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	<title>@ Brest</title>
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	<description>Relier et partager autour du web</description>
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xml:lang="fr"><title>les petits hackers, qu'est ce que c'est ?</title><link>http://www.a-brest.net/article13204.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.a-brest.net/article13204.html</guid> <dc:date>2013-05-22T20:26:26Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>Arnaud Yonnet</dc:creator> <description>Je vais vous parler d'un projet(activit&#233;) que j'ai initi&#233; : Les petits hackers. C'est un club de bidouille, de bricolage autour de l'informatique et de l'&#233;lectronique (sur du logiciel libre) &#224; destination des jeunes (9-18 ans). Il est port&#233; par l'association maison du libre. Avec maintenant un peu de recul et quelques ann&#233;es de fonctionnement(3ans env), je me suis dit qu'il &#233;tait temps de partager l'histoire cette tr&#232;s belle aventure. Tout a commenc&#233;, avec une envie de partager ma passion avec mes (...)
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&lt;a href="http://www.a-brest.net/rubrique226.html" rel="directory"&gt;Maison du libre&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je vais vous parler d'un projet(activit&#233;) que j'ai initi&#233; :&lt;strong&gt; Les petits hackers&lt;/strong&gt;. C'est un club de bidouille, de bricolage autour de &lt;strong&gt;l'informatique et de l'&#233;lectronique (sur du logiciel libre) &#224; destination des jeunes (9-18 ans)&lt;/strong&gt;. Il est port&#233; par l'association maison du libre. Avec maintenant un peu de recul et quelques ann&#233;es de fonctionnement(3ans env), je me suis dit qu'il &#233;tait temps de partager l'histoire cette tr&#232;s belle aventure.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;table border=&quot;0&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L100xH41/LOGOS_PL_Gue086f-39427.jpg&quot; alt=&quot;LOGOS_PL_Guerin_01.png&quot; style='float: right; margin: 0 0 1em 1em;' title=&quot;LOGOS_PL_Guerin_01.png, mai 2013&quot; width='100' height='41' /&gt;
&lt;/td&gt;&lt;td&gt; &lt;br /&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; &lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L51xH38/mdl29_tjpg-66338-7240f.jpg&quot; alt=&quot;mdl29.jpg&quot; style='float: left; margin: 0 1em 1em 0;' title=&quot;mdl29.jpg, mai 2013&quot; height='38' width='51' /&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233;, avec &lt;strong&gt;une envie de partager ma passion avec mes enfants&lt;/strong&gt;. Non ce n'est pas du jardinage ou de la poterie, mais bien de l'informatique. Seulement les enfants avaient un ou deux copains qui &#233;taient eux aussi int&#233;ress&#233;. Alors plut&#244;t que d'organiser cela chez moi, j'ai pr&#233;f&#233;r&#233; lancer cette activit&#233; dans une structure de quartier, le &lt;a href=&quot;http://plguerin.infini.fr/&quot;&gt;Patronage La&#239;que Gu&#233;rin (PLG)&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La logistique &#233;tant g&#233;r&#233;e par le patronage (ex:les inscriptions, contacter les jeunes ...etc), j'ai pu me consacrer qu'au contenu de l'activit&#233; . Et c'est comme &#231;a, que tous les samedi matin, des jeunes de dix ans environs se sont rencontr&#233;s. Ils ont pu d&#233;couvrir les diff&#233;rents &#233;l&#233;ments d'un pc, les bases de la programmation shell, ils connaissent VI. Sur ce point, Je tiens a pr&#233;ciser que&lt;strong&gt; VI est un excellent logiciel p&#233;dagogique&lt;/strong&gt;. si, si !!! Les jeunes apprennent &#224; se poser, &#224; &#233;couter les consignes et &#224; r&#233;fl&#233;chir avant d'agir. Ils n'ont pas le choix sinon &#231;a ne marche pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'activit&#233; de petits hackers a donc d&#233;but&#233; au PL Gu&#233;rin, ceci a permis &#224; d'autres jeunes de venir nous rejoindre. C'&#233;tait un de mes objectifs, c'est &#224; dire que &lt;strong&gt;mes enfants rencontrent des jeunes ayant les m&#234;me affinit&#233;s sur le num&#233;rique&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Seulement, au bout de deux ans, je ne pouvais plus g&#233;rer les nouveaux et les anciens. Les niveaux &#233;taient trop disparates. Alors,&lt;strong&gt; les copains de la maison du libre, m'ont propos&#233;s de mettre en place un deuxi&#232;me groupe&lt;/strong&gt; le samedi apr&#232;s midi. Ils ont ainsi pu continuer leur d&#233;couverte : le javascript , le html 5, le trucage vid&#233;o... etc&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L240xH158/8199816386_546d0-2ebd0.jpg&quot; alt=&quot;8199816386_55c28231df_595.jpg&quot; style='display:block; margin:0 auto;' title=&quot;8199816386_55c28231df_595.jpg, mai 2013&quot; width='240' height='158' /&gt;&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Pendant les petit hackers, tr&#232;s souvent&lt;strong&gt; quelques parents (un ou deux) restent pour bricoler avec leurs enfants&lt;/strong&gt; . Ce fut le cas avec le papa de Hypolite qui venait le samedi matin dans mon groupe. Hypolite et son p&#232;re sont arriv&#233;es au moment de l'initiation l'&#201;lectronique avec Arduino (c'est une carte &#233;lectronique libre). Puis il a propos&#233; de travailler sur un robot. Il n'y avait qu'un pas a franchir pour cr&#233;er un troisi&#232;me groupe. Il fut franchit cette ann&#233;e. &lt;strong&gt;Nous avons donc maintenant un groupe qui travaille sur la robotique.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voila comment nous sommes pass&#233; d'un petit groupe de 4 individus &#224; trois groupes d'une dizaine de participants soit un total d'une trentaine de jeune .&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour faire conna&#238;tre un peu les petits hackers, nous organisons des &#233;v&#233;nements, comme l'Open Bidouille Camp Junior. C'est un &#233;v&#233;nement ou les bricoleurs en herbes viennent montrer leur savoir faire. Il &#233;tait assez amusant et plaisant de voir les ados dispenser un cours sur Blender ou sur le shell &#224; un groupe d'adulte.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;table border=&quot;0&quot;&gt;
&lt;caption&gt; &lt;br /&gt;&lt;/caption&gt;
&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L240xH220/balaiFondVer4e70-1b2c0.jpg&quot; alt=&quot;balaiFondVert.jpg&quot; style='display:block; margin:0 auto;' title=&quot;balaiFondVert.jpg, mai 2013&quot; width='240' height='220' /&gt;
&lt;/td&gt;&lt;td&gt; &lt;br /&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt; &lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L218xH218/Capture_du_23001-e179c.jpg&quot; alt=&quot;Capture_du_2013_04_13_11_36_10-300x300.png&quot; style='display: block; margin: 0 auto;' title=&quot;Capture_du_2013_04_13_11_36_10-300x300.png, mai 2013&quot; height='218' width='218' /&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour la suite, nous avons quelques id&#233;es de fond pour avoir quelques objectifs comme la r&#233;alisation d'une course d'a&#233;roglisseur, un combat de robot ou la cr&#233;ation d'un jeu g&#233;olocalise en html5.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors si au d&#233;but la volont&#233; d'animer ce groupe &#233;tait l'envie de faire avec mes enfants (c'est toujours le cas), j'y ai trouv&#233; quelques raisons suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Aujourd'hui, il n'y a pas de club pour nos jeunes passionn&#233;s. Certes les structures de quartier mettent en place quelques trucs, mais c'est trop souvent inadapt&#233; pour ces jeunes l&#224; . Ces jeunes veulent savoirs comment &#231;a marche, et &lt;strong&gt;seuls des amateurs &#233;clair&#233;s et/ou des professionnels(informaticien, &#233;lectronicien) peuvent &#234;tre en mesure de leur donner ce qu'ils recherchent.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L240xH240/LPH2_sjpg-eaea8a-dfae6.jpg&quot; alt=&quot;LPH2.jpg&quot; style='display:block; margin:0 auto;' title=&quot;LPH2.jpg, mai 2013&quot; width='240' height='240' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Ils vivent ensemble une passion.&lt;/strong&gt; Ce sont des jeunes, parlant de tout et de rien mais parlant le m&#234;me langage . les mots disque dur, RAM, Java, android, vi sont compris par tous. Ce qui pour certain d'entre eux n'est pas le cas dans leur milieu social.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Il est important de pr&#233;parer l'avenir. Et en ne travaillant que sur du libre, en montrant ce qu'est le partage du temps, de la connaissance, des id&#233;es, en montrant ce que c'est de travailler ensemble la coop&#233;ration, collaboration etc ... nous leurs proposons une autre voie, une autre fa&#231;on de penser. Essayer de d&#233;mocratiser le libre aupr&#232;s des adultes c'est pas mal,&lt;strong&gt; mais si tous les libristes montaient un club informatique/ &#233;lectronique , nous proposerions une autre voie &#224; une g&#233;n&#233;ration compl&#232;te&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Et enfin, le bonheur que d'expliquer quelque chose et de voir leurs t&#234;tes se renfoncer dans les &#233;paules, leurs sourcils fron&#231;aient et d'un coup voir leur visage s'illuminer comme si ils avaient d&#233;couvert la v&#233;rit&#233; absolu .&lt;strong&gt; Ces moments l&#224; sont tellement magique que c'est une vrai motivation pour continuer.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L240xH240/lph_sjpg-479479c-317d6.jpg&quot; alt=&quot;lph.jpeg&quot; style='display:block; margin:0 auto;' title=&quot;lph.jpeg, mai 2013&quot; width='240' height='240' /&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La maison du libre a cherch&#233; d'autres groupes comme les petits hackers, avec l'id&#233;e d'organiser des &#233;changes, pr&#233;parer des rencontres ...etc. H&#233;las, cette recherche fut infructueuse, &#224; croire que nous sommes les seuls en France.&lt;strong&gt; Donc si vous connaissez d'autres petits hackers, ou bien vous voulez un coup de main pour un monter un, n'h&#233;sitez pas a me contacter. &lt;/strong&gt; arnaud[point]yonnet[at]mdl29[point]net&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://arnaud.yonnet.mdl29.net/index.php?post/2013/05/02/les-petits-hackers%2C-un-concept-%C3%A0-democratiser" class="spip_out"&gt;http://arnaud.yonnet.mdl29.net/inde...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>M&#233;diaSpip, d&#233;marrage effectif d'une communaut&#233; globale</title><link>http://www.a-brest.net/article13197.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.a-brest.net/article13197.html</guid> <dc:date>2013-05-22T08:37:47Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>Bij de Brest</dc:creator> <description>Suite &#224; la rencontre du jeudi 16 mai 2013 &#224; Brest, date de d&#233;marrage de la communaut&#233; M&#233;diaSpip, plusieurs &#233;l&#233;ments posant le cadre ont &#233;t&#233; propos&#233;s et collectivement act&#233;s. Cette rencontre impliquait sur trois jours (en plus de la &quot;grand groupe&quot; du 16 mai) : l'association Infini la Cyberbase de Morlaix Quentin Drouet le d&#233;veloppeur de M&#233;diaSpip des usagers du service M&#233;diaSpip brestois, le BIJ de Brest Ces trois jours ont confirm&#233;s la diversit&#233; des usages existants autour de M&#233;diaSpip et le (...)
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&lt;a href="http://www.a-brest.net/rubrique152.html" rel="directory"&gt;Multim&#233;dia au pays de Brest&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Suite &#224; la rencontre du jeudi 16 mai 2013 &#224; Brest, date de d&#233;marrage de la communaut&#233; M&#233;diaSpip, plusieurs &#233;l&#233;ments posant le cadre ont &#233;t&#233; propos&#233;s et collectivement act&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette rencontre impliquait sur trois jours (en plus de la &quot;grand groupe&quot; du 16 mai) :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; l'association &lt;a href=&quot;http://www.infini.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Infini&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la &lt;a href=&quot;http://cyberbase.agglo.morlaix.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Cyberbase de Morlaix&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Quentin Drouet le d&#233;veloppeur de &lt;a href=&quot;http://www.mediaspip.net/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;M&#233;diaSpip&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; des usagers du service M&#233;diaSpip brestois, &lt;/li&gt;&lt;li&gt; le BIJ de Brest&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ces trois jours ont confirm&#233;s la diversit&#233; des usages existants autour de M&#233;diaSpip et le besoin de faire avancer le projet de mani&#232;re collective. Ils ont permis d'asseoir le lien n&#233;cessaire entre les acteurs pour f&#233;d&#233;rer les &#233;nergies tant au niveau local que sur une &#233;chelle plus globale. Ils ont en outre confirm&#233; le besoin d'outils et de services d&#233;connect&#233;s des flux centralis&#233;s de diffusion de m&#233;dias sur le net.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;changes ont port&#233;s sur : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; les usages locaux (services propos&#233;s sur Brest et Morlaix)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'&#233;tat et les perspectives des d&#233;veloppements de M&#233;diaSpip en tant qu'outil&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'administration technique des &lt;i&gt;fermes&lt;/i&gt; M&#233;diaSpip&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la cr&#233;ation d'espaces communs d'&#233;change et de mutualisation des ressources autour de l'outil dans le cadre du d&#233;marrage de la communaut&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2&gt;M&#233;diaSpip, un d&#233;veloppement dans le cadre de l'&#233;conomique du Logiciel Libre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques constats&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; M&#233;diaSpip est un projet sous licence Libre et fonctionne en bonne partie sur l'&#233;conomie du don, en parall&#232;le de commandes sp&#233;cifiques sous forme de prestations&lt;/li&gt;&lt;li&gt; utiliser M&#233;diaSpip revient &#224; int&#233;grer de fait ce syst&#232;me de d&#233;veloppement&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'efficacit&#233; d'un tel mod&#232;le passe par la contribution d'une communaut&#233; de personnes. L'int&#233;r&#234;t individuel (utilisation de l'outil) rejoint l'int&#233;r&#234;t collectif (partage des savoirs, cr&#233;ations de ressources p&#233;dagogiques, propositions d'innovations)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2&gt;Un nouveau service M&#233;diaSpip de territoire au Pays de Morlaix&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Sol&#232;ne Cousse, M&#233;diatrice num&#233;rique a fait part du d&#233;marrage d'un service M&#233;diaSpip sur le Pays de Morlaix, propos&#233; par la Cyberbase (&lt;a href=&quot;http://cyberbase.agglo.morlaix.fr/&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://cyberbase.agglo.morlaix.fr&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce service &#233;largi les usages sur un nouveau territoire et permet un accompagnement direct pour les usagers. En outre il constitue une passerelle d'usages suppl&#233;mentaires entre les Pays de Brest et Morlaix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Pour demander l'acc&#232;s &#224; ce services : &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Espace Cyber-base Point Formation de Morlaix - Sol&#232;ne Cousse&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Z.A La Boissi&#232;re - Rue Jean Ca&#235;rou - 29600 - MORLAIX &lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;l : 02 98 15 15 95 - solene.cousse@agglo.morlaix.fr - &lt;a href=&quot;http://cyberbase.agglo.morlaix.fr/&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://cyberbase.agglo.morlaix.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Un service M&#233;diaSpip sur le Pays de Brest&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Une trentaine de sites M&#233;diaSpip sont h&#233;berg&#233;s par l'association Infini qui proposent un accompagnement aux usages et travaille avec l'association &lt;a href=&quot;http://www.canaltizef.infini.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Canal Ti Zef&lt;/a&gt; sur l' accompagnement technique concernant la vid&#233;o (formats d'encodages, ...).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Pour demander l'acc&#232;s &#224; ce service&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Association INFINI - Aude Barth&#233;lemy&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
6 rue de Pen Ar Creac'h&lt;br class='autobr' /&gt;
29200 BREST&lt;br class='autobr' /&gt;
02 98 80 47 51 / contact@infini.fr &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.infini.fr/&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.infini.fr/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&quot;http://media.infini.fr/&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://media.infini.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Un calendrier pr&#233;visionnel de sorties de versions de M&#233;diaSpip&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actuellement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; version 0.1 : la version en cours chez Infini &#224; Brest&lt;/li&gt;&lt;li&gt; version 0.2 : la version en cours &#224; la Cyberbase de Morlaix&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Juin/d&#233;but juillet 2013&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Migration chez Infini vers la version 0.2&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; passage &#224; Spip 3.0 &lt;/li&gt;&lt;li&gt; stabilisation de l'existant&lt;/li&gt;&lt;li&gt; am&#233;liorations sur les th&#232;mes, aspects graphiques&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ajout de la fonctionnalit&#233; Alerte&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Oembed : coupler M&#233;diaSpip / Spip &lt;/li&gt;&lt;li&gt; ...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin septembre 2013&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;version 0.3 : migration chez Infini / Cyberbase de Morlaix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; nouvelles fonctionnalit&#233;s activables&lt;/li&gt;&lt;li&gt; import en masse et &#233;dition par lot&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ajout du syst&#232;me de collection&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ajout d'un ou deux th&#232;me(s) graphiques&lt;/li&gt;&lt;li&gt;...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Janvier 2014&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;version 0.4 : int&#233;gration des nouveaux d&#233;veloppements en cours&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; import par lot d'auteurs, ...&lt;/li&gt;&lt;li&gt; publication via Dropbox, courriel, ...&lt;/li&gt;&lt;li&gt; lot non fix&#233;, d&#233;pendra des demandes, possibilit&#233;s techniques et &#233;changes sur la liste de discussion&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h2&gt;Une perspective de M&#233;diaSpip en breton &lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Suite &#224; une demande de l'association &lt;a href=&quot;http://www.canaltizef.infini.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Canal Ti Zef&lt;/a&gt;, un &#233;change a eu lieu sur la traduction de M&#233;diaSpip en breton. Jug&#233;e int&#233;ressante, l'id&#233;e suppose un gros travail linguistique &#224; l'instar des travaux men&#233;s sur l'anglais et l'espagnol.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette id&#233;e reste &#224; creuser, elle n&#233;cessite une implication de traduction forte ainsi qu'un d&#233;veloppement du cot&#233; de l'outil de traduction Spip (&lt;a href=&quot;http://trad.spip.net/&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://trad.spip.net/&lt;/a&gt;) mais est tout &#224; fait envisageable.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Une liste de discussion globale pour &#233;changer sur les usages&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;M&#233;diaSpip est d&#233;sormais au c&#339;urs des usages de divers projets sur les territoires, h&#233;berg&#233;s &#224; Brest (Association Infini) et Morlaix (Cyberbase) ou via les plateformes &lt;a href=&quot;http://mediaspip.net/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;mediaspip.net&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.arscenic.tv/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;arscenic.tv&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une liste de discussion (&lt;strong&gt;communaute@listes.mediaspip.net&lt;/strong&gt;) a &#233;t&#233; cr&#233;e pour permettre de mettre en r&#233;seaux tous les usagers de M&#233;diaSpip et mutualiser les discussions autour des usages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;La liste de discussion est fait pour : &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; exposer ses propres questions sur l'utilisation de M&#233;diaSpip et apporter r&#233;ponses &#224; celles des autres&lt;/li&gt;&lt;li&gt; discuter de points d'innovation ou d'am&#233;liorations&lt;/li&gt;&lt;li&gt; diffuser de l'information autour d'&#233;v&#232;nements M&#233;diaSpip et partager ses ressources p&#233;dagogiques&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour s'abonner &#224; la liste, se rendre sur &lt;a href=&quot;http://www.mediaspip.net/spip.php?page=newsletter&quot; class='spip_out' rel='external'&gt; : http://www.mediaspip.net/spip.php?page=newsletter&lt;/a&gt; (cocher la case M&#233;diaSpip communaut&#233;)&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Un espace pour remonter des probl&#232;mes, proposer des am&#233;liorations ou des innovations autour de M&#233;diaSpip&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;N&#233;cessite la cr&#233;ation d'un compte gratuit sur &lt;a href=&quot;http://www.mediaspip.net/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;mediaspip.net&lt;/a&gt; &#224; &lt;a href=&quot;http://www.mediaspip.net/spip.php?page=inscription&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.mediaspip.net/spip.php?page=inscription&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un syst&#232;me de tickets permet d'alerter l'&#233;quipe de d&#233;veloppement et est accessible &#224; &lt;a href=&quot;http://www.mediaspip.net/spip.php?page=editer_ticket&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.mediaspip.net/spip.php?page=editer_ticket&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Un espace de documentation centralis&#233;, modifiable par tous&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;veloppement d'une application et sa p&#233;rennit&#233; passe par la r&#233;alisation d'une documentation. &lt;br class='autobr' /&gt;
