&#233; &#224; l'universit&#233; de Berkeley)&lt;/a&gt; consid&#232;re ainsi qu'il faudrait repenser l'alimentation des PC, et la conception de leurs cartes m&#232;res. Les batteries, quant &#224; elles, s'&#233;puisent trop vite, tout en ayant un impact environnemental, mais aussi sanitaire, catastrophique (nombreux &#233;tant ceux qui ont pris l'habitude d'y rajouter du plomb afin d'en prolonger la dur&#233;e de vie). Enfin, si une ampoule ou une cuisini&#232;re &#233;lectrique ne p&#226;tissent gu&#232;re des variations de voltage et de courant, tel n'est pas le cas des ordinateurs, bornes wifi et autres composants &#233;lectroniques con&#231;us par et pour les infrastructures occidentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me se pose &#233;galement avec la chaleur et l'humidit&#233;, les PC du nord supportant difficilement les conditions climatiques des pays du sud. Geekcorps est une ONG qui, comme son nom l'indique, envoie des &#8220;geeks&#8221; (passionn&#233;s d'informatique) dans les pays en voie de d&#233;veloppement afin d'y d&#233;ployer des outils de t&#233;l&#233;communications. Son antenne malienne lan&#231;ait ainsi r&#233;cemment (un concours de refroidissement pour CPU-&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://mali.geekcorps.org/article.php3?id_article=71&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://mali.geekcorps.org/article.php3?id_article=71&lt;/a&gt;]&lt;br class='autobr' /&gt;
, rappelant que la temp&#233;rature est en moyenne de 48&#176;C pendant la saison chaude, avec des pointes &#224; 55&#176;C. D&#233;sert aidant, s'y rajoutent la poussi&#232;re et le sable du Sahara.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lectricit&#233; co&#251;tant vingt fois plus cher qu'en Occident, la climatisation est hors de question. Les frais d'exp&#233;dition et les taxes douani&#232;res &#233;tant ce qu'elles sont, il leur faut, en sus, pouvoir fabriquer localement cette solution de refroidissement &#224; partir de &#8220;mat&#233;riel que l'on peut trouver dans des quincailleries, ou encore des pi&#232;ces standard d'&#233;lectrom&#233;nager, de mobylettes ou d'automobiles&#8220;. La bidouille ne leur fait pas peur : &#8220;pour vous donner une id&#233;e, nous construisons des antennes pour des r&#233;seaux sans-fil &#224; partir de fil de fer, de bo&#238;te de conserves&#8220;, et m&#234;me de &lt;a href=&#034;http://mali.geekcorps.org/article.php3?id_article=39&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;bouteilles en plastique&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, ce type de probl&#232;mes techniques, et les bidouillages qu'ils entra&#238;nent, pourraient contribuer au d&#233;veloppement des NTIC, mais aussi de l'&#233;conomie locale. C'est du moins ce que pense &lt;a href=&#034;http://www.cean.u-bordeaux.fr/pubcean/cheneau.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Annie Ch&#233;neau-Loquay&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
, directrice de recherche au CNRS dans le laboratoire du Centre d'&#233;tudes d'Afrique Noire de l'IEP de Bordeaux et coordinatrice de l'observatoire &lt;a href=&#034;http://www.africanti.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Africa'nti&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; de l'insertion et de l'impact des TIC en Afrique. Dans son introduction &#224; l'ouvrage collectif &lt;a href=&#034;http://www.africanti.org/resultats/Livre_mondialisation%20et%20tic/resume_auteurs.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mondialisation et technologie de la communication en Afrique&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
, elle montre ainsi comment l'explosion du march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile en Afrique a entra&#238;n&#233; la cr&#233;ation d'un v&#233;ritable march&#233; parall&#232;le, ou plut&#244;t d'une &#233;conomie informelle, notamment en termes de support technique, pi&#232;ces et main d'oeuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus encore, elle estime que &#8220;les NTIC font na&#238;tre un nouveau mod&#232;le de ville, la &#8220;ville monde informelle&#8221; comme celle d'Alaba au Nig&#233;ria pr&#232;s de Lagos&#8220;. R&#233;unissant 50 000 commer&#231;ants g&#233;n&#233;rant plus de deux milliards de dollars annuels de chiffres d'affaires, Alaba repr&#233;sente 75% du march&#233; &#233;lectronique de l'Afrique de l'Ouest : &#8220;partout, des antennes de trente m&#232;tres de haut surgissent des entrep&#244;ts-boutiques du march&#233;. D'&#233;normes antennes paraboliques tr&#244;nent de fa&#231;on pr&#233;caire sur les toits fr&#234;les. Lorsque le march&#233; est vide, celui-ci ressemble plus &#224; un centre de communication qu'&#224; un centre commercial...&#8220;, rapporte pour sa part l'urbaniste &lt;a href=&#034;http://www.oma.nl/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rem Koolhas&lt;/a&gt;, qui voit en Alaba le &#8220;paradigme du mod&#232;le futur de la &#8220;ville monde&#8221; produite par la soci&#233;t&#233; de l'information&#8220;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annie Ch&#233;neau-Loquay travaille aujourd'hui &#224; la constitution d'un Groupement de recherche international sur les TIC et le d&#233;veloppement dans le sud, qui regroupera 16 laboratoires en France, en Norv&#232;ge, dans le Maghreb et en Afrique du Sud. Accompagn&#233;e de Moda Gueye, l'un de ses &#233;tudiants, auteur d'un DEA sur la &#8220;&lt;a href=&#034;http://www.africanti.org/resultats/documents/memoires/gueye_dea.PDF&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dynamique des r&#233;seaux et des syst&#232;mes de communication des commer&#231;ants s&#233;n&#233;galais en France&#8221; (.pdf)&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
, elle revient sur les obstacles, et enjeux auxquels sont confront&#233;es les NTIC dans les pays &#233;mergents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;InternetActu.net : Quel est le poids des institutions internationales sur le d&#233;veloppement des TIC dans les pays du Sud ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annie Ch&#233;neau-Loquay : Il est &#233;norme : elles ont &#233;t&#233; les premi&#232;res &#224; d&#233;velopper un discours &#224; ce sujet, tr&#232;s utopique et relevant d'une conception d&#233;terministe des TIC, qu'elles ont plac&#233;es dans leurs priorit&#233;s d&#232;s 1997-1998. Progr&#232;s technique, social et humain par&#233; de toutes les vertus (s&#233;sames pour le march&#233;, outils de lib&#233;ration individuelle &#224; m&#234;me de stimuler la vie politique et la coh&#233;sion sociale, ainsi que de r&#233;duire la corruption), les TIC &#233;taient pr&#233;sent&#233;es comme l'outil qui pourrait permettre d'en finir avec la pauvret&#233; au XXIe si&#232;cle... Aujourd'hui, la question reste encore pollu&#233;e par cette vision &#8220;globalis&#233;e&#034;, volontariste et condescendante des espaces d&#233;favoris&#233;s, encore que ces instances internationales (Banque Mondiale, Fonds Mon&#233;taire International, etc.) se remettent un peu en question, sans trop le dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, et apr&#232;s avoir activement soutenu le mod&#232;le des t&#233;l&#233;centres et autres acc&#232;s collectifs, elles ne repensent plus le d&#233;veloppement des NTIC en ces seuls termes. Depuis la &#8220;grande &#233;poque&#8221; des t&#233;l&#233;centres, en 2001-2002, nombreux sont ceux qui ont ferm&#233;. Le probl&#232;me, c'est la soutenabilit&#233;, la p&#233;rennit&#233;, il faudrait que &#231;a suive d'un point de vue financier, les machines ont besoin d'&#234;tre renouvel&#233;es, et maintenues, et le b&#233;n&#233;volat dans les t&#233;l&#233;centres communautaires a ses limites. Il y a un probl&#232;me de rentabilit&#233;, de comp&#233;tences aussi : beaucoup bricolaient mais ne s'y connaissaient pas, on confiait &#231;a au petit fr&#232;re ou &#224; la cousine, qui ne savent qu'aller sur Yahoo ! Et quand il faut renouveler le mat&#233;riel, m&#234;me si les prix ont baiss&#233; et qu'on trouve des magasins d'assemblage, ou que l'on peut r&#233;cup&#233;rer de vieux PC, ce n'est gu&#232;re appr&#233;ci&#233;, les gens veulent avoir le nouveau mat&#233;riel. Aujourd'hui, on constate une certaine stabilisation : des t&#233;l&#233;centres ferment, d'autres se cr&#233;ent, mais regardez le mouvement des radios libres : il y a eu prolif&#233;ration et finalement le meilleur reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on est d'ailleurs plus sur l'id&#233;e du multim&#233;dia, en associant les NTIC &#224; la radio, et l'Unesco parle de centres multim&#233;dias communautaires et associe internet et radio : de plus en plus de radios se connectent &#224; l'internet afin que les journalistes puissent rediffuser &#224; leurs auditeurs les informations qu'ils y trouvent. Le Wi-Fi commence aussi &#224; int&#233;resser les gros op&#233;rateurs (Alcatel et France T&#233;l&#233;com par exemple) qui se disent qu'il y a peut-&#234;tre de l'argent &#224; se faire avec cette forme d'altercommunication, au vu du nombre de personnes qui seront concern&#233;es lorsqu'elle se g&#233;n&#233;ralisera. On est &#224; l'aube de tout &#231;a, c'est un peu la derni&#232;re fronti&#232;re. Il y a enfin l'administration &#233;lectronique, que tous les pays sont incit&#233;s &#224; adopter par la Banque Mondiale, ainsi que par Microsoft, qui exerce une tr&#232;s grosse pression et, par exemple, fait des prix pour tout le minist&#232;re de l'&#233;ducation au S&#233;n&#233;gal afin de g&#233;n&#233;raliser la commercialisation de ses logiciels, et lutter contre les logiciels libres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;InternetActu.net : Et quel r&#244;le joue la diaspora ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annie Ch&#233;neau-Loquay : Je pr&#233;f&#232;re laisser parler Moda Gueye, qui a beaucoup travaill&#233; la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moda Gueye : L'originalit&#233; et la caract&#233;ristique des pays africains, c'est que l'&#233;migration est tr&#232;s forte, et le r&#244;le de la diaspora fondamental : les financements et les capitaux viennent de la diaspora, c'est beaucoup plus important que l'aide internationale. Il existe une foule de syst&#232;mes de transferts d'argent et de formes de micro-cr&#233;dits, &#224; l'instar de la Grameen Bank, mais de fa&#231;on informelle, via des commercants, des marabouts ; il suffit de t&#233;l&#233;phoner pour dire qu'on verse de l'argent sur le compte d'un commer&#231;ant &#224; Paris pour qu'il soit r&#233;cup&#233;r&#233; au pays par la famille. Il n'y a plus plus vraiment de valises, mais plut&#244;t des relations d'homme &#224; homme, tous ces gens vivent et travaillent en r&#233;seaux, et passent des coups de fil : 40% de la t&#233;l&#233;phonie mobile est d&#251;e aux membres de la diaspora. Ils utilisent les t&#233;l&#233;phones mobiles ici, en France, avant de les laisser l&#224;-bas &#224; leurs parents, sous forme de cadeau ; ils &#233;quipent aussi les domiciles en t&#233;l&#233;phones fixes, et la plupart des t&#233;l&#233;centres ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es ou appartiennent &#224; des migrants : au lieu d'envoyer chaque mois de l'argent &#224; leurs parents, ils investissent dans quelque chose qui va g&#233;n&#233;rer des revenus et cr&#233;er des emplois. Pour ce qui est des usages, il y a beaucoup de radios s&#233;n&#233;galaises rediffus&#233;es sur le Net, et beaucoup de migrants appellent pour participer aux &#233;missions interactives et discuter de l'actualit&#233; culturelle, politique, sociale, c'est aussi un moyen de donner des nouvelles &#224; sa famille. Enfin, ils sont aussi de plus en plus nombreux &#224; utiliser Skype, y compris en famille, dans les cybercaf&#233;s, quand ils ont quelque chose d'important &#224; dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;InternetActu.net : Les op&#233;rateurs locaux repr&#233;sentent-ils une alternative prometteuse ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annie Ch&#233;neau-Loquay : Les fournisseurs d'acc&#232;s internet (une quinzaine au Mali, par exemple) sont g&#233;n&#233;ralement connect&#233;s &#224; l'internet via une antenne Vsat (Very small aperture terminal, voir &lt;a href=&#034;http://www.fing.org/index.php?num=3476,4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la fiche d'expertise : &#8220;L'internet par satellite&#8220;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