La documentation modifiable en mode wiki, est accessible &#224; &lt;a href=&quot;https://www.mediaspip.net/documentation&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;https://www.mediaspip.net/documentation&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La communaut&#233; locale Brest-Morlaix a &#233;voqu&#233; la pertinence de faire des tutoriaux vid&#233;os (Screencasts), ils interviendront en compl&#233;ment de la documentation &#233;crite.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Pour toute question relative &#224; l'outil&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Contacter : &lt;a href=&quot;https://www.mediaspip.net/spip.php?page=contact&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;https://www.mediaspip.net/spip.php?page=contact&lt;/a&gt; (contact)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>Des droits &#224; payer pour consulter Internet ?</title><link>http://www.a-brest.net/article13194.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.a-brest.net/article13194.html</guid> <dc:date>2013-05-21T19:05:14Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>Mich&#232;le Battisti</dc:creator> <description>Les rebondissements du proc&#232;s Meltwater au Royaume-Uni donnent &#224; nouveau l'occasion de s'interroger sur la l&#233;galit&#233; d'une consultation de pages web sans licence ad hoc. Un feuilleton passionnant que ce proc&#232;s fait au Royaume-Uni par la presse &#224; un prestataire de veille ! Apr&#232;s une d&#233;cision en premi&#232;re instance, puis par une cour d'appel, la Cour Supr&#234;me saisie transf&#232;re la question &#224; la Cour de justice de l'Union europ&#233;enne (CJUE), mais non sans avoir longuement analys&#233; le sujet. De quoi s'agit-il ? (...)
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&lt;a href="http://www.a-brest.net/rubrique111.html" rel="directory"&gt;Mich&#232;le Battisti&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;a title=&quot;Browsing the bookstore. Hogret-stock. CC by-nc-sa&quot; href=&quot;http://hogret-stock.deviantart.com/art/Browsing-the-bookstore-259934043&quot;&gt;&lt;img class='alignleft size-full wp-image-9975' alt=&quot;Browsing the bookstore. Hogret-stock. CC by-nc-sa&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L380xH368/browsingjpg-14ef-a050e.jpg&quot; width='380' height='368' /&gt;&lt;/a&gt;Les rebondissements du proc&#232;s Meltwater au Royaume-Uni donnent &#224; nouveau l'occasion de s'interroger sur la l&#233;galit&#233; d'une consultation de pages web sans licence &lt;i&gt;ad hoc&lt;/i&gt;.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un feuilleton passionnant que ce proc&#232;s fait au Royaume-Uni par la presse &#224; un prestataire de veille ! Apr&#232;s une d&#233;cision en &lt;a href=&quot;http://www.paralipomenes.net/archives/3037&quot;&gt;premi&#232;re instance&lt;/a&gt;, puis par &lt;a href=&quot;http://www.paralipomenes.net/archives/6298&quot;&gt;une cour d'appel&lt;/a&gt;, la Cour Supr&#234;me saisie transf&#232;re la question &#224; la Cour de justice de l'Union europ&#233;enne (CJUE), mais non sans avoir &lt;a href=&quot;http://www.supremecourt.gov.uk/decided-cases/docs/UKSC_2011_0202_Judgment.pdf&quot;&gt;longuement analys&#233; le sujet&lt;/a&gt;.&lt;span id=&quot;more-9974&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h5 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;De quoi s'agit-il ? &lt;/b&gt;&lt;/h5&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Meltwater propose un service payant de diffusion s&#233;lective de l'information (DSI) constitu&#233; &#224; partir de mots-cl&#233;s trouv&#233;s dans la presse en ligne. Pour r&#233;aliser ce service, qui implique des copies d'&#339;uvres prot&#233;g&#233;es, en l'occurrence des articles de presse, Meltwater paie, sans surprise, des droits.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#171; &lt;i&gt;It is common ground that Meltwater agreed to take a licence from the publishers of the newspapers to provide their service on terms which have been settled by the Copyright Tribunal &#187;, &lt;/i&gt;rel&#232;ve-t-on dans l&lt;a href=&quot;http://www.supremecourt.gov.uk/decided-cases/docs/UKSC_2011_0202_Judgment.pdf&quot;&gt;a d&#233;cision d&#233;taill&#233;e de la Cour supr&#234;me du 17 avril 2013&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les clients paient aussi des droits d'auteur pour &lt;a href=&quot;http://www.paralipomenes.net/archives/3037&quot;&gt;les titres munis de liens&lt;/a&gt; &lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Users/michele/Documents/Documents/Documents%20-%20Copie/Paralipom%C3%A8nes/Lien%20hypertexte%20Meltwater%20mai%202013.docx#_ftn1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; qui contiennent leurs mots-cl&#233;s et qui leur sont envoy&#233;s par e-mail.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#171; &lt;i&gt;It is also common ground, and has been from an early stage of these proceedings, that Meltwater's customers require a licence to receive the service in its present form. This is because in its present form the service automatically involves the transmission of the monitoring report by e-mail. The email copy is not temporary. It is stored on the recipient's hard drive until the end-user chooses to delete it &#187;, &lt;/i&gt;rel&#232;ve-t-on, en effet, aussi&lt;i&gt;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est sur ce dernier point que r&#233;side la question pos&#233;e : la nature &#233;ph&#233;m&#232;re ou non de la copie dont disposent les clients.&lt;/p&gt;
&lt;h5 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Des droits pour consulter des pages en ligne ? &lt;/b&gt;&lt;/h5&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour la Cour supr&#234;me du Royaume-Uni, la question est de savoir, en effet, si des droits sont &#233;galement requis lorsque les clients consultent cette m&#234;me s&#233;lection de titres et de liens sur le site du prestataire. En consultant les pages web, ne cr&#233;ent-ils pas une copie cache des documents sur leur mat&#233;riel de lecture ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La directive europ&#233;enne sur le droit d'auteur est pourtant claire. Son article 6.1 indique que les copies &#171; &lt;i&gt;provisoires (1) qui sont transitoires ou accessoires (2) et constituent une partie int&#233;grante et essentielle d'un proc&#233;d&#233; technique (3) et dont l'unique finalit&#233; est de permettre : a) une transmission dans un r&#233;seau entre tiers par un interm&#233;diaire, ou b) une utilisation licite d'une oeuvre ou d'un objet prot&#233;g&#233; (4), et qui n'ont pas de signification &#233;conomique ind&#233;pendante (5)&lt;/i&gt; &#187; sont des exceptions au droit d'auteur (si les 5 conditions sont remplies) et ce, dans les tous les pays de l'Union car il s'agit d'une exception qu'il est obligatoire de transposer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et, s'il y avait un doute, le consid&#233;rant 33 de cette directive pr&#233;cise qu'il s'agit notamment d'actes qui &#171; &lt;i&gt;permettent le survol (browsing), ainsi que les actes de pr&#233;lecture dans un support rapide (caching), y compris ceux qui permettent le fonctionnement efficace des syst&#232;mes de transmission &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h5 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;Pourquoi donc ces questions ? &lt;/b&gt;&lt;/h5&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le mod&#232;le &#233;conomique, bien s&#251;r, car il n'y aurait pas de droits &#224; payer par les clients qui consultent en ligne des articles librement accessibles sur le web &lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Users/michele/Documents/Documents/Documents%20-%20Copie/Paralipom%C3%A8nes/Lien%20hypertexte%20Meltwater%20mai%202013.docx#_ftn2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt;, du moins tant que ceux-ci n'impriment pas et ne t&#233;l&#233;chargent pas les articles qui les int&#233;ressent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;S'il s'agit bien d'une copie technique, provisoire, est-elle vraiment accessoire et surtout sans &#171; &lt;i&gt;signification &#233;conomique&lt;/i&gt; &#187; ? S'agit-il d'une &#171; &lt;i&gt;utilisation licite&lt;/i&gt; &#187; et dans ce cas, retenir que l'ayant droit ne l'a pas express&#233;ment autoris&#233;e, notamment &lt;a href=&quot;http://www.paralipomenes.net/archives/6298&quot;&gt;au regard des conditions g&#233;n&#233;rales des sites (CGU) qui, bien souvent, n'autorisent qu'une utilisation personnelle et non commerciale &lt;/a&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour les juges britanniques de premi&#232;re instance et d'appel, l'internaute consultant volontairement ces pages sur le site du prestataire implique la n&#233;cessit&#233; d'une licence. Il n'y aurait pas de &#171; &lt;i&gt;survol&lt;/i&gt; &#187; tel que consid&#233;r&#233; dans la directive europ&#233;enne, ce dernier ne s'appliquant qu'aux processus purement techniques, cr&#233;&#233;s et (important) supprim&#233;s imm&#233;diatement, les finalit&#233;s du processus atteintes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais, note la Cour supr&#234;me, lire un document sans en avoir l'autorisation n'a jamais &#233;t&#233; une infraction au droit d'auteur. Ce n'est que sa mise &#224; disposition qui est une contrefa&#231;on. L'usage personnel et non commercial vis&#233; par les CGU ne serait, dans les faits, que la copie et l'usage &#224; des fins priv&#233;es (mais a&lt;a href=&quot;http://www.pcinpact.com/news/64946-royaume-uni-hadopi-exceptions-copie-privee-auteurs.htm&quot;&gt;u Royaume-Uni, la copie priv&#233;e n'existait pas&lt;/a&gt; ; voir &lt;a href=&quot;http://www.la-sofia.org/sofia/Adherents/lang/fr/cpn.jsp&quot;&gt;l&#224; aussi&lt;/a&gt;) et nous sommes ici dans un cadre non priv&#233; (si l'on admet que l'activit&#233; professionnelle n'est pas un usage priv&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Faudrait-il avoir une licence pour lire sur internet ? Telle est la question troublante pos&#233;e &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt; par ce proc&#232;s. Mais le mot-cl&#233; ici ne serait-il pas &#171; &lt;i&gt;client &lt;/i&gt; &#187; ? Toutes ces questions ne sont-elles pas pos&#233;es car il s'agit d'un service commercial ? Le probl&#232;me aurait pu, certes, &#234;tre r&#233;solu si des droits &#233;taient pay&#233;s par les clients de Meltwater pour consulter les pages les concernant propos&#233;es en acc&#232;s r&#233;serv&#233; (j'imagine) sur le site de ce prestataire (il a bien &#233;t&#233; admis qu'une telle licence &#233;tait n&#233;cessaire pour lire les articles accessibles qu'aux abonn&#233;s du site de presse concern&#233; qui, lui, dispose des droits). Mais sur quel fondement puisqu'il n'y a pas de copie &#8211; hors copie technique, provisoire &#8230; &#8211; de leur part ? Telle reste la question.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La Cour supr&#234;me rel&#232;ve que la copie cache ne dispara&#238;t pas imm&#233;diatement, que la Cour de justice de l'Union europ&#233;enne a d&#233;j&#224; statu&#233; sur l'usage licite de la copie provisoire, notamment dans un &lt;a href=&quot;http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:62008CJ0403:FR:HTML&quot;&gt;arr&#234;t Football Association Premier League&lt;/a&gt; du 4 octobre 2011 et, plus r&#233;cemment dans un &lt;a href=&quot;http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:62010CO0302:FR:HTML&quot;&gt;arr&#234;t Infopaq II&lt;/a&gt; du 17 janvier 2012, qui admettait que le proc&#233;d&#233; technique (ce qui serait ici la consultation volontaire des pages du site) puisse &#234;tre &#171; &lt;em&gt;lanc&#233; manuellement&lt;/em&gt; &#187;, et que la copie cache est, bien &#233;videmment n&#233;cessaire &#224; cette consultation.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans l'arr&#234;t Infopaq II qui concernait aussi un prestataire de presse, la copie technique a &#233;t&#233; jug&#233;e licite car elle n'a qu'une finalit&#233; : permettre une &#171; &lt;em&gt;synth&#232;se plus efficace d'articles&lt;/em&gt; &#187; (et la r&#233;daction d'une synth&#232;se d'articles est licite dans la loi danoise). De ce fait l'extraction des mots-cl&#233;s et des 10 mots qui l'accompagnent est &#171; &lt;em&gt;un usage licite d'une &#339;uvre prot&#233;g&#233;e&lt;/em&gt; &#187;. L'acte a-t-il &#171; &lt;em&gt;une signification &#233;conomique ind&#233;pendante&lt;/em&gt; &#187;, c'est-&#224;-dire permettant &#171; des gains de productivit&#233; &#187; ? II faudrait pour ceci qu'il y ait &#171; &lt;em&gt;un avantage &#233;conomique de l'exploitation de la reproduction provisoire elle-m&#234;me&lt;/em&gt; &#187; ou &#171; &lt;em&gt;une modification de l'objet reproduit au moment du d&#233;clenchement du proc&#233;d&#233; technique concern&#233; car les actes ne facilitent pas son utilisation mais l'utilisation d'un objet diff&#233;rent&lt;/em&gt; &#187;, ce qui n'est pas le cas non plus.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La Cour supr&#234;me du Royaume-Uni interroge la CJUE sur une seule question : le fait que la copie cache reste en ligne pendant quelques temps apr&#232;s la consultation des pages par l'internaute jusqu'&#224; son remplacement par d'autres copies caches et qu'une copie d'&#233;cran reste sur l'&#233;cran jusqu'&#224; la fin de la consultation (d'internet) par l'utilisateur. Ces copies rel&#232;vent-elles de la copie technique telle que formul&#233;e dans la directive europ&#233;enne sur le droit d'auteur ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A suivre donc &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;hr align=&quot;left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Users/michele/Documents/Documents/Documents%20-%20Copie/Paralipom%C3%A8nes/Lien%20hypertexte%20Meltwater%20mai%202013.docx#_ftnref1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; &#171; &lt;i&gt;The hyperlink (in the form of a reproduction of the headline) which enables the user to access the article on the relevant source website&lt;/i&gt;. &#187; Dans les faits, &#224; c&#244;t&#233; du titre apparaissent aussi les premiers mots de l'article et quelques mots qui entourent le mot cl&#233; s&#233;lectionn&#233;, soit des extraits consid&#233;r&#233;s, j'imagine, comme &#233;tant prot&#233;g&#233;s. Suffisent-ils pour imaginer qu'il y ait atteinte &#224; l'exploitation normale de l'&#339;uvre ou qu'ils repr&#233;sentent une partie substantielle de celle-ci, ce dernier cas s'apparentant au droit des bases de donn&#233;es ? Avec le droit du producteur de base des donn&#233;es, on glisse de l'analyse intellectuelle (l'extrait original) &#224; l'analyse &#233;conomique (l'extrait substantiel).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le titre, voir : &lt;a href=&quot;http://m2bde.u-paris10.fr/content/la-protection-des-titres-en-droit-fran%C3%A7ais-et-anglais-%C3%A0-travers-la-convention-de-berne-par-a&quot;&gt;La protection des titres en droit fran&#231;ais et anglais &#224; travers la Convention de Berne&lt;/a&gt;, Alix van der Wielen, &lt;i&gt;Soci&#233;t&#233; de l'information, droit et m&#233;dias (Master bilingue des droits de l'Europe)&lt;/i&gt;, 28 avril 2010. Mais si nous consid&#233;rons volontiers que la reprise d'un titre puisse &#234;tre interdite lorsqu'elle engendre une confusion entre deux &#339;uvres, le cas ne s'applique pas &#224; des fins d'information (Dans ce cas, l'autorisation serait requise pour de nombreuses notices bibliographiques).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;file:///C:/Users/michele/Documents/Documents/Documents%20-%20Copie/Paralipom%C3%A8nes/Lien%20hypertexte%20Meltwater%20mai%202013.docx#_ftnref2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt; Si les articles ne sont accessibles que par abonnement, il appartient au client de Meltwater de s'abonner aupr&#232;s de l'&#233;diteur de presse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.paralipomenes.net/archives/9974" class="spip_out"&gt;http://www.paralipomenes.net/archiv...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>Mon gouvernement me paye pour faire du Libre toute la journ&#233;e !</title><link>http://www.a-brest.net/article13200.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.a-brest.net/article13200.html</guid> <dc:date>2013-05-21T19:04:04Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>aKa</dc:creator> <description>C'est ce qui arrive &#224; un d&#233;veloppeur britannique. Il s'en r&#233;jouit et nous avec ;) Le gouvernement britannique me paye pour faire de l'open source toute la journ&#233;e The UK government pays me to write open source all day Jake Benilov - 17 mai 2013 - QuickPeopleBlog (Traduction : RyDroid, goofy, @zessx, Sylvain, MFolschette, Asta, Chuckman + anonymes) Je suis d&#233;veloppeur. Voici le graphique r&#233;capitulant mes contributions open source sur Github pour les 12 derniers mois (les carr&#233;s verts (...)
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&lt;a href="http://www.a-brest.net/rubrique199.html" rel="directory"&gt;Framablog&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est ce qui arrive &#224; un d&#233;veloppeur britannique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'en r&#233;jouit et nous avec ;)&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Le gouvernement britannique me paye pour faire de l'open source toute la journ&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://quickpeople.wordpress.com/2013/05/17/the-uk-government-pays-me-to-write-open-source-all-day/&quot;&gt;The UK government pays me to write open source all day&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Jake Benilov - 17 mai 2013 - QuickPeopleBlog&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(Traduction : RyDroid, goofy, @zessx, Sylvain, MFolschette, Asta, Chuckman + anonymes)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis d&#233;veloppeur. Voici le graphique r&#233;capitulant mes contributions open source sur &lt;a href=&quot;http://www.github.com/&quot;&gt;Github&lt;/a&gt; pour les 12 derniers mois (les carr&#233;s verts repr&#233;sentent les jours o&#249; j'ai fait des commits dans des d&#233;p&#244;ts open source) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L500xH133/benilovj_oss6b30-1dc02.png&quot; alt=&quot;benilovj_oss_contributions.png&quot; style='display:block; margin:0 auto;' width='500' height='133' /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien que je fasse aussi de l'open source &lt;a href=&quot;http://github.com/benilovj/dbfit&quot;&gt;pendant mon temps libre&lt;/a&gt;, la plupart de ces points verts apparaissent pendant mes heures de travail au &lt;a href=&quot;http://digital.cabinetoffice.gov.uk/&quot;&gt;Government Digital Service&lt;/a&gt; &lt;em&gt;(NdT. unit&#233; gouvernementale charg&#233;e de revoir le fonctionnement des services gouvernementaux en ligne)&lt;/em&gt;, une &#233;quipe du &lt;a href=&quot;https://www.gov.uk/cabinet-office&quot;&gt;Bureau du Cabinet britannique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne suis pas un cas isol&#233; dans mon &#233;quipe. Si vous jetez un coup d'&#339;il &#224; la page Github du GDS, vous trouverez beaucoup de code. Mieux encore, notre travail ne se d&#233;roule pas seulement en marge des TIC gouvernementales : nous sommes responsables du site &lt;a href=&quot;https://www.gov.uk/&quot;&gt;GOV.UK&lt;/a&gt;, la principale plateforme de publication du gouvernement britannique, et l'acc&#232;s principal &#224; toutes les op&#233;rations gouvernementales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un point o&#249; j'ai peut &#234;tre exag&#233;r&#233; : comme &lt;a href=&quot;http://jystewart.net/&quot;&gt;James Stewart&lt;/a&gt; (un des directeurs d&#233;veloppement du GDS) le &lt;a href=&quot;http://digital.cabinetoffice.gov.uk/2012/10/12/coding-in-the-open/&quot;&gt;souligne&lt;/a&gt;, le GDS fait aujourd'hui du &#171; code ouvert &#187; plut&#244;t que de &#171; l'open source &#187;. Cela signifie que le GDS rend les sources disponibles sous une licence de libre diffusion (LLD), mais ne soutient ou n'&#233;tablit aucune communaut&#233; autour. Dans tous les cas, le &#171; code ouvert &#187; est g&#233;nial pour de nombreuses raisons.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&#201;quit&#233; envers le contribuable&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Les sources gouvernementales devraient &#234;tre ouvertes. Apr&#232;s tout, si le code a &#233;t&#233; &#233;crit gr&#226;ce aux imp&#244;ts du contribuable, ce n'est que justice que le contribuable puisse l'avoir en retour. Fait int&#233;ressant, le crit&#232;re n&#176;15 du &lt;a href=&quot;https://www.gov.uk/service-manual/digital-by-default&quot;&gt;Digital by Default Service Standard&lt;/a&gt; &lt;em&gt;(NdT. document explicitant les crit&#232;res auxquels doivent r&#233;pondre les services gouvernementaux en ligne)&lt;/em&gt; r&#233;cemment publi&#233; devrait institutionnaliser cela et faire en sorte que tous les futurs projets du gouvernement britannique soient mandat&#233;s pour ouvrir leurs sources par d&#233;faut :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Rendez tout nouveau code source ouvert et r&#233;utilisable, et publiez-le sous les licences appropri&#233;es (ou fournissez une raison valable pour laquelle ce n'est pas possible pour certaines parties sp&#233;cifiques du code source)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L320xH234/8522057158_f14ae-c64a8.jpg&quot; alt=&quot;8522057158_fc88cc5041_n.jpg&quot; style='display:block; margin:0 auto;' width='320' height='234' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&#201;quit&#233; envers la communaut&#233; de l'open source&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Nous utilisons des langages et frameworks open source (la majorit&#233; de GOV.UK est &#233;crite en Ruby et Scala), des serveurs web open source, nous g&#233;rons et configurons nos sources avec des outils open source (Git et Puppet), et nous d&#233;ployons sur les syst&#232;mes d'exploitation open source (tournant sous Linux). Redistribuer n'est que justice.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Transparence&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Disposer de mon code source GDS sur GitHub facilite ma vie de d&#233;veloppeur au GDS. Si j'ai besoin d'int&#233;grer, de r&#233;utiliser ou d'&#233;tendre un autre composant du GDS, j'ai juste &#224; cliquer dans mon navigateur ou &#224; cloner le d&#233;p&#244;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La transparence b&#233;n&#233;ficie aussi &#224; ceux en dehors du GDS. Besoin de conna&#238;tre les r&#232;gles &lt;a href=&quot;https://www.gov.uk/calculate-state-pension&quot;&gt;pour calculer une pension d'&#201;tat&lt;/a&gt; ? Regardez &lt;a href=&quot;https://github.com/alphagov/smart-answers/blob/master/lib/smart_answer/calculators/state_pension_amount_calculator.rb&quot;&gt;les sources&lt;/a&gt;. Vous avez trouv&#233; &lt;a href=&quot;https://gov.uk/bank-holidays&quot;&gt;un bug dans la page des jours f&#233;ri&#233;s&lt;/a&gt; ? Vous pouvez &lt;a href=&quot;http://digital.cabinetoffice.gov.uk/2012/02/02/gov-uk-truly-open-platform/&quot;&gt;soumettre une pull request pour le corriger&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je connais &lt;a href=&quot;http://www.nokia.com/&quot;&gt;des soci&#233;t&#233;s qui ont des programmes open source internes&lt;/a&gt;, et c'est certainement un pas dans la bonne direction, mais le fait de rendre presque tout disponible nous rapproche de l'id&#233;al d'une &lt;a href=&quot;http://www.jamesshore.com/Agile-Book/collective_code_ownership.html&quot;&gt;propri&#233;t&#233; commune du code&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En bonus, puisque les bidouilles et les raccourcis sont visibles par tout le monde, il en r&#233;sulte une &lt;a href=&quot;http://www.computerworld.com/s/article/9000449/Back_door_flaws_found_in_Diebold_e_voting_machines&quot;&gt;diminution&lt;/a&gt; des bricolages hasardeux.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;R&#233;utilisation&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'une bonne partie du code que nous &#233;crivons est sp&#233;cifique &#224; nos probl&#233;matiques, une large part est g&#233;n&#233;rique, et pourrait facilement &#234;tre adapt&#233;e &#224; l'usage d'autres administrations centrales, r&#233;gionales ou locales, ou dans le secteur priv&#233;. En fait, les gens &lt;a href=&quot;http://intranetdiary.blogspot.co.uk/2013/02/an-intranet-inspired-by-govuk.html&quot;&gt;commencent d&#233;j&#224; &#224; le faire&lt;/a&gt;. Vous voulez du bon code pour un front-end ? Le &lt;a href=&quot;https://github.com/alphagov/static&quot;&gt;voici&lt;/a&gt;. Vous voulez un syst&#232;me de login unique de qualit&#233; gouvernementale ? Le &lt;a href=&quot;https://github.com/alphagov/signonotron2&quot;&gt;voil&#224;&lt;/a&gt;. Vous voulez construire vos propres r&#233;ponses intelligentes ? &lt;a href=&quot;https://github.com/alphagov/smart-answers&quot;&gt;Ne vous g&#234;nez pas&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Marketing&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; code ouvert &#187; est un bon argument marketing pour l'image de marque du GDS. Quand je dis &#224; d'autres hackers que je fais de l'open source au travail, les sourcils se l&#232;vent. J'ai entendu des gens ext&#233;rieurs au GDS en parler en termes de &#171; startup gouvernementale &#187; ; il est &#233;vident que l'open source am&#233;liore l'image de la marque.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Pour le CV&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons purement &#233;go&#239;stes, il est vraiment agr&#233;able d'avoir un portfolio de mon travail, un endroit o&#249; je peux apporter aux gens une preuve tangible de ma capacit&#233; (ou mon incapacit&#233; ?) &#224; coder en Ruby.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'aimerais que davantage d'employeurs fassent cela (et pas seulement le secteur public). Si le v&#244;tre ne le fait pas, peut-&#234;tre que les raisons &#233;voqu&#233;es ci-dessus pourront aider &#224; le convaincre de changer d'avis ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2013/05/21/libre-sur-fonds-publics" class="spip_out"&gt;http://www.framablog.org/index.php/...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>Ouverture d'un Master Infocom avec un axe sur les Biens communs num&#233;riques</title><link>http://www.a-brest.net/article13186.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.a-brest.net/article13186.html</guid> <dc:date>2013-05-19T06:27:47Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>lmerzeau</dc:creator> <description>En 2013-2014, le Master Recherche en sciences de l'information et de la communication de l'universit&#233; Paris Ouest Nanterre La D&#233;fense consacrera l'un de ses axes &#224; la question des Biens communs num&#233;riques. Premi&#232;re formation universitaire &#224; mettre en avant cette probl&#233;matique, cette nouvelle fili&#232;re, coordonn&#233;e par Louise Merzeau et Michel Arnaud, vise &#224; donner une assise th&#233;orique et scientifique aux actions et discussions actuellement men&#233;es autour de la question des biens communs. Elle fournira un (...)
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&lt;a href="http://www.a-brest.net/rubrique271.html" rel="directory"&gt;Savoirscom1&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&quot;page-restrict-output&quot;&gt;
&lt;p&gt;En 2013-2014, le &lt;a href=&quot;http://master-recherche-infocom.u-paris10.fr/category/biens-communs-numeriques/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Master Recherche en sciences de l'information et de la communication de l'universit&#233; Paris Ouest Nanterre La D&#233;fense&lt;/a&gt; consacrera l'un de ses axes &#224; la question des &lt;em&gt;Biens communs num&#233;riques&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Premi&#232;re formation universitaire &#224; mettre en avant cette probl&#233;matique, cette nouvelle fili&#232;re, coordonn&#233;e par Louise Merzeau et Michel Arnaud, vise &#224; donner une assise th&#233;orique et scientifique aux actions et discussions actuellement men&#233;es autour de la question des biens communs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle fournira un cadre novateur aux jeunes chercheurs soucieux d'observer les pratiques, les dispositifs et les strat&#233;gies, mais aussi d'intervenir sur l'environnement informationnel de demain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://master-recherche-infocom.u-paris10.fr/&quot;&gt;&lt;img class=' wp-image-1485 alignleft' alt=&quot;voie publique&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L351xH71/banniereM2Rieaf3-50ea4.jpg&quot; width='351' height='71' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'axe de recherche s'organisera atour d'un &lt;strong&gt;webinaire&lt;/strong&gt; o&#249; interviendront des sp&#233;cialistes des questions touchant aux biens communs, au partage de l'information, &#224; l'ouverture des donn&#233;es, &#224; l'appropriation des biens culturels, aux modalit&#233;s collaboratives de l'infom&#233;diation et aux espaces communs de savoir et de m&#233;moire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#233;tudiants pr&#233;pareront les s&#233;ances du webinaire dans des ateliers qui se d&#233;rouleront au 1er semestre de l'ann&#233;e universitaire, et prendront en charge l'animation et la documentation des s&#233;ances au 2d semestre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre ses interactions avec le collectif SavoirsCOM1, ce Master b&#233;n&#233;ficiera &#233;galement d'un &lt;strong&gt;partenariat&lt;/strong&gt; avec le &lt;a href=&quot;http://archinfo.ens-lyon.fr/master-architecture-de-l-information-153486.kjsp?RH=ARCHINFO_SEMINAIRE&amp;RF=ARCHINFO_MASTER&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Master Architecture de l'information&lt;/a&gt; dirig&#233; par Jean-Michel Sala&#252;n &#224; l'ENS de Lyon et le &lt;a href=&quot;http://polemlivre.u-paris10.fr/pole-metiers-du-livre/formations/pole-metiers-du-livre-master-2-programme-182065.kjsp?RH=pml_form&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Master M&#233;tiers du Livre&lt;/a&gt; &#224; Saint-Cloud.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://master-recherche-infocom.u-paris10.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Blog du Master&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://dep-infocom.u-paris10.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Site du d&#233;partement Infocom de Paris Ouest&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L1xH1/yNeZdsZrY5M-4ceb-4c490.gif&quot; height='1' width='1' /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://feedproxy.google.com/~r/Savoirscom1/~3/yNeZdsZrY5M/" class="spip_out"&gt;http://feedproxy.google.com/ r/Savo...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>Logiciels libres : Et si on arr&#234;tait d'utiliser les licences libres ? (au profit du domaine public)</title><link>http://www.a-brest.net/article13188.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.a-brest.net/article13188.html</guid> <dc:date>2013-05-19T06:27:41Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>aKa</dc:creator> <description>L'un des auteurs que l'on traduit le plus sur le Framablog, Glyn Moody, choisit ici de mettre les pieds dans le libre plat. Et si on n'utilisait plus les licences libres, qui ne sont pas sans poser probl&#232;mes, en pla&#231;ant directement le code dans le domaine public ? Les avantages pourraient finalement d&#233;passer les inconv&#233;nients ! Remarque : Sur le m&#234;me th&#232;me on pourra &#233;galement lire (ou acheter) notre framabook Un monde sans copyright&#8230; et sans monopole. Sans oublier notre auteur Pouhiou qui place (...)