) : en principe c'est interdit, mais si les gros op&#233;rateurs, comme la Sonatel au S&#233;n&#233;gal, fournissaient un service correct, ils n'en auraient pas besoin ; alors c'est tol&#233;r&#233;. Les instances internationales ont voulu lib&#233;raliser le secteur, mais m&#234;mes privatis&#233;es, les anciennes soci&#233;t&#233;s publiques veulent garder leur monopole et, m&#234;me si elles ne donnent pas satisfaction, il est tr&#232;s difficile pour les petits op&#233;rateurs de s'installer. Le plus int&#233;ressant serait de d&#233;velopper la fibre optique, parce que c'est ce qu'il y a de plus fiable et de meilleure qualit&#233;, mais il faut tirer les c&#226;bles, et les prix sont beaucoup trop &#233;lev&#233;s. Toujours au S&#233;n&#233;gal, il y a &lt;a href=&#034;http://www.manobi.net/worldwide/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Manobi&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
, mont&#233;e par un Fran&#231;ais qui a commenc&#233; en faisant de l'acc&#232;s Wi-Fi pour les paysans. Des gens rel&#232;vent les prix sur les march&#233;s, ce qui permet aux paysans d'en &#234;tre tenus inform&#233;s par le Wap sur leurs t&#233;l&#233;phones mobiles. Mais peu de paysans l'utilisent et le service n'est pas encore profitable, l'entreprise se dirige donc vers d'autres services plus rentables. Les p&#234;cheurs, dont les associations sont tr&#232;s puissantes et qui contribuent notablement &#224; la richesse du S&#233;n&#233;gal, utilisent quant &#224; eux &#233;normement des t&#233;l&#233;phones cellulaires associ&#233;s &#224; la localisation GPS parce qu'ils peuvent t&#233;l&#233;phoner aux mareyeurs pour dire qu'ils arrivent avec tant de poissons, ou pour constituer des bases de donn&#233;es, mais ils ont encore des probl&#232;mes de relais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;InternetActu.net : Quelles diff&#233;rences faites-vous entre l'acc&#232;s aux r&#233;seaux en Afrique et en Asie ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annie Ch&#233;neau-Loquay : Les probl&#233;matiques ne sont pas les m&#234;mes : la premi&#232;re diff&#233;rence, c'est la d&#233;mographie, bien plus importante en Asie. Il y a aussi de grandes in&#233;galit&#233;s g&#233;ographiques, les villages africains &#233;tant souvent bien plus espac&#233;s, et moins peupl&#233;s. Il y a aussi le probl&#232;me de l'alphab&#233;tisation, et le fort taux d'illettrisme en Afrique. En milieu rural, cela devient une v&#233;ritable gageure en termes d'infrastructures et les entreprises priv&#233;es sont d'autant plus frileuses que le seuil de rentabilit&#233; est tr&#232;s difficile &#224; atteindre. Ce qui sert le plus en Afrique, c'est la voix : la radio y est pr&#233;pond&#233;rante, la t&#233;l&#233;phonie mobile explose, Skype fait un tabac... alors que l'internet, l'&#233;crit, c'est plus difficile, &#231;a s'adresse &#224; des gens cultiv&#233;s, ou &#224; des ONG, pas vraiment aux paysans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;InternetActu.net : Quid de l'internet en milieu rural, justement ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annie Ch&#233;neau-Loquay : Le milieu rural, c'est toujours ce qui int&#233;resse les gens, mais c'est quoi le milieu rural ? Quand on voit que l'Unesco place Tombouctou en milieu rural, alors qu'on y d&#233;nombre 50 000 habitants... D&#232;s qu'on sort des capitales, en Afrique, on parle de milieu rural, alors qu'il s'agit de villes secondaires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* parce que &#8220;l'intermittence est un fait de la vie &#224; cause, entre autres, du manque d'&#233;lectricit&#233;, ou des conditions climatiques adverses&#8220; (cf &lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/index.php?p=6052&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;notre dossier&lt;/a&gt;), un certain nombre de chercheurs et de prestataires de services travaillent aujourd'hui sur les notions de connexion intermittente, asynchrone ou hors temps r&#233;el &#224; l'internet, de sorte de pouvoir connecter de temps en temps aux r&#233;seaux des PC qui ne peuvent l'&#234;tre de tous temps, non plus qu'en temps r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Jean Marc Manach&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/?p=6071&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire l'aricle de la Fing , les liens et les r&#233;actions&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Acc&#232;s collectifs en milieu rural : le &#8220;far net&#8221; indien</title>
		<link>https://www.a-brest.net/article1647.html</link>
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		<dc:date>2005-08-14T10:09:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		<dc:creator>a-brest</dc:creator>
		



		<dc:subject>Creative commons</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans un article publi&#233; en mai 2000 dans le New York Times, on apprenait que le temple d'Embalam, pr&#232;s de Pondich&#233;ry, en Inde, disposait dor&#233;navant de deux portes. L'une, interdite aux castes inf&#233;rieures ainsi qu'aux femmes r&#233;gl&#233;es, permettait d'acc&#233;der au lieu de culte. L'autre, ouverte &#224; tous, donnait acc&#232;s &#224; une salle &#233;quip&#233;e de deux ordinateurs aliment&#233;s par des panneaux solaires. &lt;br class='autobr' /&gt; Reprise d'un article publi&#233; par Internet actu Dans : Articles - Par Jean-Marc Manach le 07/07/2005 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.a-brest.net/rubrique146.html" rel="directory"&gt;Dans le monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.a-brest.net/mot12.html" rel="tag"&gt;Creative commons&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans un article publi&#233; en mai 2000 dans le New York Times, on apprenait que le temple d'Embalam, pr&#232;s de Pondich&#233;ry, en Inde, disposait dor&#233;navant de deux portes. L'une, interdite aux castes inf&#233;rieures ainsi qu'aux femmes r&#233;gl&#233;es, permettait d'acc&#233;der au lieu de culte. L'autre, ouverte &#224; tous, donnait acc&#232;s &#224; une salle &#233;quip&#233;e de deux ordinateurs aliment&#233;s par des panneaux solaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Reprise d'un article publi&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Internet actu&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans : Articles - Par Jean-Marc Manach le 07/07/2005 &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(magazine en ligne sous &lt;a href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc/1.0/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;licence Creative Commons&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus qu'un symbole, cette juxtaposition d'une porte ferm&#233;e sur des rituels traditionnels et d'une fen&#234;tre ouverte sur la soci&#233;t&#233; de l'information t&#233;moigne bien de l'un des principaux enjeux de l'informatisation de certains territoires, et populations. De nombreux acteurs de la lutte contre la fracture num&#233;rique associent ainsi la promotion des NTIC avec celle de la place des minorit&#233;s, et des femmes en particulier, dans la soci&#233;t&#233;. Ne serait-ce que par ce que, form&#233;es &#224; l'utilisation des NTIC, elles peuvent esp&#233;rer pouvoir trouver un emploi mieux qualifi&#233;, grimper dans l'&#233;chelle sociale, voire, d'un point de vue plus prosa&#239;que, acqu&#233;rir une certaine &#034;valeur ajout&#233;e&#034; au moment de se marier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'acc&#232;s communautaire (et des femmes)...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette promotion de l'&#233;galit&#233; des chances et des sexes peut aussi avoir un impact &#233;conomique direct sur l'ensemble de la soci&#233;t&#233;. La Grameen Bank, au Bangladesh, s'est ainsi rendue c&#233;l&#232;bre pour avoir d&#233;montr&#233; la viabilit&#233; du micro-cr&#233;dit, et permis &#224; des millions de femmes (consid&#233;r&#233;es comme plus fiables quand vient l'heure de rembourser) de cr&#233;er leurs micro-entreprises. En 1997, elle se lan&#231;ait sur le march&#233;, d&#233;laiss&#233; par les autres op&#233;rateurs, de la t&#233;l&#233;phonie en milieu rural. En d&#233;cembre 2004, Grameen Phone comptait plus de 95000 abonn&#233;s qui, sur le principe des cabines publiques, louent l'utilisation de leur t&#233;l&#233;phone GSM acquis gr&#226;ce au micro-cr&#233;dit. Op&#233;ratrices t&#233;l&#233;phoniques itin&#233;rantes, ou bas&#233;es dans des &#034;kiosques&#034;, les &#034;Grameen phone ladies&#034; gagnent pr&#232;s de t ! rois fois plus d'argent que la moyenne nationale, et aident au d&#233;veloppement &#233;conomique : non seulement les communications t&#233;l&#233;phoniques co&#251;tent souvent moins cher que l'envoi d'un courrier postal ou qu'un d&#233;placement physique - sans parler des gains de temps -, mais une bonne moiti&#233; de ces communications a un but &#233;conomique. R&#233;sultat : alors que la quasi-totalit&#233; des villages bengalais ne disposaient pas de t&#233;l&#233;phone il y a 10 ans, ils disposent tous aujourd'hui de tels mobiles collectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les r&#233;gions non connect&#233;es des pays &#034;&#233;mergents&#034;, pauvres ou en &#034;voie de d&#233;veloppement&#034;, les probl&#232;mes de connectique sont autrement plus compliqu&#233;s que dans les pays d&#233;velopp&#233;s : peu ou pas d'infrastructure de t&#233;l&#233;communications, voire pas d'&#233;lectricit&#233; du tout. Les contenus locaux sont bien moins nombreux qu'en Occident, et nombreux sont ceux qui ne savent ni lire ni &#233;crire. Aussi l'acc&#232;s aux NTIC est-il conditionn&#233; au fait de r&#233;pondre, non pas tant &#224; la &#034;fracture num&#233;rique&#034; qu'&#224; des besoins vitaux. Il s'agit souvent moins de connecter des individus que des communaut&#233;s : il n'est pas rare, par exemple, qu'une seule et m&#234;me adresse e-mail soit utilis&#233;e par plusieurs personnes. Alors qu'en Occident l'objectif est que chacun puisse se connecter chez soi, et que les cybercaf&#233;s demeurent marginaux, dans les pays &#233;mergents, les points d'acc&#232;s publics &#224; l'internet sont bien souvent les seuls endroits o&#249; il ! est possible de se connecter aux r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appel&#233;s Cabina Publica Internet ou infocentro en Am&#233;rique du Sud, telecottage en Hongrie, Centres Communautaires Num&#233;riques au Mexique, t&#233;l&#233;centres (ou telecenters) un peu partout dans le monde (cf. Connected for Development : Information Kiosks and Sustainability, quatri&#232;me publication de l'United Nations Information and Communication Technologies - UN-ICT - Task Force), ils &#233;manent souvent d'ONG, voire de partenariats publics-priv&#233;s, rarement du seul secteur priv&#233;, tout du moins en milieu rural. Nombreux sont ceux qui, selon Annie Ch&#233;neau-Loquay, qui coordonne l'observatoire Africa'nti de l'insertion et de l'impact des TIC en Afrique, semblent aujourd'hui s'essoufler, faute de financement, de support technique et de soutien dans la dur&#233; ! e, mais aussi parce que leur mod&#232;le &#233;conomique, et leur implantation dans le tissu social local, t&#233;moignaient plus de visions occidentales qu'ils ne r&#233;pondaient aux besoins locaux. Dans les villages indiens, au contraire, ce mod&#232;le fait aujourd'hui flor&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'int&#233;r&#234;t des industriels et des gouvernements de connecter les paysans &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec 75% de ruraux pour plus d'un milliard de