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&lt;a href="http://www.a-brest.net/rubrique199.html" rel="directory"&gt;Framablog&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'un des auteurs &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/tag/Moody&quot;&gt;que l'on traduit le plus&lt;/a&gt; sur le Framablog, Glyn Moody, choisit ici de mettre les pieds dans le libre plat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et si on n'utilisait plus les licences libres, qui ne sont pas sans poser probl&#232;mes, en pla&#231;ant directement le code dans le domaine public ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les avantages pourraient finalement d&#233;passer les inconv&#233;nients !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Remarque : Sur le m&#234;me th&#232;me on pourra &#233;galement lire (ou acheter) notre framabook &lt;a href=&quot;http://framabook.org/10-un-monde-sans-copyright-et-sans-monopole/&quot;&gt;Un monde sans copyright&#8230; et sans monopole&lt;/a&gt;. Sans oublier notre auteur Pouhiou qui place directement &lt;a href=&quot;http://framabook.org/smartarded-le-cycle-des-noenautes-i/&quot;&gt;ses romans&lt;/a&gt; dans le domaine public et s'en explique ici dans &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2013/03/01/pouhiou-calimaq-domaine-public&quot;&gt;un fort int&#233;ressant dialogue&lt;/a&gt; avec Lionel Maurel aka Calimaq.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L500xH281/copyrightjpg070e-5a121.jpg&quot; alt=&quot;Copyright - OpenSource.com&quot; style='display:block; margin:0 auto;' title=&quot;Copyright - OpenSource.com&quot; width='500' height='281' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Pourquoi il est temps d'arr&#234;ter d'utiliser les licences libres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.h-online.com/open/features/Why-it-s-time-to-stop-using-open-source-licences-1802140.html&quot;&gt;Why it's time to stop using open source licences by Glyn Moody&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Glyn Moody - 13 f&#233;vrier 2013 - The H Open&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(Traduction : Tr4sK, aKa, Sphinx, Isdf, Penguin, ProgVal, lamessen, Shanx, Amargein, ronane, MFolschette, Isser)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les logiciels libres sont bas&#233;s sur un paradoxe. Afin que les utilisateurs puissent &#234;tre libres, les licences libres utilisent quelque chose remettant en cause la libert&#233; : le copyright. Ce dernier est un monopole intellectuel se basant sur la restriction de la libert&#233; des gens &#224; partager, la libert&#233; est donc restreinte et non pas &#233;tendue. Quand Richard Stallman, en 1985, a cr&#233;&#233; la GNU Emacs General Public Licence, cela repr&#233;sentait un bidouillage brillant, maintenant il est peut-&#234;tre temps de passer &#224; autre chose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous y sommes d&#233;j&#224; et des &#233;l&#233;ments le montrent. Il y a 18 mois, les gens ont commenc&#233; &lt;a href=&quot;http://blogs.the451group.com/opensource/2011/06/06/the-trend-towards-permissive-licensing/&quot;&gt;&#224; remarquer&lt;/a&gt; le d&#233;clin des licences copyleft vers des licences plus permissives comme la licence Apache ou BSD. Plus r&#233;cemment, la croissance de GitHub a attir&#233; l'attention, montrant &#233;galement que de plus en plus de gens n'utilisent plus de licences sur GitHub (ce qui peut s'av&#233;rer &lt;a href=&quot;https://www.infoworld.com/d/open-source-software/github-needs-take-open-source-seriously-208046&quot;&gt;probl&#233;matique&lt;/a&gt; d'une certaine mani&#232;re).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne pense pas que le d&#233;clin des licences copyleft soit la preuve d'un &#233;chec, bien au contraire ! Je l'&lt;a href=&quot;http://www.h-online.com/open/features/What-s-the-next-big-platform-for-Linux-1794404.html&quot;&gt;&#233;crivais&lt;/a&gt; dans mon &#233;dito pr&#233;c&#233;dent, le logiciel libre a au fond gagn&#233;, prenant le pouvoir dans la plupart des secteurs cl&#233;s de l'informatique. De la m&#234;me mani&#232;re, le passage &#224; des licences permissives n'a &#233;t&#233; rendu possible que gr&#226;ce au succ&#232;s du copyleft : les id&#233;es participant &#224; la cr&#233;ation collaborative et &#224; la contribution &#224; un projet que l'on utilise sont maintenant g&#233;n&#233;ralis&#233;es. Il n'y a donc plus besoin de licences copyleft &#171; fortes &#187; pour faire respecter ces valeurs, elles font d&#233;sormais partie de l'ADN des codeurs. Ian Skerrett le &lt;a href=&quot;https://ianskerrett.wordpress.com/2011/06/02/two-open-source-ideologies-that-are-just-wrong/&quot;&gt;d&#233;clarait&lt;/a&gt; ainsi en 2011 :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; On n'a plus besoin de s'assurer que les d&#233;veloppeurs ou les entreprises soient honn&#234;tes. Ils contribuent aux projets open source parce que cela les aide dans leur travail. S'il fallait s'assurer que les d&#233;veloppeurs sont honn&#234;tes, pourquoi y aurait-il autant de projets Apache r&#233;ussis ? Prenons l'exemple du projet Eclipse qui utilise un copyleft faible. Je ne connais que tr&#232;s peu de contributions ayant &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;es &#224; Eclipse parce que le d&#233;veloppeur avait &#233;t&#233; forc&#233; de contribuer &#224; cause des obligations de licence. Les gens contribuent aux projets qu'ils utilisent parce qu'ils ont saisi le b&#233;n&#233;fice qu'ils pouvaient recevoir gr&#226;ce &#224; leur contribution. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi pourquoi nous ne devons pas nous n'inqui&#233;ter du cloud computing &#8212; parfois pr&#233;sent&#233;e comme la tueuses des licences libres &#8212; puisqu'il n'y a pas de distribution obligeant &#224; publier les &#233;ventuelles modifications du code. Mais une fois de plus, nous n'avons pas besoin de cette obligation : si une entreprise d'informatique de cloud computing veut pleinement tirer les b&#233;n&#233;fices du logiciel libre, elle y contribuera de toute fa&#231;on. Si elle ne le fait pas, elle n'a rien compris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelle licence devons-nous donc adopter si on n'utilise pas une licence copyleft ? Apache ? BSD ? Pourquoi pas &lt;strong&gt;aucune&lt;/strong&gt; licence du tout , c'est &#224; dire mettre le logiciel dans le domaine public ? Apr&#232;s tout, c'est la conclusion logique du mouvement vers des licences de plus en plus permissives &#8212; une qui permet tout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Compte tenu des discussions passionn&#233;es qui ont tendance &#224; se produire lorsqu'on &#233;met l'id&#233;e qu'il y a un mouvement des licences copyleft traditionnelles vers des licences l&#233;g&#232;rement plus permissives, je soup&#231;onne que l'id&#233;e d'&#233;voluer vers une licence compl&#232;tement permissive sera choquante pour certains. &#192; l'&#233;vidence, cela semblerait impossible, car conduisant &#171; certainement &#187; &#224; l'effondrement du logiciel libre lui-m&#234;me si celle-ci &#233;tait largement adopt&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un &lt;a href=&quot;https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2201066&quot;&gt;article&lt;/a&gt; int&#233;ressant de &lt;a href=&quot;http://law.psu.edu/faculty/visiting_faculty/asay&quot;&gt;Clark Asay&lt;/a&gt;, ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; la Penn State Univerity Dickinson School of Law (et aussi fr&#232;re de &lt;a href=&quot;http://www.linkedin.com/in/mjasay&quot;&gt;Matt Asay&lt;/a&gt;, personnalit&#233; connue de tous dans le logiciel libre) &#233;tudie cette id&#233;e en profondeur et pr&#233;sente quelques arguments convaincants sur le fait de que placer les logiciels libres dans le domaine public fonctionne et est b&#233;n&#233;fique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Asay (Clark et non Matt) remarque qu'il y a un co&#251;t &#224; utiliser des licences libres en termes de conformit&#233;. Les entreprises d&#233;pensent &#233;norm&#233;ment d'argent en se pr&#233;occupant de faire les choses bien, mais les programmeurs, eux-aussi, perdent du temps &#224; s'occuper de d&#233;tails l&#233;gaux alors qu'ils pourraient &#234;tre en train d'&#233;crire davantage de lignes de code. En particulier, l'incompatibilit&#233; entre les nombreuses licences et leurs variantes est une barri&#232;re importante &#224; de plus larges r&#233;utilisations et collaborations. Ces probl&#232;mes signifient que les logiciels libres ne sont pas utilis&#233;s aussi largement et efficacement qu'ils le pourraient, commercialement ou non. Ces difficult&#233;s peuvent expliquer en partie le glissement vers des licences plus &#171; permissives &#187;, guid&#233; par le d&#233;sir d'&#233;viter justement ces probl&#232;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Asay se met alors &#224; examiner les deux objections majeurs &#224; rendre le code disponible librement, sans aucune licence. La premi&#232;re tient au fait que les entreprises risquent de r&#233;cup&#233;rer du code puis de l'enfermer, ce qui selon lui a peu de chance de se passer puisque, en faisant ainsi, elles &#233;carteraient beaucoup des b&#233;n&#233;fices que seuls les logiciels libres offrent :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si une soci&#233;t&#233; devait prendre la responsabilit&#233; d'un projet et le rendre ferm&#233;, elle n'obtiendrait certainement pas le travail b&#233;n&#233;vole que les contributeurs du monde entier ont envie d'offrir aux projets disposant de licences ouvertes. Sans ce travail b&#233;n&#233;vole, les soci&#233;t&#233;s perdraient un des avantages les plus significatifs des mod&#232;les ouverts d'innovation, et ce travail b&#233;n&#233;vole resterait probablement fid&#232;le &#224; la version ouverte du projet. C'est pourquoi les soci&#233;t&#233;s encouragent d'ores et d&#233;j&#224; &#224; ouvrir le plus de projets possibles et &#224; y contribuer. Car en faisant ainsi, cela va attirer une force de travail b&#233;n&#233;vole et d&#233;clenchera une innovation correspondant mieux &#224; &#224; leurs besoins et strat&#233;gies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Est-ce que la r&#233;ciprocit&#233; (c'est-&#224;-dire l'obligation de contribuer au projet en contre-partie) permet d'&#233;viter la d&#233;sertion des contributeurs individuels ? Il semble peu probable que, dans la plupart de cas, les contributeurs individuels aient le temps, l'int&#233;r&#234;t et les ressources pour s'emparer d'un projet non-r&#233;ciproque et d'en cr&#233;er un &#233;quivalent ferm&#233;. La litt&#233;rature sugg&#232;re que les buts esp&#233;r&#233;s par les individus qui contribuent &#224; des projets aux licences ouvertes, ont peu &#224; voir avoir avec un avantage financier direct. Leurs int&#233;r&#234;ts pour la contribution r&#233;sident plut&#244;t dans la cr&#233;ativit&#233;, l'am&#233;lioration de sa r&#233;putation, et les b&#233;n&#233;fices financiers indirects. Bien qu'il soit toujours possible pour des contributeurs de s'emparer d'un projet ouvert et de le rendre ferm&#233; pour l'int&#233;grer dans leurs propres produits (et ainsi contrevenir &#224; ce mod&#232;le ouvert d'innovation), les m&#234;mes raisons qui sugg&#232;rent que les soci&#233;t&#233;s ne le feront pas s'appliquent &#233;galement aux contributeurs individuels. Les contributeurs individuels sont encore moins &#224; m&#234;me d'abandonner les buts qu'ils esp&#232;rent atteindre dans la contribution &#224; des projets ouverts, en plus de n'avoir que des ressources limit&#233;es pour r&#233;ussir &#224; fermer et maintenir un projet. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L'autre objection majeure qu'il met en avant est que si le logiciel est plac&#233; dans le domaine public, il n'existe aucune exigence pour que tous les programmeurs re&#231;oivent la reconnaissance qu'ils m&#233;ritent pour leur contribution &#224; un projet. Cette reconnaissance peut &#234;tre importante en raison de l'estime des pairs dont ils jouissent en retour et peut m&#234;me aboutir &#224; des compensations &#233;conomiques sous la forme d'offres d'emploi et d'augmentations de salaire.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Attribution et r&#233;putation&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Je suis d'accord pour dire qu'attribuer le m&#233;rite d'un projet est important, et cela de &lt;a href=&quot;http://blogs.computerworlduk.com/open-enterprise/2012/11/another-thing-wrong-with-copyright---and-how-to-fix-it/index.htm&quot;&gt;mani&#232;re cruciale&lt;/a&gt;. En fait, je pense que cela repr&#233;sente la cl&#233; du probl&#232;me concernant les produits num&#233;riques partag&#233;s sur Internet, &#233;tant donn&#233; que les b&#233;n&#233;fices &#233;conomiques d&#233;pendent de cela. Toutefois, forcer cette attribution gr&#226;ce &#224; des licences ne repr&#233;sente peut-&#234;tre pas le meilleur moyen. Asay l'explique ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans une large mesure, l'approche de la gestion de la propri&#233;t&#233; intellectuelle choisie par les mod&#232;les d'innovation ouverts (c'est-&#224;-dire les licences classiques des projets open source) &#233;choue &#224; remplir ses missions. Par exemple, le respect des licences attribution-only (mention de l'auteur original du projet) provoque l'enfouissement d'une telle reconnaissance dans les documents l&#233;gaux ; cela fait que la reconnaissance d'une telle paternit&#233; devient minime. Cette r&#233;alit&#233; montre que ceux qui contribuent en utilisant des licences attribution-only, bien qu'&#233;tant motiv&#233;s par une certaine forme de reconnaissance, obtiendront un tout autre type de reconnaissance que celui engendr&#233; par la propri&#233;t&#233; intellectuelle. Dans le monde du logiciel libre et open source, des outils comme GitHub, utilis&#233; largement comme outil social de d&#233;veloppement, peuvent fournir plus efficacement la reconnaissance que cherchent les programmeurs. Le fait que de plus en plus de contributions &#224; des logiciels effectu&#233;es via GitHub se font sans avertissement de non-respect de la propri&#233;t&#233; intellectuelle ou des clauses de licences montre que le &#171; prix &#187; d'un tel avertissement &#224; cause d'une documentation l&#233;gale obscure n'en est pas un, du moins pour ceux qui contribuent. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En effet, les personnes et les entreprises ont d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; utiliser les &lt;a href=&quot;http://www.makeuseof.com/tag/contribute-opensource-projects/&quot;&gt;profils GitHub&lt;/a&gt; comme un moyen d'afficher et de mesurer la capacit&#233; &#224; coder. Je soup&#231;onne que cela deviendra bient&#244;t la norme, avec des moyens plus formels d'&#233;tablir sa r&#233;putation dans le monde du d&#233;veloppment, apparaissant aux c&#244;t&#233;s de ceux informellement dict&#233;s par les normes sociales au sein de la communaut&#233; du logiciel libre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s avoir abord&#233; les deux principales objections de se passer de licences open source traditionnelles, Asay examine ensuite ce que le domaine public signifierait en pratique :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une approche du style domaine public devrait remplacer efficacement les droits d'auteurs automatiques, supprimer tous les droits li&#233;s aux brevets (les deux respectant les droits des brevets d&#233;j&#224; obtenus ainsi que de fa&#231;on prospective), et renoncer &#224; tous les recours possibles venant avec eux. Les droits li&#233;s au secret commercial, le cas &#233;ch&#233;ant, devraient &#234;tres supprim&#233;s d&#232;s que le titulaire des droits a publi&#233; le logiciel ou le contenu au public. On peut dire que renoncer &#224; tout droit de marques est non seulement inutile mais d&#233;conseill&#233;, car les autres pourraient utiliser les marques pour embrouiller les consommateurs quant &#224; la source du logiciel ou du contenu. En effet, c'est exactement pourquoi la licence CC (Creative Commons), qui inclut une &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/choose/zero/?lang=fr&quot;&gt;licence d&#233;di&#233;e au domaine public&lt;/a&gt; dans son r&#233;pertoire l&#233;gal, exclut express&#233;ment les droits de marque dans son outil. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier point sur les marques est important, bien qu'il puisse sembler &#233;trange de pr&#233;tendre que tous les monopoles intellectuels et marques doivent &#234;tre conserv&#233;s, parce qu'ils servent un but tr&#232;s diff&#233;rent de celui du droit d'auteur ou des brevets. Les marques sont con&#231;ues pour prot&#233;ger les consommateurs contre la fraude, plut&#244;t que de chercher &#224; exclure les concurrents, m&#234;me si c'est la fa&#231;on dont elles sont souvent utilis&#233;es aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais pour les projets open source, les marques sont purement une question de r&#233;putation &#8212; c'est &#224; dire qu'elles deviennent des garanties de qualit&#233; lorsqu'elles sont appliqu&#233;es &#224; un programme. N'importe qui peut prendre le code et l'utiliser et l'adapter de diff&#233;rentes fa&#231;ons. Mais il ne pourra pas utiliser la marque du projet, car cela impliquerait qu'il s'agit d'une version officielle &#171; approuv&#233;e &#187;. Ce qui serait &#233;videmment probl&#233;matique pour une vari&#233;t&#233; de raisons, &#224; commencer par celle de la s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Asay aborde &#233;galement une objection importante dans sa th&#232;se selon laquelle placer un logiciel dans le domaine public serait la meilleure fa&#231;on de le distribuer : si c'&#233;tait le cas, pourquoi tout le monde s'en tiendrait &#224; la licence GPL ou Apache ? Comme il le souligne :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans le monde du logiciel libre et open-source, par exemple, il n'existe aucun outil reconnu ou largement utilis&#233; d&#233;vou&#233; au domaine public. A la place, l'Open Source Initiative et la Free Software Foundation &#8212; les deux principales organisations de d&#233;fense des logiciels libres dans le monde &#8212; refusent ou approuvent les licences ouvertes utilis&#233;es dans la communaut&#233;. S'il est vrai que divers projets pourraient tout simplement ignorer ces licences recommand&#233;es et d'adopter une approche par domaine public &#8212; certaines ayant essay&#233; de faire exactement cela &#8212; cette approche suppose que les organisateurs de ces projets comprennent comment le faire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le fait est qu'il est actuellement assez difficile de placer un logiciel dans le domaine public, premi&#232;rement parce qu'il y a un biais culturel contre une telle attitude, m&#234;me au sein de la la communaut&#233; du logiciel libre, et deuxi&#232;mement parce que l&#233;galement c'est un processus d&#233;licat. En effet, Asay sugg&#232;re que nous avons besoin d'une nouvelle l&#233;gislation &#8212; ce qu'il appelle Public Domain Act &lt;em&gt;(NdT, en fran&#231;ais : &#171; Loi du Domaine Public &#187;)&lt;/em&gt; &#8212; pour rendre ce processus plus facile. Il faudra &#233;videmment prendre en compte les diff&#233;rents syst&#232;mes de copyright ayant cours dans le monde &#8212; par exemple, ceux qui mettent plus l'accent sur les &#171; droits moraux &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a quelques ann&#233;es, j'ai &lt;a href=&quot;http://blogs.computerworlduk.com/open-enterprise/2010/07/could-free-software-exist-without-copyright/index.htm&quot;&gt;demand&#233; &#224; Richard Stallman&lt;/a&gt; ses points de vue sur la mani&#232;re dont le copyright devrait &#234;tre r&#233;form&#233;, particuli&#232;rement concernant l'aspect logiciel. Voici ce qu'il a r&#233;pondu :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour la plupart des types de travaux, je pense que le droit d'auteur serait acceptable si nous l'avions (1) fait plus court (je sugg&#232;re 10 ans), (2) permis la redistribution de copies dans un but non commercial et sans modification, (3) d&#233;fini comme (fair use) les r&#233;utilisations sous forme de remix. Cependant, je pense que les logiciels et autres &#339;uvres d'usage pratique doivent &#234;tre libres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Notez qu'il pense, lui aussi, que le logiciel devrait &#234;tre exempt de tout copyright &#8212; en d'autres mots, dans le domaine public &#8212; mais il a ajout&#233; quelques mises en garde :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je serais heureux de voir l'abolition du copyright dans le logiciel si c'&#233;tait fait de fa&#231;on &#224; s'assurer que le logiciel est libre. Apr&#232;s tout, l'objectif du copyleft est d'atteindre ce but pour les d&#233;riv&#233;s de certains programmes. Si tous les logiciels &#233;taient libres, le copyleft ne serait plus n&#233;cessaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, l'abolition du copyright peut aussi &#234;tre faite de mani&#232;re erron&#233;e et pourrait n'avoir aucun effet sur les logiciels propri&#233;taires typiques (qui sont restreints par des CLUF, Contrats de Licence Utilisateur Final, et le secret du code source plus que par le copyright), et ne font que porter atteinte &#224; l'utilisation du copyleft. J'y serais naturellement oppos&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Placer les logiciels libres dans le domaine public serait &#233;quivalent &#224; abolir le droit d'auteur pour ces programmes tout en laissant le code propri&#233;taire intact. Est-ce vraiment un probl&#232;me ? Personnellement, je ne le pense pas, pour les raisons que j'ai mentionn&#233;es : toute entreprise prenant du code dans le domaine public et se l'appropriant perd tous les avantages de son ouverture. Il est vrai qu'il reste des programmes h&#233;rit&#233;s des maisons de logiciels &#224; l'ancienne qui ont toujours &#233;t&#233; propri&#233;taires, mais leurs existence n'affecte pas vraiment le monde plus large du logiciel libre, qui est maintenant arriv&#233; &#224; l'ind&#233;pendance et &#224; l'autosuffisance. Ce que Microsoft et ses semblables font en ce moment est quelque peu hors de propos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien s&#251;r, le passage au domaine public ne signifiera pas la disparition des licences libres actuelles &#8212; elles seront toujours l&#224; pour ceux qui souhaitent les utiliser. Comme toujours, le choix et la libert&#233; personnelle sont capitaux. Mais j'esp&#232;re que les gens y r&#233;fl&#233;chiront &#224; deux fois avant d'introduire de nouvelles licences, ou m&#234;me avant d'en mettre &#224; jour d'anciennes. En particulier, j'esp&#232;re qu'il n'y aura jamais de GNU GPL version 4. Au contraire, nous devons parachever la &lt;a href=&quot;http://framabook.org/richard-stallman-et-la-revolution-du-logiciel-libre/&quot;&gt;r&#233;volution&lt;/a&gt; que Richard Stallman a commenc&#233;e il y a pr&#232;s de trois d&#233;cennies en rendant le logiciel libre v&#233;ritablement libre, en le pla&#231;ant dans le domaine public et en brisant les cha&#238;nes qui le lient encore &#224; ce monopole vieux de trois cents ans nomm&#233; copyright.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2013/05/18/licence-libre-domaine-public-moody" class="spip_out"&gt;http://www.framablog.org/index.php/...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>Ce que le num&#233;rique fait au livre (Interview)</title><link>http://www.a-brest.net/article13189.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.a-brest.net/article13189.html</guid> <dc:date>2013-05-19T06:27:25Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>calimaq</dc:creator> <description>Il y a quelques semaines, Alexis Lhour, &#233;tudiant en double cursus ITESCIA / Paris 6, m'a pos&#233; une s&#233;rie de questions, en vue d'un m&#233;moire qu'il pr&#233;pare sur les aspects juridiques du livre num&#233;rique. La discussion passe en revue des sujets comme la nature juridique du livre num&#233;rique, l'affaire ReLIRE, Google Books, le crowdfunding, le prix unique du livre num&#233;rique, la notion d'exception culturelle. Avec son accord, je publie les r&#233;ponses sur S.I.Lex sous la forme d'un billet. Ecrans infinis. Par (...)
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&lt;a href="http://www.a-brest.net/rubrique270.html" rel="directory"&gt;S.I.Lex&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;Il y a quelques semaines, Alexis Lhour, &#233;tudiant en double cursus ITESCIA / Paris 6, m'a pos&#233; une s&#233;rie de questions, en vue d'un m&#233;moire qu'il pr&#233;pare sur les aspects juridiques du livre num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;La discussion passe en revue des sujets comme la nature juridique du livre num&#233;rique, l'affaire ReLIRE, Google Books, le crowdfunding, le prix unique du livre num&#233;rique, la notion d'exception culturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;Avec son accord, je publie les r&#233;ponses sur S.I.Lex sous la forme d'un billet.&lt;/p&gt;
&lt;div id=&quot;attachment_6081&quot; class=&quot;wp-caption aligncenter&quot; style=&quot;width: 528px&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/fdecomite/2146000133/sizes/z/in/photostream/&quot;&gt;&lt;img class=' wp-image-6081 ' alt=&quot;Ecrans infinis. Par fdecomite. CC-BY. Source : Flickr&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L500xH426/2146000133_9984d-81ef3.jpg&quot; width='500' height='426' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class=&quot;wp-caption-text&quot;&gt;Ecrans infinis. Par fdecomite. CC-BY. Source : Flickr&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span id=&quot;more-6046&quot;&gt;&lt;/span&gt;Si on consid&#232;re que le livre est un m&#233;dium unique, et que ses versions papier ou num&#233;rique sont justes des supports diff&#233;rents, le lecteur ne devrait-il pas justement jouir des m&#234;mes droits lorsqu'il ach&#232;te un livre num&#233;rique sur une plateforme ou sa version papier en librairie &#8211; je pense notamment &#224; la diff&#233;rence entre droit de propri&#233;t&#233; et droit d'usage ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;On pourrait raisonner ainsi, mais en r&#233;alit&#233;, juridiquement, le livre num&#233;rique et le livre papier sont consid&#233;r&#233;s comme des modes d'exploitation diff&#233;rents d'une m&#234;me &#339;uvre. Il y a une s&#233;paration juridique tr&#232;s nette qui se manifeste notamment dans les contrats d'&#233;dition. Quand un auteur c&#232;de ses droits pour une exploitation papier, il n'est pas r&#233;put&#233; les avoir c&#233;d&#233;s pour une exploitation num&#233;rique et les juges maintiennent une distinction tr&#232;s nette entre les modes d'exploitation. Donc m&#234;me si c'est le m&#234;me medium (ou plut&#244;t la m&#234;me oeuvre), comme vous le dites dans la question, le droit d&#233;j&#224; &#224; la base fait une distinction assez nette entre le livre papier et le livre num&#233;rique. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Le probl&#232;me que vous soulignez, en termes de cons&#233;quences pour le lecteur, c'est que les usages des deux supports ne sont pas du tout r&#233;gis de la m&#234;me fa&#231;on. Quand vous achetez un livre papier, vous avez la possession pleine et enti&#232;re du support physique. Il y a un m&#233;canisme qui joue, appel&#233; l'&#233;puisement du droit d'auteur, qui fait que certaines restrictions disparaissent apr&#232;s la premi&#232;re vente du support. Quand vous achetez un livre papier, vous avez le droit de le pr&#234;ter, de le donner, de le revendre, de faire tout un tas d'actes qui sont compl&#232;tement libres et vous b&#233;n&#233;ficiez de la propri&#233;t&#233; du support. Par contre, vous ne pouvez pas copier le texte lui-m&#234;me et le rediffuser : le droit d'auteur reste applicable &#224; ce niveau l&#224;, parce que ces actions touchent &#224; l'oeuvre incorporelle que le support papier v&#233;hicule. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Ce qui se passe avec le num&#233;rique, c'est que, jusqu'&#224; pr&#233;sent, le m&#233;canisme d'&#233;puisement des droits n'a pas &#233;t&#233; &#233;tendu &#224; l'environnement digital, et c'est &#224; ce niveau qu'un probl&#232;me se pose pour l'utilisateur.. On vient d'ailleurs d'en avoir confirmation aux &#201;tats-Unis avec un proc&#232;s tr&#232;s important, impliquant la plateforme &lt;i&gt;ReDigi&lt;/i&gt;. Ce site proposait d'organiser un syst&#232;me de vente d'occasion de fichiers MP3, et les juges ont consid&#233;r&#233; que l'&#233;quivalent de notre &#233;puisement des droits aux &#201;tats-Unis (la First Sale Doctrine) n'&#233;tait pas applicable &#224; ce type d'actes. Comme les droits du lecteur ne passent pas par la possession du fichier, ils sont li&#233;s &#224; un contrat, une licence attach&#233;e &#224; l'&#339;uvre num&#233;rique et ce proc&#233;d&#233; fragilise &#233;norm&#233;ment les droits de l'usager. Des actes comme le pr&#234;t, la revente, et la circulation de l'&#339;uvre sont r&#233;gis par cette licence. Et &#231;a peut aller m&#234;me assez loin, puisqu'on on a vu qu'Amazon s'&#233;tait arrog&#233; le droit de supprimer des livres num&#233;riques &#224; distance &#224; distance, alors qu'ils avaient &#233;t&#233; l&#233;gitimement achet&#233;s par des utilisateurs de Kindle.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Alors du coup, pour revenir &#224; votre question, je pense que les droits des lecteurs devraient &#234;tre davantage garantis, mais ce n'est pas simple &#224; mettre en place juridiquement. Parce que si l'on &#233;tend l'&#233;puisement des droits &#224; l'environnement num&#233;rique, la cons&#233;quence c'est que les utilisateurs vont pouvoir faire circuler les fichiers, au moins dans le cadre d'&#233;changes non-marchands. Et &#231;a, &#233;videmment, les titulaires de droits ne le veulent pas, parce que cela revient &#224; l&#233;galiser le partage et &#224; bouleverser en profondeur la distribution du livre num&#233;rique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Pour consacrer avec davantage de force les droits des lecteurs, je vois deux autres solutions : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;On peut agir sur le plan du droit commercial. Certains fournisseurs de contenus ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; accus&#233;s d'abuser de la distinction entre la vente et la location. Si les plateformes indiquent aux consommateurs qu'il y a bien une vente, cela implique la reconnaissance de certains droits sur les contenus et notamment une v&#233;ritable forme de propri&#233;t&#233;. L'exemple que l'on peut citer, c'est celui de &lt;i&gt;Steam,&lt;/i&gt; une plateforme de vente de jeux vid&#233;o, qui a subitement chang&#233; ses conditions d'utilisation en exigeant que les consommateurs approuvent les nouvelles conditions d'utilisation, sous peine de perdre tous les jeux qu'ils avaient achet&#233;s. Ce genre de pratiques pourrait &#234;tre attaqu&#233; en justice, en faisant valoir que s'il y a bien eu vente des fichiers et pas simplement location, on ne peut pas en priver les consommateurs, sur la base de simples CGU &#224; valeur contractuelle.