citoyens, mais seulement 40 millions d'abonnement au t&#233;l&#233;phone et 3 millions &#224; l'internet (alors que l'industrie informatique y est plus d&#233;velopp&#233;e que dans nombre de pays occidentaux), l'Inde est probablement le pays o&#249; l'acc&#232;s communautaire aux NTIC s'est le plus d&#233;velopp&#233;, notamment en milieu rural : on y d&#233;nombre ainsi 950 000 kiosques t&#233;l&#233;phoniques, mais aussi un tr&#232;s grand nombre de &#034;cabines&#034; (kiosques) internet. A la diff&#233;rence d'autres pays, il s'agit souvent d'initiatives locales, &#233;manant pour partie d'entreprises commerciales, voire de grands groupes &#233;conomiques, et non d'ONG occidentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TeNet, l'un des principaux acteurs industriels de ce secteur, s'est inspir&#233; du mod&#232;le &#233;conomique des kiosques t&#233;l&#233;phoniques - bas&#233;, &#224; l'instar de Grameen Phone, sur la cr&#233;ation, par des entrepreneurs locaux, de &#034;comptoirs&#034; franchis&#233;s - afin d'installer en milieu rural des kiosques multim&#233;dia, dans le cadre du projet SARI (Sustainable Access in Rural India). La soci&#233;t&#233; n-Logue, cr&#233;&#233;e pour l'occasion, forme tout d'abord des prestataires de services locaux (Local Service Provider - LSP) et leur vend pour 25 000 dollars la connectique, en l'occurence un syst&#232;me de boucle locale radio, corDECT, qui propose un acc&#232;s sans fil dans un rayon de 25 &#224; 30 km, soit l'&#233;quivalent de deux petites villes, et 400 villages. Les LSP recrutent ensuite des op&#233;rateurs dan ! s chaque ville ou village afin qu'ils y installent des kiosques multim&#233;dia. Le mat&#233;riel (ordinateur et logiciels traduits dans la langue locale, t&#233;l&#233;phone, imprimante, webcam et g&#233;n&#233;rateur &#233;lectrique) leur revient &#224; 1200 dollars -1310 avec l'option t&#233;l&#233;phonie-, 6 mois d'acc&#232;s illimit&#233; au Net compris (&#224; un d&#233;bit de 35 &#224; 70 kb/s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;n-Logue ne s'occupe pas que de l'infrastructure mat&#233;rielle, la soci&#233;t&#233; propose &#233;galement une foultitude de services : t&#233;l&#233;m&#233;decine, r&#233;unions et formations par vid&#233;oconf&#233;rence, portails agricoles avec conseils v&#233;t&#233;rinaires, pr&#233;visions m&#233;t&#233;o, ventes de tracteurs et de pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es, d&#233;livrance officielle de certificats (de naissance, de d&#233;c&#232;s, de cadastre), photos d'identit&#233; num&#233;riques, formations &#224; la bureautique ou &#224; destination des enfants, etc. Les illettr&#233;s peuvent &#233;galement b&#233;n&#233;ficier de l'aide des &#034;kiosquiers&#034; pour ce qui est d'envoyer des e-mails ou de chercher des informations, ainsi que d'autres prestations de service relevant plus de la m&#233;diation, voire de l'accompagnement social, que du seul petit commerce. n-Logue auraient ainsi connect&#233; pr&#232;s de 10 000 villages &#224; ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Akshaya, un partenariat public-priv&#233;, vient pour sa part de remporter le prix &#034;digital communities&#034; au festival Ars Electronica. En 3 ans, il aurait permis, dans le Kerala -l'un des moins &#034;d&#233;velopp&#233;s&#034; des Etats indiens-, l'installation de 6 000 &#034;centres d'information communautaires&#034; (dot&#233;s d'ordinateurs, imprimantes, fax, photocopieurs et d'un acc&#232;s &#224; l'internet) et la cr&#233;ation de 50 000 emplois. Consid&#233;r&#233; comme prioritaire par le gouvernement du Kerala, le programme ne se limite pas au seul d&#233;veloppement de l'infrastructure et des points d'acc&#232;s collectifs, mais vise aussi &#224; former aux NTIC une personne par foyer : 650 000 keralites auraient ainsi d&#233;j&#224; &#233;t&#233; form&#233;s ; l'&#233;tat comptant ! plus de 30 millions de citoyens, l'objectif est d&#233;sormais d'arriver au chiffre de 6 500 000 &#034;e-lettr&#233;s&#034;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de connectivit&#233;, Ashkaya s'adapte aux r&#233;alit&#233;s locales : c&#226;ble, satellite, fibre optique, boucle locale radio, WiFi et autres technologies sans fil dont l'objectif n'est pas tant de fournir une bonne bande passante (le cahier des charges parle d'un d&#233;bit maximum de 64kb/s) que de proposer, en sus des autres services aux personnes -du type de ceux propos&#233;s par n-Logue- un acc&#232;s &#224; l'internet. Car loin d'&#234;tre domin&#233;es, comme en Occident, par les outils de communication interpersonnels, les NTIC rev&#234;tent, dans les pays &#233;mergents o&#249; elles pourraient passer pour un &#034;luxe&#034;, un caract&#232;re bien plus terre &#224; terre. D'une part parce que la population n'est pas, de prime abord, en demande de telles technologies, d'autre part parce que la question n'est pas tant de donner acc&#232;s &#224; l'internet en tant que tel que d'am&#233;liorer le quotidien des citoyens, et de contribuer au d&#233;veloppement &#233;conomique du pays. Ce ! qui n'emp&#234;che pas de gagner de l'argent, l'offre de services en NTIC &#233;manant, notamment en Inde, essentiellement du secteur marchand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;e-Choupal, mod&#232;le &#233;conomique ou pi&#232;ge du &#034;d&#233;veloppement&#034; ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;e-Choupal a ainsi fait de l'informatisation des paysans hindis son fonds de commerce : traditionnellement, le Choupal est &#034;le march&#233;&#034;, l'endroit o&#249; ils se r&#233;unissent afin de s'informer sur la m&#233;t&#233;o, le cours des denr&#233;es qu'ils ont &#224; vendre, le prix des produits qu'ils voudraient acheter, et pour &#233;changer sur les meilleures fa&#231;ons de cultiver. Sa version &#233;lectronique, lanc&#233;e en juin 2000 par l'Indian Tobacco Company, l'un des principaux exportateurs agricoles indiens, a permis le d&#233;ploiement de 4200 kiosques connect&#233;s au r&#233;seau par modems t&#233;l&#233;phoniques