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;L'autre solution, c'est celle que pr&#233;conise La Quadrature du Net concernant la l&#233;galisation du partage. Leur programme de r&#233;forme positive du droit d'auteur pr&#233;conise de transposer l'&#233;puisement des droits &#224; l'environnement num&#233;rique, mais uniquement limit&#233;e aux &#233;changes non-marchands. Du point de vue des droits des lecteurs, une telle r&#233;forme aurait pour avantage de leur garantir une propri&#233;t&#233; sur les fichiers, avec la possibilit&#233; de les partager, ce qui est infiniment pr&#233;f&#233;rable du point de vue de l'usager que les oeuvres prot&#233;g&#233;es par des verrous num&#233;riques (DRM) ou des modes de consultation comme le streaming.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;wp-caption aligncenter&quot; style=&quot;width: 438px&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/bjornmeansbear/3438833245/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L428xH640/3438833245_15ac8-32000.jpg&quot; width='428' height='640' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class=&quot;wp-caption-text&quot;&gt;Sustainabilitist Graphic Design. Par bjornmeansbear. CC-BY-SA. Source : Flickr.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;Le projet ReLIRE de num&#233;risation des livres indisponibles est souvent compar&#233; &#224; Google Books. En quoi peut-on rapprocher ou diff&#233;rencier les deux projets ? Et, finalement, est-ce que ReLIRE n'est pas plus d&#233;savantageux pour les auteurs puisqu'aucun accord n'est conclu avec eux ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Ce n'est pas une question facile, parce qu'il y a beaucoup de points de ressemblance et de divergence entre les deux projets. La diff&#233;rence majeure, c'est que le r&#232;glement Google Books &#233;tait un accord priv&#233; qui avait &#233;t&#233; conclu entre Google et les repr&#233;sentants des &#233;diteurs et des auteurs am&#233;ricains. C'&#233;tait un arrangement entre parties priv&#233;es, qui avaient cherch&#233; une validation par la justice am&#233;ricaine. Ce n'est pas la m&#234;me chose pour ReLIRE, parce qu'une loi a &#233;t&#233; vot&#233;e &#224; propos de la num&#233;risation des livres indisponibles en mars 2012. Il y a donc une diff&#233;rence fondamentale de fondement juridique. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Ensuite, au niveau des ressemblances, la plus flagrante, c'est l'&lt;i&gt;opt-out &lt;/i&gt;(proc&#233;d&#233; par lequel l'auteur d'une &#339;uvre int&#233;gr&#233;e d'office &#224; un syst&#232;me, signifie formellement sa volont&#233; d'en &#234;tre retir&#233;, ndlr)&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; Les instigateurs de ce projet ont mis en place un &lt;i&gt;opt-out&lt;/i&gt; pour ReLIRE comme l'avait fait Google. Il y a ue diff&#233;rence, dans la mesure o&#249; Google num&#233;risait d'abord les livres et ne permettait qu'ensuite aux titulaires de droits de se retirer. Avec ReLIRE, les auteurs et les &#233;diteurs sont invit&#233;s invitent &#224; se manifester pendant six mois et les ouvrages ne num&#233;riseront qu'apr&#232;s, s'ils n'ont pas &#233;t&#233; retir&#233;s de la base.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Mais d'autres similarit&#233;s importantes sont rep&#233;rables entre Google Books et le projet fran&#231;ais. ReLIRE par exemple englobe les &#339;uvres orphelines, c'est-&#224;-dire les &#171; [...] &#339;uvres dont le titulaire des droits ne peut pas &#234;tre identifi&#233; ou retrouv&#233;, malgr&#233; des recherches diligentes, av&#233;r&#233;es et s&#233;rieuses &#187;. (Art. L. 113-10 du code de la propri&#233;t&#233; intellectuelle, ndlr). On a beaucoup critiqu&#233; le fait que les oeuvres orphelines avaient &#233;t&#233; laiss&#233;es dans Google Books. Or, par d&#233;finition, quand une &#339;uvre est orpheline, personne ne peut venir effectuer l'&lt;i&gt;opt-out&lt;/i&gt;. Le syst&#232;me permettait &#224; Google d'empocher les droits sur les orphelines automatiquement et c'est une des raisons qui a fait que la justice am&#233;ricaine a rejet&#233; le R&#232;glement. L'autre critique adress&#233;e &#224; Google, c'est qu'on a reproch&#233; &#224; un acteur priv&#233;, par un simple contrat, de r&#233;gler une question aussi importante, alors que le sort des oeuvres orphelines auraient d&#251; &#234;tre r&#233;gl&#233; par la loi. Or en France, c'est bien la loi qui est intervenue, mais on n'a pas fait autrement que l'avait fait Google : la loi n'a pas vraiment distingu&#233; le probl&#232;me des oeuvres orphelines qui &#233;taient contenus au sein du corpus des indisponibles. Les droits aff&#233;rents vont donc passer &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt; automatiquement &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&#224; la soci&#233;t&#233; de gestion collective.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Au niveau des diff&#233;rences majeures que l'on peut relever, il n'y avait pas dans Google Books ce d&#233;s&#233;quilibre entre les auteurs et les &#233;diteurs que l'on retrouve dans ReLIRE et qui a provoqu&#233; la r&#233;action de certains groupes d'autreurs comme le Droit du Serf. Durant les six premiers mois, si l'auteur r&#233;agit, il peut sortir assez facilement du syst&#232;me. Mais s'il laisse passer ce d&#233;lai, cela devient vraiment compliqu&#233; pour l'auteur, parce qu'il faut qu'il am&#232;ne la preuve d&#233;tient bien les droits num&#233;riques sur son oeuvre. Or une telle preuve est difficile &#224; &#233;tablir, notamment lorsque les clauses des contrats d'&#233;dition sont floues. Dans le projet Google Books, malgr&#233; les critiques qu'on a pu lui adresser, il n'y avait pas ce d&#233;s&#233;quilibre patent qu'on retrouve dans la loi sur les indisponibles &#224; plusieurs endroits en faveur des &#233;diteurs &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;Toujours concernant ReLIRE, j'ai &#233;t&#233; interpel&#233; par un commentaire de votre article dans lequel un &#233;crivain trouvait le projet int&#233;ressant, mais qu'un de ses ouvrages, qui figure dans la liste, lui posait question. Il s'agit d'un ouvrage en science humaines pour lequel il se demande l'int&#233;r&#234;t qu'il y a &#224; le republier sans effectuer un travail de remise en contexte, de r&#233;actualisation, d'expliquer au moins dans une pr&#233;face ce qui a pu &#234;tre apport&#233; depuis par lui ou par d'autres sur le sujet abord&#233;. &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;C'est une des grosses difficult&#233;s. D'ailleurs, les r&#233;actions de plusieurs auteurs qui figuraient dans le registre ont &#233;t&#233; int&#233;ressantes, parce qu'on a pu se rendre que pour toute une frange d'auteurs, cela pose vraiment un probl&#232;me que des ouvrages anciens, qui ne correspondent plus &#224; ce qu'ils veulent, soit republi&#233;s en l'&#233;tat. Cela touche &#224; ce que l'on appelle le droit moral. Normalement, l'auteur b&#233;n&#233;ficie &#224; ce titre du droit de divulgation : il est le seul qui peut d&#233;cider si son &#339;uvre doit &#234;tre publi&#233;e ou non. Il a en outre le droit de choisir la forme de la publication, et notamment si son &#339;uvre doit &#234;tre sous forme num&#233;rique ou non.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Et l&#224;, on constate qu'un certain nombre d'auteurs avaient le projet de r&#233;&#233;diter leurs &#339;uvres par eux-m&#234;mes ou avec un &#233;diteur et ils sont furieux de voir que les ouvrages vont pouvoir &#234;tre r&#233;&#233;dit&#233;s en dehors de leur volont&#233;s. Ceux qui le souhaitent peuvent se retirer du syst&#232;me ReLIRE : ils ont six mois pour se retirer et, m&#234;me apr&#232;s au-del&#224; de ces premiers six mois, s'ils estiment que l'ouvrage porte atteinte &#224; leur honneur ou &#224; leur consid&#233;ration, ils pourront aussi se retirer en faisant valoir leur droit moral, m&#234;me si les termes de la loi sont assez flous &#224; ce sujet. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;Oui c'est int&#233;ressant je n'avais pas forc&#233;ment pens&#233; &#224; &#231;a. On pense bien s&#251;r au contenu quand on pense publication, mais l&#224; il y a le droit moral sur la forme que veux privil&#233;gier l'auteur qui est aussi important.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Oui, en droit fran&#231;ais, le droit moral est une notion tr&#232;s forte. L'&#233;diteur, apr&#232;s avoir sign&#233; un contrat d'&#233;dition, travaille avec l'auteur et avant la publication, il est tenu d'envoyer &#224; l'auteur ce qu'on appelle un bon &#224; tirer, par lequel il lui demande de faire un dernier examen et de lui certifier qu'il est d'accord avec la forme donn&#233;e l'ouvrage. L'auteur doit donner explicitement son accord et c'est &#224; ce moment l&#224; seulement que l'&#233;diteur peut publier le livre. Cet acte l&#224; est tr&#232;s important, parce que c'est le moment ou l'auteur arr&#234;te la forme de l'ouvrage en exer&#231;ant son droit moral. Apr&#232;s &#231;a, l'&#233;diteur n'a plus le droit de toucher &#224; la forme du livre. Avec ReLIRE, on ne sait m&#234;me pas quelle forme exactement va la num&#233;risation et la publication des ouvrages et c'est ce qui inqui&#232;te bon nombre d'auteurs. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;L'hypoth&#232;se la plus probable, c'est qu'ils scannent les ouvrages et qu'ils n'en fassent pas grand-chose de plus que ce qu'on appelle des livres homoth&#233;tiques, c'est-&#224;-dire des reproductions &#224; l'identique. Mais le num&#233;rique permet quand m&#234;me parfois de faire des choses plus en profondeur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Il y a d'autres param&#232;tres &#224; propos desquels on sait peu de choses. Par exemple, est-ce que le livre va &#234;tre vendu seul ou est-ce qu'il va &#234;tre vendu dans un bouquet ? Normalement, l'auteur a un son mot &#224; dire l&#224;-dessus. Ces incertitudes peuvent donc expliquer ces r&#233;actions d'auteurs qui sont en d&#233;saccord avec ReLIRE.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;Mais donc pour les auteurs &#233;trangers qui ont publi&#233; en France, &#231;a va &#234;tre d'autant plus compliqu&#233;, non ?&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Alors &#231;a, je pense que &#231;a va &#234;tre le gros sujet des semaines &#224; venir. C'&#233;tait aussi une chose qu'on avait beaucoup reproch&#233; &#224; Google. Il y a eu plusieurs versions de son R&#232;glement et dans la premi&#232;re version, bien que l'accord ait &#233;t&#233; pass&#233; entre Google et les titulaires de droits am&#233;ricains, il pr&#233;voyait &#233;galement de s'appliquer au reste du monde. Tous les livres &#233;taient concern&#233;s par l'accord Google et un grand nombre d'Etats avaient protest&#233; en disant qu'ils ne voyaient pas comment un simple contrat am&#233;ricain allait pouvoir r&#233;gler le sort de tous les livres de la plan&#232;te. Google avait &#233;t&#233; oblig&#233; l&#224; aussi de revenir en arri&#232;re en limitant la port&#233;e internationale du R&#232;glement. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Or dans la Loi (du 1er mars 2012, ndlr), j'avais &#233;t&#233; vraiment surpris de voir que cette question des ouvrages &#233;trangers n'avait pas &#233;t&#233; vraiment &#233;vacu&#233;e. La loi pr&#233;cise seulement qu'elle s'applique aux seuls livres publi&#233;s en France. C'est vrai que c'est d&#233;j&#224; une garantie, mais &#231;a laisse dans le dispositif les livres en langue &#233;trang&#232;re publi&#233;s en France (peu nombreux) mais surtout, le probl&#232;me des traductions d'auteurs &#233;trangers. Des articles paraissent qui montrent que des auteurs &#233;trangers importants figurent dans ReLIRE et commencent &#224; r&#233;agir, notamment des auteurs de science-fiction, Neil Gaiman, Ursula Le Guin &#8211; qui &#233;tait une farouche opposante au projet Google &#8211;, Philip K. Dick. On verra ce qu'en pense la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine des auteurs de science-fiction qui est un gros syndicat d'auteurs am&#233;ricains. Et je ne serai pas &#233;tonn&#233; qu'il y ait une intervention assez rapide des auteurs am&#233;ricains, qui pourraient tout &#224; fait engager une action en justice. Alors l&#224;, ce serait &#233;norme&#8230; [update : depuis que nous avons eu cet entretien, &lt;a href=&quot;http://www.sfwa.org/2013/05/outrageous-french-copyright-grab-relire-goes-live/&quot;&gt;la Science Fiction Writers Association a r&#233;agi&lt;/a&gt; pour mettre en garde ses membres contre ReLIRE, avec des mots tr&#232;s durs].&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;&#199;a m&#233;diatiserait largement l'affaire en tout cas.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;L'&#233;tat fran&#231;ais se retrouverait attaqu&#233; aux &#201;tats-Unis comme Google s'&#233;tait fait attaqu&#233; en France. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;&#199;a ferait un effet miroir. &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Ce serait assez dantesque. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Car j'ai oubli&#233; de vous dire une chose importante &#224; propos du r&#232;glement Google Books. Aux &#201;tats-Unis le juge a indiqu&#233; &#224; Google que son R&#232;glement pourrait recevoir un accueil favorable, mais &#224; condition seulement de repasser &#224; l'&lt;i&gt;opt-in&lt;/i&gt; &#8211; l'auteur et l'&#233;diteur doivent accepter formellement d'entrer dans le syst&#232;me &#8211; et, quand Google a sign&#233; des accords avec des &#233;diteurs fran&#231;ais (Hachette, La Martini&#232;re), les &#233;diteurs fran&#231;ais n'ont accept&#233; qu'&#224; la condition de s'en tenir &#224; l'&lt;i&gt;opt-in&lt;/i&gt;. C'est donc tr&#232;s paradoxal de voir que Google va devoir respecter l'&lt;i&gt;opt-in, &lt;/i&gt;alors que&lt;i&gt;&lt;/i&gt; la loi fran&#231;aise, r&#233;put&#233;e protectrice des auteurs, a introduit un syst&#232;me d'&lt;i&gt;opt-out. C&lt;/i&gt;'est tr&#232;s bizarre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;On voit dans les commentaires que c'est un point cl&#233;.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Oui c'est un point cl&#233;. Si jamais les pouvoirs publics voulaient d&#233;samorcer la crise qui se dessine, ils mettraient en place un &lt;i&gt;opt-in&lt;/i&gt; et je pense que cela r&#232;glerait une grande partie du probl&#232;me.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;Oui donc, il y a une possible attaque en justice des auteurs am&#233;ricains, il y a aussi la question prioritaire de constitutionnalit&#233; (QPC) qui est envisag&#233;e, je crois, en France. Enfin, d'un point de vue m&#233;diatique, ils n'y auraient pas int&#233;r&#234;t.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Non, ils n'y ont pas int&#233;r&#234;t, mais cette QPC qui pourrait &#234;tre d&#233;pos&#233;e par des auteurs est loin d'&#234;tre gagn&#233;e d'avance, parce que le recours s'annonce compliqu&#233;. Il va falloir r&#233;ussir &#224; saisir le Conseil constitutionnel en passant par le Conseil d'&#201;tat pour invoquer la Convention de Berne. En terme de proc&#233;dure, c'est tr&#232;s complexe et surtout, sur le fond, il n'est pas certain que le Conseil constitutionnel annule la loi, m&#234;me si on peut penser que des principes importants n'ont pas &#233;t&#233; respect&#233;s [Update : depuis, le Droit du Serf a effectivement intent&#233; un recours contre le dispositif ReLIRE devant le Conseil d'Etat, &lt;a href=&quot;http://ledroitduserf.wordpress.com/2013/05/05/recours/&quot;&gt;sur la base d'arguments solides&lt;/a&gt;].&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Pourtant il y aurait un vrai int&#233;r&#234;t &#224; ce que cette loi soit modifi&#233;e, sans pour autant que tout le projet s'effondre. Parce qu'une des diff&#233;rences majeures avec Google Books, c'est qu'il y a de l'argent public en jeu, via les Investissements d'Avenir, dans le projet fran&#231;ais, alors que la num&#233;risation &#233;tait financ&#233;e uniquement avec les fonds de Google aux Etats-Unis. Si tout s'effondre, cet argent public sera perdu pour tout le monde. Et je ne sais pas s'il y aura beaucoup d'autres occasions de mobiliser de l'argent public sur ce genre de corpus. Mais ce n'est pas une raison pour proc&#233;der en bafouant les droit des auteurs et des lecteurs.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;wp-caption aligncenter&quot; style=&quot;width: 465px&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/skoczek/2318656532/&quot;&gt;&lt;img class=' ' alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L455xH576/2318656532_6ecc4-66c5f.jpg&quot; width='455' height='576' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class=&quot;wp-caption-text&quot;&gt;dok&#322;adniej mi si&#281; nie chcia&#322;o. Par skoczek. CC-BY-NC-ND. Source : Flickr.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;Sur les mod&#232;les alternatifs aux droits d'auteurs (licence libre, &lt;/b&gt;&lt;b&gt;crowdfunding) &lt;/b&gt;&lt;b&gt;j'avais trouv&#233; tr&#232;s int&#233;ressant ce que vous disiez pendant l'entretien r&#233;alis&#233; pour &lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Le Vinvinteur&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;a href=&quot;#sdfootnote3sym&quot; name=&quot;sdfootnote3anc&quot;&gt;&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;o&#249; vous releviez qu'un nouveau m&#233;tier pourrait appara&#238;tre ou que le m&#233;tier d'&#233;diteur pourrait &#233;voluer sous l'&#232;re du num&#233;rique dans le sens d'un interm&#233;diaire capable de faire, pour l'auteur, tout le travail de recherche de fonds, d'aide &#224; l'utilisation de ces mod&#232;les alternatifs.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Je pense en effet qu'il y a plusieurs cr&#233;neaux qui s'ouvrent pour de nouveaux types d'interm&#233;diaires dans le paysage num&#233;rique. Le &lt;i&gt;crowdfunding &lt;/i&gt;repr&#233;sente vraiment une occasion &#224; saisir pour les auteurs. Il y a quelques exemples qui existent, comme &lt;i&gt;Unglue it&lt;/i&gt; aux &#201;tats-Unis. Ce n'est pas un projet &#233;ditorial au sens propre du terme, parce qu'ils proposent de num&#233;riser des livres qui existent d&#233;j&#224; en papier, en demandant aux auteurs et aux &#233;diteurs de faire passer l'oeuvre sous licence libre en contrepartie du versement d'un somme d'argent vers&#233;e par le public. C'est donc une sorte de projet ReLIRE, mais qui utilise une combinaison de &lt;i&gt;crowdfunding &lt;/i&gt;et de licence Creative Commons. Le mod&#232;le est int&#233;ressant, m&#234;me si ses progr&#232;s sont assez lents. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Un des points sur lequel les &#233;diteurs peuvent se positionner, c'est celui de l' animation de communaut&#233;s. Une partie des auteurs n'a ni le temps, ni les capacit&#233;s d'avoir une pr&#233;sence en ligne, de d&#233;velopper une identit&#233; num&#233;rique, d'entretenir une relation avec le public. L'&#233;diteur peut prendre en chargeb&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Pour l'instant on a peu d'exemples. On a des exemples d'auteurs qui vont, seuls, faire du &lt;i&gt;crowdfunding&lt;/i&gt;, et parfois &#231;a marche tr&#232;s bien. Je regarde &lt;i&gt;Kickstarter &lt;/i&gt;et on y trouve de beaux projets en mati&#232;re de publication, avec ou sans licence libre. Mais il n'y a pas encore ce r&#244;le de l'interm&#233;diaire qui aide l'auteur. Or les plateformes de &lt;i&gt;crowdfunding&lt;/i&gt; sont passives, elles n'ont pas vraiment un r&#244;le actif, il s'agit juste une infrastructure.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Par contre, je pense que ces interm&#233;diaires l&#224; ne pourront pas avoir le statut d'&#233;diteur &#224; 100% parce que, normalement, l'&#233;diteur est celui qui prend le risque financier pour cr&#233;er une &#339;uvre. Si c'est le public qui finance en amont, le risque financier n'est plus pris par &quot;l'&#233;diteur&quot; et l'interm&#233;diaire ne pourra plus revendiquer ce titre, ni les cessions de droits tr&#232;s larges qui l'accompagne traditionnellement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;Oui donc il y a un titre &#224; trouver, mais il y a quelques pr&#233;curseurs qui jouent ce r&#244;le, et il y a une place &#224; prendre. &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Oui et c'est important de prendre cette place parce qu'on se rend compte que les Amazon, Apple, et Cie peuvent tr&#232;s bien la prendre. Ils fournissent les outils d'&#233;dition, &lt;i&gt;iAuthor&lt;/i&gt; ou les outils d'Amazon ; ils fournissent aussi la plateforme pour faire de l'auto-publication et cela peut conduire &#224; d&#233;s&#233;quilibrer l'&#233;cosyst&#232;me. Il vaudrait mieux qu'il y ait des alternatives sous forme d'interm&#233;diaires plus petits, mais peut-&#234;tre plus proches des auteurs et moins &#224; m&#234;me de d&#233;velopper des strat&#233;gies d'int&#233;gration verticale.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;Pour finir, j'ai une question d'ordre plus g&#233;n&#233;ral sur l'exception culturelle fran&#231;aise. Si on consid&#232;re que la Loi Lang, sur le prix unique du livre, a constitu&#233; un succ&#232;s parce qu'elle a permis que soit conserv&#233;, en France, un maillage de librairies, quel pourrait &#234;tre le levier, si ce n'est le prix, sur lequel pourrait s'appuyer un futur dispositif l&#233;gislatif sur le livre num&#233;rique d'un impact comparable ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Il y aurait bien des choses &#224; dire sur la loi sur le prix unique du livre num&#233;rique&#8230; parce que la mani&#232;re dont &#231;a a &#233;t&#233; mis en place a &#233;t&#233; assez sp&#233;ciale. &#201;videmment &#224; premi&#232;re vue, elle joue un r&#244;le protecteur, en &#233;vitant que des acteurs comme Amazon, Apple ou Google puissent d'un seul coup prendre une trop forte importance. Mais cela a aussi permis aux &#233;diteurs fran&#231;ais de maintenir des prix tr&#232;s &#233;lev&#233;s sur les livres num&#233;riques qui maintiennent un &#233;tat de p&#233;nurie organis&#233;e, tout en p&#233;nalisant fortement les &#233;diteurs &quot;&#233;quitables&quot; plus modestes.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Mais si le v&#233;ritable objectif &#233;tait de r&#233;guler les gros acteurs du web, comme Amazon, Google ou Apple, l'approche en terme &quot;d'exception culturelle&quot; n'est pas du tout suffisante, ni m&#234;me adpat&#233;e.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Il faudrait &#234;tre en mesure d'avoir une approche beaucoup plus globale, qui engloberait par exemple la r&#233;forme de la fiscalit&#233; du num&#233;rique. Le fait est qu'Amazon, Apple et Google sont en mesure de faire de l'&#233;vasion fiscale &#224; tr&#232;s haut niveau, en s'implantant dans les pays europ&#233;ens o&#249; les seuils d'imposition sont les moins &#233;lev&#233;es, le Luxembourg ou l'Irlande, et &#231;a, c'est un &#233;norme probl&#232;me. Pour r&#233;guler ce type d'acteurs l&#224;, il serait bien plus efficace d'agir pour emp&#234;cher l'optimisation fiscale que de s'en tenir &#224; l'exception culturelle.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Il y aussi la question des donn&#233;es personnelles qui ouvre une piste vraiment int&#233;ressante.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:medium;&quot;&gt;Le r&#233;cent rapport Colin et Collin sur la fiscalit&#233; du num&#233;rique envisage que l'on pourrait taxer plus fortement les gros acteurs qui exploitent les donn&#233;es personnelles des internautes. La proposition est int&#233;ressante, car tout en d&#233;gageant de nouvelles sources de revenus, elle pourrait avoir un effet r&#233;gulateur global sur l'&#233;cosyst&#232;me num&#233;rique. L'exception culturelle, finalement, n'est plus qu'un point mineur dans le d&#233;bat, parce que c'est pas du tout la m&#234;me chose de vouloir r&#233;guler les supermarch&#233;s ou la Fnac (ce qu'avait permis, en grossissant le trait, la Loi Lang sur le prix unique du livre, ndlr) par rapport &#224; un Google, un Apple ou un Amazon, beaucoup plus difficiles &#224; atteindre.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote1&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#sdfootnote1anc&quot; name=&quot;sdfootnote1sym&quot;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;sup&gt;-&lt;/sup&gt; Lionel MAUREL. &#171; De la loi sur les indisponibles au registre ReLIRE : la blessure, l'insulte et la r&#233;action en marche &#187;. &lt;i&gt; :: S.I.Lex ::&lt;/i&gt;, 24 mars 2013. Adresse : &lt;a href=&quot;http://minu.me/8qzl&quot;&gt;http://minu.me/8qzl&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote2&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#sdfootnote2anc&quot; name=&quot;sdfootnote2sym&quot;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;sup&gt;-&lt;/sup&gt; MAUREL, Lionel. &#171; R&#233;ponses &#224; Fran&#231;ois G&#232;ze, membre du conseil scientifique du registre ReLIRE &#187;. :: S.I.Lex ::, 4 avril 2013. Adresse : &lt;a href=&quot;http://minu.me/8r0q&quot;&gt;http://minu.me/8r0q&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id=&quot;sdfootnote3&quot;&gt;&lt;p lang=&quot;fr-FR&quot; style=&quot;text-align:justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family:Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size:small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#sdfootnote3anc&quot; name=&quot;sdfootnote3sym&quot;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;sup&gt;-&lt;/sup&gt; Le Gros t'Chat &#8211; @Calimaq, version longue de l'entretien r&#233;alis&#233; pour l'&#233;mission &lt;i&gt;Le Vinvinteur n&#176;13&lt;/i&gt; diffus&#233;e sur France 5 le 27 janvier 2013. Adresse : &lt;a href=&quot;http://minu.me/8r10&quot;&gt;http://minu.me/8r10&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;Class&#233; dans :&lt;a href='http://scinfolex.wordpress.com/category/edition-numerique-aspects-juridiques/'&gt;Edition num&#233;rique, aspects juridiques&lt;/a&gt; Tagged : &lt;a href='http://scinfolex.wordpress.com/tag/amazon/'&gt;Amazon&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://scinfolex.wordpress.com/tag/apple/'&gt;Apple&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://scinfolex.wordpress.com/tag/crowdfunding/'&gt;crowdfunding&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://scinfolex.wordpress.com/tag/ebooks/'&gt;eBooks&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://scinfolex.wordpress.com/tag/exception-culturelle/'&gt;exception culturelle&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://scinfolex.wordpress.com/tag/google/'&gt;Google&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://scinfolex.wordpress.com/tag/oeuvres-indisponibles/'&gt;oeuvres indisponibles&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://scinfolex.wordpress.com/tag/prix-unique/'&gt;prix unique&lt;/a&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/scinfolex.wordpress.com/6046/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L128xH16/6046-6a4544d6a45-b22b6.png&quot; width='128' height='16' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/scinfolex.wordpress.com/6046/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L1xH1/6046-05f491705f4-f98fd.gif&quot; width='1' height='1' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/scinfolex.wordpress.com/6046/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L136xH16/6046-192dda0192d-4efec.png&quot; width='136' height='16' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/scinfolex.wordpress.com/6046/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L80xH16/6046-741c654741c-1b609.png&quot; width='80' height='16' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/scinfolex.wordpress.com/6046/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L1xH1/6046-d699f60d699-b0558.gif&quot; width='1' height='1' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/scinfolex.wordpress.com/6046/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L1xH1/6046-26c15d126c1-2652f.gif&quot; width='1' height='1' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; href=&quot;http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/scinfolex.wordpress.com/6046/&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L1xH1/6046-f35d253f35d-713c2.gif&quot; width='1' height='1' /&gt;&lt;/a&gt; &lt;img alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L1xH1/bgifhostscin4ebb-d5274.gif&quot; width='1' height='1' /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://scinfolex.wordpress.com/2013/05/18/ce-que-le-numerique-fait-au-livre-interview/" class="spip_out"&gt;http://scinfolex.wordpress.com/2013...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> <enclosure
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<item
xml:lang="fr"><title>Villes en biens communs du 6 au 20 octobre 2013</title><link>http://www.a-brest.net/article13138.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.a-brest.net/article13138.html</guid> <dc:date>2013-05-17T19:00:00Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>Michel Briand</dc:creator> <description>En 2009 et [2011-http://wiki.a-brest.net/index.php/Portail:BBC_2011] Brest-en-biens communs a rassembl&#233; une trentaine d'initiatives autour de la sensibilisation et de l'&#233;largissement des biens communs num&#233;riques. Aujourd'hui, en 2013, c'est un archipel d'initiatives &#224; Brest, Paris, Lyon, Nantes, Rennes, Bolbec, Montreal .. qui se met en place pour quinze jours d'initiatives en octobre. Les &quot;villes en biens communs&quot; sont anim&#233;es par des collectifs locaux interconnect&#233;s et avec le soutien (...)