et, de plus en plus, satellite. Tenus par les fermiers les plus &#034;respect&#233;s&#034; dans leurs communaut&#233;s, ils donnent acc&#232;s &#224; un portail d'informations, en hindi, et servent de place de march&#233; virtuelle dans plus de 29 000 villages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Promoteurs et observateurs du projet, plusieurs fois prim&#233;, s'accordent tous &#224; dire que tout le monde en profite. Voire : &#224; raison de 3 &#224; 6000 dollars d'investissement par kiosque (plus 100$ de maintenance annuelle), ITC s'assure effectivement la quasi-exclusivit&#233; de l'achat des produits &#224; relativement peu de frais (elle a rentabilis&#233; ses investissements en un an), tout en s'&#233;rigeant en interm&#233;diaire oblig&#233;, tant pour ce qui est de l'acc&#232;s aux informations que de la place de march&#233;. De l&#224; &#224; penser que les paysans puissent se retrouver pieds et poings li&#233;s par ITC, il n'y a qu'un pas d'autant plus facile &#224; franchir que la soci&#233;t&#233; aurait d&#233;j&#224; r&#233;orient&#233; la production, et les ventes, de plus de 50% des paysans dans les r&#233;gions o&#249; elle s'est implant&#233;e. Ce qui, en termes d'am&#233;nagement du territoire, de r&#233;forme agraire ou encore d'agriculture raisonn&#233;e ! pourrait s'av&#233;rer destructeur si le gouvernement, ou les paysans, ne parvenaient pas &#224; faire contre-poids aux objectifs commerciaux d'ITC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fermier &#034;respect&#233;&#034; qui tient le kiosque b&#233;n&#233;ficie quant &#224; lui d'une source de revenus suppl&#233;mentaires, et voit son autorit&#233; confort&#233;e, ce qui va d'ailleurs a priori totalement &#224; l'encontre de la promotion, cit&#233;e en exergue, des minorit&#233;s par le truchement des NTIC. Enfin, les autres fermiers peuvent acheter moins cher, de mani&#232;re group&#233;e, graines, engrais et autres produits agricoles, mais aussi, affirment les responsables d'e-Choupal, vendre leurs r&#233;coltes &#224; meilleur prix. D'ordinaire, ils passaient en effet par les traditionnels mandis, march&#233;s locaux mis en place par le gouvernement et tenus par des interm&#233;diaires (priv&#233;s) qui n'h&#233;sitaient pas &#224; les exploiter, &#224; tout le moins &#224; revoir les prix &#224; la baisse. En sus de faire gagner du temps, et de l'argent (en frais de transport, et pertes de temps), ce genre de services en ligne permettrait ainsi de lutter contre la corruption, palliant aux d&#233;ficiences des au ! torit&#233;s. Si de nombreux autres projets citent la lutte contre la corruption comme l'un des objectifs, et l'une des cons&#233;quences directes, de la promotion des NTIC dans les pays &#233;mergents, en l'esp&#232;ce, la main-mise d'ICT sur les paysans est telle que l'on est aussi en droit de s'interroger sur les nouvelles formes de f&#233;odalit&#233; qu'e-Choupal pourrait engendrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'intermittence au secours du service public &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services de type administration &#233;lectronique sont d'ailleurs pr&#233;cis&#233;ment ce qui rapporte le plus d'argent aux franchis&#233;s de Drishtee, mais aussi &#224; ses clients, &#224; en croire ses &#034;success stories&#034;. A l'origine de la cr&#233;ation de 300 kiosques desservant potentiellement 1.5 millions de villageois indiens, Drishtee ne propose pas d'acc&#232;s direct &#224; l'internet, mais &#224; une forme d'intranet dot&#233; d'une multitude de services et fonctionnant entre autres sur un syst&#232;me d'&#233;changes de disquettes. A d&#233;faut d'&#234;tre high tech, ce mode op&#233;ratoire semble par contre r&#233;pondre aux besoins exprim&#233;s par la population : une &#233;tude men&#233;e dans le cas du programme SARI a ainsi d&#233;montr&#233; qu'en milieu rura ! l, l'interactivit&#233; prime sur l'instantan&#233;it&#233; ou le &#034;temps r&#233;el&#034;. Ce qui ouvre de nombreuses perspectives, si tant est, comme le notait Francis Pisani, qu'il s'agit moins de proposer, en l'&#233;tat, aux pays &#233;mergents de b&#233;n&#233;ficier d'une connectivit&#233; continue, comme c'est le cas avec le haut-d&#233;bit en Occident, que de partir du postulat que &#034;l'intermittence est un fait de la vie &#224; cause, entre autres, du manque d'&#233;lectricit&#233;, ou des conditions climatiques adverses&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;First Mile Solutions, qui propose un mode d'acc&#232;s asynchrone &#224; l'internet, l'a bien compris. Son projet DakNet (dak signifie postal, en hindi) utilise un r&#233;seau de &#034;points mobiles d'acc&#232;s&#034; (MAPs) pour connecter, sans fil, 30 000 personnes dans 265 &#233;coles, cliniques et administrations, notamment en Inde et au Cambodge. Plut&#244;t que d'installer, en dur et en hauteur, une multitude de relais Wi-Fi, elle n'en pose que sur les bus qui relient quotidiennement la ville aux villages environnants, ainsi que sur des motos (ou encore un attelage tir&#233; par des boeufs), plus pratiques lors de la saison des pluies ou lorsque les routes sont impraticables. Lorsque le bus ou la moto passent &#224; proximit&#233; du village, le kiosque informatique qui s'y trouve se connecte en Wifi au MAP, qui, de retour en ville, synchronise les donn&#233;es et requ&#234;tes sur l'internet. Les utilisateurs peuvent ! s'&#233;changer des emails, b&#233;n&#233;ficient d'un syst&#232;me de messagerie vocale par IP ainsi que d'un moteur de recherche offline (TEK, pour &#034;Time Equals Knowledge&#034;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les initiateurs du projet, issus du MIT, estiment qu'avec 15 millions de dollars, ils pourraient &#233;quiper les 50 000 bus d&#233;servant les villages indiens, et donc toucher potentiellement 750 millions de ruraux. Loin de proposer un internet de seconde zone, &#224; vitesse r&#233;duite, cet exemple de ce que l'on nomme Delay-Tolerant Networking (DTN, ou &#034;r&#233;seaux tol&#233;rants aux retards&#034;) est doublement pertinent : bien moins cher (de l'ordre de 580$ par MAP, plus 185$ par kiosque, ordinateurs et relais wifi compris) qu'une connexion internet classique, il offre &#233;galement une bien meilleure bande passante (2,47 Mb/s en moyenne pour le MAP suivi de 256 kb/s pour la connexion satellite en ville, &#224; comparer aux 35/70 kb/s de n-Logue, dont les kiosques reviennent par ailleurs, &#224; eux seuls, &#224; 1200$).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'initiative du People's Emergency Center (PEC), un centre d'accueil pour sans-abris situ&#233; &#224; Philadelphie, pourrait elle aussi servir de mod&#232;le de d&#233;veloppement des NTIC aupr&#232;s des populations pauvres, ou pr&#233;caris&#233;es. Plut&#244;t que de se contenter d'installer un point d'acc&#232;s communautaire au Net, le PEC propose &#224; ceux qui ont &#233;t&#233; relog&#233;s dans le quartier un acc&#232;s &#224; l'internet &#224; haut d&#233;bit par Wi-Fi pour seulement 5$ par mois, tous les utilisateurs partageant ensuite une m&#234;me liaison lou&#233;e vers le reste de l'internet. De plus, et parce qu'il croulait sous les demandes de support technique, le PEC a aussi commenc&#233; &#224; former des jeunes en difficult&#233;s, &#224; qui il confie en fin de formation un PC recycl&#233;. Non seulement ceux-ci acqui&#232;rent une qualification professionnelle, mais ils font &#233;galement la tourn&#233;e des commer&#231;ants et entreprises locales afin de les initier au Net, et cr&#233;er leurs sites web. Et toute l'&#233;conomie du quartier ! en b&#233;n&#233;ficie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;centralisation du sans fil vs concentration des acc&#232;s collectifs &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un point de vue financier, et en termes d'am&#233;nagement du territoire, le sans fil est sans conteste la solution de choix pour les pays &#233;mergents et les territoires enclav&#233;s. Non seulement parce qu'il entra&#238;ne de substantielles &#233;conomies d'infrastructure (d'autant que c'est le fameux &#034;dernier kilom&#232;tre&#034; qui co&#251;te le plus cher), mais aussi parce qu'il permet de partager la bande passante, et de d&#233;mocratiser l'acc&#232;s aux r&#233;seaux : de nombreux acteurs de la lutte contre la fracture num&#233;rique avancent ainsi qu'il ne faut pas parler de &#034;dernier kilom&#232;tre&#034;, mais de &#034;premier kilom&#232;tre&#034;, ce qui a entre autres avantages d'&#234;tre moins condescendant, et de remettre l'utilisateur au coeur du processus de d&#233;veloppement des NTIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'ailleurs le credo d'Onno Purbo, qui, depuis qu'il a d&#233;missionn&#233; de l'Institut de technologie de Bandung en l'an 2000, se pr&#233;sente lui-m&#234;me comme un &#034;techno-rebelle&#034; : &#034;J'ai tent&#233; pendant des ann&#233;es d'inciter le gouvernement (indon&#233;sien) &#224; favoriser la diffusion de nouvelles technologies au lieu de dissuader les gens de les adopter&#034;, &#224; coups de normes, r&#233;gulations et taxes sur les connexions, notamment sans fil. Aujourd'hui, il parcourt le monde afin d'expliquer comment fabriquer des antennes Wi-Fi, pourquoi il est important de se connecter &#224; l'internet et d'y publier des documents dans sa langue maternelle : &#034;je produis des producteurs de connaissances qui, je l'esp&#232;re, produiront &#224; leur tour d'autres producteurs de connaissances&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui l'am&#232;ne &#224; pr&#233;f&#232;rer le mod&#232;le d&#233;centralis&#233; du Wi-Fi &#224; celui des t&#233;l&#233;centres, parce qu'il contribue &#224; rendre les gens autonomes, et que la multiplication des points d'acc&#232;s et des relais permet de faire baisser les co&#251;ts en termes de bande passante (voir Alternate Strategy To Deploy Fixed Wireless Broadband Services in Developing Countries, &#034;une strat&#233;gie alternative pour d&#233;velopper des services haut d&#233;bit sans-fil fixes dans les pays en d&#233;veloppement&#034;). Si l'on peut douter, en l'&#233;tat, de la viabilit&#233; du mod&#232;le de Purbo, du fait de la faible bande passante nationale de nombreux pays &#233;mergents, et du prix des PC, c'est par contre l'un des rares &#224; vouloir donner aux gens le contr&#244;le de leur acc&#232;s aux r&#233;seaux, &#224; les inciter &#224; &#234;tre acteur, et non seulement consommateur, du d&#233;veloppement des NTIC, et &#224; mettre l'accent sur la production de c ! ontenus, et non les seules prestations de services, de type Minitel, mises en place par les fournisseurs d'acc&#232;s collectifs priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant que, et sans pr&#233;juger de leurs qualit&#233;s, on peut tout de m&#234;me s'interroger sur la viabilit&#233;, &#224; long terme, des modes d'acc&#232;s collectifs aux r&#233;seaux qui font aujourd'hui l'ordinaire des pays &#233;mergents. Parce qu'en l'&#233;tat, les fournisseurs d'acc&#232;s, en situation de monopole, sont &#233;galement les seuls prestataires de services, qu'ils contr&#244;lent via leurs propres portails maison. Alors que l'internet est un r&#233;seau ouvert, ces acc&#232;s-l&#224;, collectifs mais priv&#233;s, sont on ne peut plus centralis&#233;s. Si fen&#234;tre ouverte sur le monde il y a, il faut pour cela, dans le cas d'e-Choupal par exemple, aller chez le fermier influent du village, qui lui-m&#234;me se connecte via un industriel qui ach&#232;te et vend les produits des paysans. Qui peut garantir que ce genre de prestataires ne ch ! ercheront pas un jour &#224; contr&#244;ler l'information, manipuler les cours, ou d&#233;tourner les donn&#233;es personnelles ? Entreprises priv&#233;es pour la plupart, elles remplissent des missions d'administration &#233;lectronique, et donc de service public, sans pour autant en apporter les garanties. Et quid des cons&#233;quences &#233;conomiques, sociales et politiques de ces situations de monopoles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marc Manach&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/index.php?p=6052&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le dossier, les liens et vos r&#233;actions sur le web&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le d&#233;veloppement passera-t-il par l'internet ou par le t&#233;l&#233;phone ?</title>
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&lt;p&gt;C'est &#224; croire que l'internet n'a plus la cote dans les pays pauvres. Les espaces num&#233;riques publics et autres cybercaf&#233;s subissent l'assaut de critiques toujours plus nombreuses. Comme dans d'autres pays, le mouvement pour l'acc&#232;s collectif semble s'essoufler, faute de perspectives, de financement dans la dur&#233;e, de mod&#232;le &#233;conomique. Quant aux modes d'acc&#232;s alternatifs &#224; l'internet, ils sont rest&#233;s, dans les PVD, des sp&#233;cimens, que nul, ou presque, n'est vraiment parvenu &#224; f&#233;conder et &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.a-brest.net/mot12.html" rel="tag"&gt;Creative commons&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est &#224; croire que l'internet n'a plus la cote dans les pays pauvres. Les espaces num&#233;riques publics et autres cybercaf&#233;s subissent l'assaut de critiques toujours plus nombreuses. Comme dans d'autres pays, le mouvement pour l'acc&#232;s collectif semble s'essoufler, faute de perspectives, de financement dans la dur&#233;e, de mod&#232;le &#233;conomique. Quant aux modes d'acc&#232;s alternatifs &#224; l'internet, ils sont rest&#233;s, dans les PVD, des sp&#233;cimens, que nul, ou presque, n'est vraiment parvenu &#224; f&#233;conder et &#224; g&#233;n&#233;raliser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Reprise d'un article publi&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Internet actu&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans : Opinions / Enjeux, d&#233;bats, prospective - Par Hubert Guillaud le 08/07/2005&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(magazine en ligne sous &lt;a href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc/1.0/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;licence Creative Commons&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les zones rurales des pays en voie de d&#233;veloppement, l'internet est distanc&#233; par le t&#233;l&#233;phone mobile. Les exemples de services et d'usages collectifs du t&#233;l&#233;phone en Afrique se multiplient : que ce soit celui des places de march&#233;s (comme Manobi ou DrumNet), de la g&#233;osurveillance (des animaux ou de l'environnement), ou de la t&#233;l&#233;m&#233;decine... Sans compter le succ&#232;s de Thuraya, le t&#233;l&#233;phone satellitaire africain. Autant d'exemples qui semblent souligner, &#224; court terme, l'impact et les avantages de la t&#233;l&#233;phonie mobile ou satellitaire, qui parvient plus facilement jusqu'&#224; l'usager (oralit&#233;) et qui a surtout l'avant ! age d'&#234;tre bien souvent d&#233;j&#224; disponible. Les rapports commencent &#224; s'accumuler. Comme le sugg&#233;rait il y a quelques mois The Economist, c'est &#224; croire que le t&#233;l&#233;phone mobile sera le nouvel Eldorado du d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, n'avions-nous pas entendu les m&#234;mes discours &#224; propos de l'internet il y a quelques ann&#233;es ? Savons-nous au fond regarder la mani&#232;re dont les r&#233;gions les plus pauvres du monde s'approprient les TIC et les objectifs qu'ils poursuivent ? Ne serions-nous pas, encore une fois, en train de projeter nos visions et nos pratiques des technologies ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car tout indique que les logiques diff&#232;rent. Dans nos contr&#233;es dites &#034;d&#233;velopp&#233;es&#034;, la lutte contre la &#034;fracture num&#233;rique&#034; vise avant tout l'&#233;galit&#233; de traitement des citoyens. Les outils de communication, les services en ligne, l'infrastructure technique, doivent b&#233;n&#233;ficier au plus grand nombre, &#224; demeure, afin que chacun acc&#232;de au statut &#034;d'usager&#034;. Ailleurs, l'objectif n'est pas de permettre l'acc&#232;s &#224; chacun ni d'assurer une quelconque &#233;galit&#233;, mais plut&#244;t de connecter des communaut&#233;s organis&#233;es, de mettre &#224; leur disposition un outil parmi d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; en Occident, l'usage communautaire semble &#234;tre un aboutissement du statut d'usager, un droit ultime - qui donne m&#234;me lieu &#224; une &#034;nouvelle &#233;conomie du partage&#034; comme le pense l'&#233;conomiste Yochai Benkler -, dans les pays &#233;mergents, l'usage communautaire est premier. Il est li&#233; aux vicissitudes et aux difficult&#233;s de la vie. La connexion n'est pas le moyen de parvenir &#224; l'&#233;change, au partage, &#224; une communaut&#233;, un r&#233;seau humain, mais plut&#244;t, le seul moyen d'acc&#232;der &#224; une &#233;conomie globalis&#233;e. On comprend alors qu'on pare au plus press&#233; et que le t&#233;l&#233;phone mobile ou satellitaire, d&#233;j&#224; disponible, devienne l'objet par lequel tout le d&#233;veloppement doive s'envisager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant &#224; regarder les enfants passer leur t&#234;te dans le trou du mur qui s&#233;pare ceux qui ont l'internet de ceux qui ne l'ont pas, il n'y a pas &#224; douter un instant de ce que l'internet peut apporter m&#234;me aux plus pauvres. Qu'on ne s'y trompe pas, l'information n'est pas un luxe qui vient apr&#232;s que les besoins primordiaux aient &#233;t&#233; satisfaits : c'est notamment par elle que passe l'&#233;volution &#233;conomique et sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hubert Guillaud&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.internetactu.net/index.php?p=6062&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#233;dito les liens et vos r&#233;actions en ligne&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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