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&lt;a href="http://www.a-brest.net/rubrique217.html" rel="directory"&gt;Biens communs&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L150xH66/arton13138-aea88.png&quot; width='150' height='66' /&gt;
&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En &lt;a href=&quot;http://brest-en-biens-communs.infini.fr/index.php?title=Brest_en_biens_communs_2009&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;2009&lt;/a&gt; et [2011-&lt;a href=&quot;http://wiki.a-brest.net/index.php/Portail:BBC_2011&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://wiki.a-brest.net/index.php/Portail:BBC_2011&lt;/a&gt;] Brest-en-biens communs a rassembl&#233; une trentaine d'initiatives autour de la sensibilisation et de l'&#233;largissement des biens communs num&#233;riques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, en 2013, c'est un archipel d'initiatives &#224; Brest, Paris, Lyon, Nantes, Rennes, Bolbec, Montreal .. qui se met en place pour quinze jours d'initiatives en octobre. Les &quot;villes en biens communs&quot; sont anim&#233;es par des collectifs locaux interconnect&#233;s et avec le soutien d'associations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un [site web &lt;a href=&quot;http://villes.bienscommuns.org/&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://villes.bienscommuns.org&lt;/a&gt;]va permettre de relier nos initiatives de territoires avec le choix de contenus partag&#233;s et r&#233;utilisables (CC by sa).&lt;br class='autobr' /&gt;
Si cette question vous int&#233;resse vous pouvez vous aussi proposer une initiative, organiser un r&#233;seau local qui s'inscrive dans cette manifetataion dont le texte ci dessous pr&#233;sente l'esprit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://villes.bienscommuns.org/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Villes en Biens Communs&lt;/a&gt; en bref&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre le 6 et le 20 octobre 2013, dans diff&#233;rentes villes de France, s'organisent une s&#233;rie d'&#233;v&#233;nements d&#233;di&#233;s aux Biens Communs.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_9314 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img
src='http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L265xH116/logo-6-a26ce.png' width='265' height='116' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Zones urbaines transform&#233;es en jardins partag&#233;s, savoirs vers&#233;s dans l'encyclop&#233;die &#171; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Wikipedia&lt;/a&gt; &#187;, cartographie &#171; &lt;a href=&quot;http://openstreetmap.fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Open Street Map&lt;/a&gt; &#187; nourries par les utilisateurs, savoirs traditionnels, logiciels libres, science ouverte, publications en libre acc&#232;s, p&#233;dibus scolaires, fours &#224; pains mutualis&#233;s, syst&#232;me d'irrigation agricole partag&#233;, semences libres, contenus &#233;ducatifs ouverts, &#233;changes de savoirs, justice participative, donn&#233;es ouvertes collect&#233;es par les personnes... les initiatives fleurissent qui inventent des mani&#232;res cr&#233;atives de&lt;strong&gt; g&#233;n&#233;rer, g&#233;rer et partager des ressources et de r&#233;pondre aux aspirations de communaut&#233;s.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelles que soit leur &#233;chelle &#8211; de l'immeuble &#224; la plan&#232;te &#8211;, ces approches par les biens communs apportent des r&#233;ponses in&#233;dites et robustes, l&#224; o&#249; la puissance publique et le march&#233; sont souvent absents ou inefficaces.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;v&#233;nements de &#171; Villes en Biens communs &#187; cherchent &#224; donner une visibilit&#233; &#224; ces innovations et &#224; penser leur capacit&#233; &#224; r&#233;pondre aux diff&#233;rentes crises que traversent nos soci&#233;t&#233;s (&#233;cologique, &#233;conomique, sociale&#8230;)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'importance des Biens communs dans la situation actuelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De nombreux &#233;l&#233;ments de la vie courante, mat&#233;riels et immat&#233;riels peuvent faire l'objet de logiques de partage. Ces acc&#232;s partag&#233;s sont organis&#233;s et r&#233;gul&#233;s par les communaut&#233;s d'acteurs, petites ou grandes, locales ou non. Il s'agit en g&#233;n&#233;ral des acteurs qui cr&#233;ent, maintiennent ou d&#233;veloppent les communs concern&#233;s (logiciels libres, cartographie partag&#233;e, jardins urbains coop&#233;ratifs...). Chaque communaut&#233; met en place les r&#232;gles de gouvernance qui lui permettent de faire vivre le ou les communs dont elle a la charge.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce mode de gouvernance en biens communs a &#233;t&#233; tr&#232;s pr&#233;sent dans les pays occidentaux entre le 12&#232;me et 18&#232;me si&#232;cle pour la gestion des ressources naturelles et on en voit encore les r&#233;miniscences dans diff&#233;rents pays (ex : affouage en France). Il fait un retour dans la pens&#233;e et dans l'action, &#224; la faveur de deux grands facteurs : la complexit&#233; accrue des situations auxquelles nos soci&#233;t&#233;s sont confront&#233;es et les crises syst&#233;miques &#224; r&#233;p&#233;tition qui en r&#233;sultent d'une part, et l'irruption d'alternatives port&#233;es par de nouvelles communaut&#233;s comme celle du num&#233;rique d'autre part.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les crises que nous traversons invitent en effet &#224; inventer d'autres approches que le syst&#232;me bipolaire &#201;tat/march&#233;, lequel a montr&#233; ses limites et peine &#224; renouveler son imaginaire politique. Les communs privil&#233;gient la valeur d'usage (l'int&#233;r&#234;t pour les individus et les collectivit&#233;s) plut&#244;t que la valeur d'&#233;change (leur mon&#233;tisation) des ressources. Cette approche permet de penser le d&#233;veloppement territorial, la r&#233;duction des mobilit&#233;s, contribuant ainsi &#224; renouveler la fa&#231;on dont le d&#233;veloppement durable est aujourd'hui envisag&#233;. Les exp&#233;riences de jardins partag&#233;s, de villes en transition, etc, participent de ces logiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'irruption massive du num&#233;rique dans la plupart des champs de l'activit&#233; humaine cr&#233;e des situations in&#233;dites. De nombreuses ressources num&#233;riques (code logiciel, &#339;uvres de l'esprit, cartes coop&#233;ratives, encyclop&#233;dies ouvertes&#8230;) ont les caract&#233;ristiques de ce que l'&#233;conomie classique appelle des &#171; biens publics &#187; (c'est &#224; dire des biens non rivaux et non excluables puisqu'ils peuvent &#234;tre recopi&#233;s et diffus&#233;s &#224; l'infini via les r&#233;seaux). Pour autant, ces biens ne tombent pas n&#233;cessairement dans le champ de responsabilit&#233; de la puissance publique, car les communaut&#233;s qui les ont cr&#233;&#233;es se sont &#233;galement forg&#233; des r&#232;gles de gouvernance adapt&#233;es. Cette particularit&#233; en fait des candidats indiqu&#233;s pour des logiques de partage et de gestion en biens communs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui &#171; communs naturels &#187; et &#171; communs immat&#233;riels &#187; tissent ensemble des perspectives in&#233;dites pour un renouvellement de nos modes de gouvernance et de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des initiatives auto organis&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;strong&gt;Villes en Biens Communs&lt;/strong&gt; &#187; est port&#233; par diff&#233;rents collectifs, formel ou informels, actifs au sein du &#171; R&#233;seau francophone autour des Biens communs &#187;, lanc&#233; en 2012 par l'association Vecam. Pour l'heure, des initiatives sont en cours de montage &#224; &lt;a href=&quot;http://wiki.a-brest.net/index.php/Portail:BBC_2013&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Brest&lt;/a&gt;, Nantes, Ile de France, Bolbec, Lyon, Montr&#233;al, Rennes&#8230; D'autres collectifs se mettent progressivement en place.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_9315 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img
src='http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L226xH128/logo_bbc2011_1_-4f232-5d7ef.jpg' width='226' height='128' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout collectif qui d&#233;sire participer &#224; cette dynamique peut proposer une initiative auto-organis&#233;e dans le cadre de &#171; Villes en Biens Communs &#187;. Il peut s'agir d'un atelier de formation, d'un parcours de d&#233;couverte dans l'espace urbain, d'un d&#233;bat, d'une cartopartie, d'une exp&#233;rimentation&#8230; ou d'un simple moment de convivialit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Villes en Biens Communs est inspir&#233;e d'une d&#233;marche &lt;a href=&quot;http://brest-en-biens-communs.infini.fr/index.php?title=Brest_en_biens_communs_2009&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;initi&#233;e en 2009 &#224; Brest&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://brest-en-biens-communs.infini.fr/index.php?title=Accueil&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;2011&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Proposer une initiative&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez proposer une initiative directement dans le site web : &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://villes.bienscommuns.org/&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://villes.bienscommuns.org&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ou contacter l'une des listes de diffusion des collectifs locaux d&#233;j&#224; lanc&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Listes de diffusion des collectifs locaux&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; brest-en-biens-communs@listes.infini.fr &lt;/li&gt;&lt;li&gt; nantes@biencommuns.org&lt;/li&gt;&lt;li&gt; paname@bienscommuns.org&lt;/li&gt;&lt;li&gt; lyon@bienscommuns.org&lt;/li&gt;&lt;li&gt; bolbec@bienscommuns.org&lt;/li&gt;&lt;li&gt; rennes@bienscommuns.org&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Contact : &lt;br class='autobr' /&gt;
contact-villes@bienscommuns.org&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Une initiative avec le soutien de&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='rss_ps'&gt;Voir aussi &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; la &lt;a href=&quot;http://www.a-brest.net/rubrique233.html&quot; class='spip_out'&gt;rubrique Biens communs au pays de Brest&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; la &lt;a href=&quot;http://wiki.a-brest.net/index.php/Brest_en_biens_communs, sur [a-brest -&gt;http://www.a-brest.net/article12639.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Recette libre de Brest en biens&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/squelettes-dist/puce.gif&quot; width=&quot;8&quot; height=&quot;11&quot; class=&quot;puce&quot; alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.a-brest.net/article13126.html&quot; class='spip_out'&gt;(Biens) communs Contours et rep&#232;res&lt;/a&gt;, une contribution du R&#233;seau francophone autour des biens communs&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>Rapport Lescure : combattre le pire et soutenir le meilleur</title><link>http://www.a-brest.net/article13181.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.a-brest.net/article13181.html</guid> <dc:date>2013-05-16T17:21:22Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>calimaq</dc:creator> <description>La mission Lescure a remis lundi son rapport sur l'acte II de l'exception culturelle. Les 80 recommandations qu'il comporte forment un ensemble complexe, auquel SavoirsCom1 consacrera plusieurs analyses d&#233;taill&#233;es. Les positions compl&#232;tes du collectif sur l'ensemble des propositions pourront &#234;tre consult&#233;es sur la carte heuristique qui figure ci-dessous. Nous invitons &#233;galement &#224; aller commenter le rapport sur ce document ouvert par La Quadrature du Net. SavoirsCom1 avait particip&#233; &#224; la premi&#232;re (...)
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&lt;a href="http://www.a-brest.net/rubrique217.html" rel="directory"&gt;Biens communs&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&quot;page-restrict-output&quot;&gt;
&lt;p&gt;La mission Lescure a remis lundi &lt;a href=&quot;http://www.culturecommunication.gouv.fr/Actualites/A-la-une/Culture-acte-2-80-propositions-sur-les-contenus-culturels-numeriques&quot;&gt;son rapport sur l'acte II de l'exception culturelle&lt;/a&gt;. Les 80 recommandations qu'il comporte forment un ensemble complexe, auquel SavoirsCom1 consacrera plusieurs analyses d&#233;taill&#233;es. Les positions compl&#232;tes du collectif sur l'ensemble des propositions pourront &#234;tre consult&#233;es &lt;a href=&quot;http://www.mindmeister.com/fr/293337898 &quot;&gt;sur la carte heuristique&lt;/a&gt; qui figure ci-dessous. Nous invitons &#233;galement &#224; aller commenter le rapport &lt;a href=&quot;https://lqdn.co-ment.com/text/EL5TpHhdv7P/view/&quot;&gt;sur ce document&lt;/a&gt; ouvert par La Quadrature du Net.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.savoirscom1.info/wp-content/uploads/2013/05/acteII.jpg&quot;&gt;&lt;img class='aligncenter size-full wp-image-1471' alt=&quot;acteII&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L303xH166/acteIIjpg-e6e63f-f6ac8.jpg&quot; width='303' height='166' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SavoirsCom1 avait particip&#233; &#224; &lt;a href=&quot;http://www.savoirscom1.info/2012/09/26/savoirscom1-auditionne-par-la-mission-lescure/&quot;&gt;la premi&#232;re audition organis&#233;e par la mission Lescure&lt;/a&gt;. Le collectif avait alors fait valoir son point de vue, en appelant &#224; un r&#233;&#233;quilibrage du syst&#232;me en faveur des usages et des biens communs de la connaissance. Nos propositions visaient &#224; rompre avec l'approche r&#233;pressive et restrictive qui a pr&#233;valu jusqu'&#224; pr&#233;sent en France pour tirer pleinement les cons&#233;quences de la r&#233;volution num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;div id=&quot;attachment_1472&quot; class=&quot;wp-caption aligncenter&quot; style=&quot;width: 665px&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.savoirscom1.info/wp-content/uploads/2013/05/Ce-qu-SavoirsCom1-pense-des-propositions-du-rapport-Lescure-MindMeister-Mind-Map-2013-05-16-16-38-22.png&quot;&gt;&lt;img class=' wp-image-1472 ' alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L500xH274/Ce-qu-Savoirf62a-dffdc.png&quot; width='500' height='274' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class=&quot;wp-caption-text&quot;&gt;Ce que SavoirsCom1 pense des propositions du rapport Lescure&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A la lecture des recommandations du rapport, SavoirsCom1 d&#233;plore que le c&#339;ur de ses propositions ait &#233;t&#233; &#233;cart&#233;. La mission rejette la l&#233;galisation des &#233;changes non marchands accompagn&#233;e de la mise en place de financements mutualis&#233;s sous la forme d'une contribution cr&#233;ative, tout en appelant cependant &#224; approfondir la r&#233;flexion sur ces questions. Par ailleurs, malgr&#233; la suppression annonc&#233;e d'Hadopi et la disparition de la coupure de l'acc&#232;s Internet, la logique de r&#233;pression du partage entre individus reste &#224; l'ordre du jour, par le biais d'un syst&#232;me d'amendes. Elle risque m&#234;me d'&#234;tre prolong&#233;e cette fois par de nouveaux moyens de lutte contre la contrefa&#231;on commerciale, qui soul&#232;vent de vives inqui&#233;tudes. L'id&#233;e notamment d'une autor&#233;gulation des interm&#233;diaires techniques sur la base de chartes de bonnes pratiques porte en elle une logique de mise en place de polices priv&#233;es du droit d'auteur et SavoirsCom1 rejoint pleinement sur ce point &lt;a href=&quot;http://www.laquadrature.net/fr/rapport-lescure-le-catalogue-repressif-de-lindustrie&quot;&gt;les critiques formul&#233;es par La Quadrature du Net&lt;/a&gt;. De la m&#234;me mani&#232;re, le renforcement des pouvoirs du CSA par red&#233;ploiement d'une partie des comp&#233;tences de la Hadopi traduit la volont&#233; d'instaurer une &#171; r&#233;gulation &#187; d'Internet qui, sous couvert de promouvoir l'offre l&#233;gale et les cr&#233;ations fran&#231;aises, pourrait d&#233;boucher sur de &lt;a href=&quot;http://www.pcinpact.com/news/79666-la-neutralite-net-rabotee-sous-carotte-l-exception-culturelle.htm&quot;&gt;graves atteintes au principe de Neutralit&#233; du Net&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais SavoirsCom1 tient aussi &#224; saluer le travail accompli par la mission Lescure sur plusieurs points importants, en particulier dans la partie du rapport consacr&#233;e &#224; l'adaptation des droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle. Tranchant avec les rapports Olivenne et Zelnik qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;, le rapport Lescure constitue l'un des premiers textes officiels &#224; appeler clairement &#224; la reconnaissance et au renforcement d'&#233;l&#233;ments essentiels au r&#233;&#233;quilibrage du syst&#232;me. Les recommandations relatives aux exceptions au droit d'auteur, au domaine public ou aux licences libres vont clairement dans le sens de l'ouverture. Le rapport innove &#233;galement en appelant les pouvoirs publics &#224; favoriser la mise &#224; disposition de contenus num&#233;riques en biblioth&#232;ques, &#224; lever les obstacles juridiques au d&#233;veloppement du &lt;i&gt;crowdfunding&lt;/i&gt;, &#224; d&#233;bloquer des fonds publics pour la num&#233;risation du patrimoine culturel ou &#224; constituer des r&#233;pertoires ouverts de m&#233;tadonn&#233;es des &#339;uvres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous ces &#233;l&#233;ments recoupent plusieurs points du &lt;a href=&quot;http://www.savoirscom1.info/manifeste-savoirscom1/&quot;&gt;Manifeste de SavoirsCom1&lt;/a&gt;. Ils forment une plateforme de mesures qui m&#233;ritent d'&#234;tre soutenues, afin d'initier un mouvement de r&#233;forme positive du syst&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SavoirsCom1 combattra avec la plus grande &#233;nergie les mesures r&#233;pressives qui figurent dans le rapport et qui remettent en question la nature de bien commun d'Internet. Mais le collectif s'attachera aussi &#224; d&#233;fendre les mesures positives qu'il comporte, afin qu'elles ne soient pas enterr&#233;es, mais au contraire traduites dans la loi pour enclencher un mouvement de r&#233;forme du syst&#232;me dans le sens de l'ouverture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span id=&quot;more-1461&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Analyse d&#233;taill&#233;e&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;b&gt;La l&#233;galisation des &#233;changes non marchands &#233;cart&#233;e trop rapidement&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le rapport consacre un point &#224; la l&#233;galisation des &#233;changes non marchands et reconna&#238;t que le concept comporte plusieurs int&#233;r&#234;ts, il finit rapidement par l'&#233;carter, sur la base d'arguments discutables. Il est faux par exemple de soutenir que la l&#233;galisation du partage entre individus emp&#234;cherait la mise en place de toutes formes d'offres l&#233;gales. Plusieurs &#233;tudes, dont l'une conduite par la Hadopi elle-m&#234;me, ont d&#233;montr&#233; que les internautes qui partageaient le plus &#233;taient aussi ceux qui avaient le niveau de consommation le plus &#233;lev&#233; de contenus culturels num&#233;riques. La coexistence d'une sph&#232;re des &#233;changes non marchands et d'une sph&#232;re marchande est possible : elle existe d'ailleurs d&#233;j&#224; tr&#232;s largement dans la configuration actuelle, puisque la r&#233;pression n'a jamais mis fin ni vraiment diminu&#233; le partage, sans que cela emp&#234;che la consommation de l'offre l&#233;gale de progresser constamment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le rapport Lescure concentre aussi un grand nombre de critiques sur les formules de financement mutualis&#233; destin&#233;es &#224; accompagner la l&#233;galisation des &#233;changes non marchands, et notamment sur la contribution cr&#233;ative dont SavoirsCom1 avait d&#233;fendu le principe lors de son audition. Le rapport soutient qu'une contribution cr&#233;ative &#224; 5 euros par mois &#171; &lt;i&gt;ne suffirait m&#234;me pas &#224; compenser l'int&#233;gralit&#233; du chiffre d'affaires de la musique enregistr&#233;e et de la vid&#233;o&lt;/i&gt;&#171; , et qu'il faudrait la porter &#224; 20 ou 40 euros par mois pour l'&#233;tendre &#224; tous les types d'&#339;uvres. Mais ce raisonnement est absurde, car il revient &#224; dire que la l&#233;galisation ass&#232;cherait toutes les offres l&#233;gales, et irait m&#234;me jusqu'&#224; faire dispara&#238;tre les salles de cin&#233;ma ou de concert ! Le rapport indique par ailleurs que la mise en place de la contribution cr&#233;ative implique n&#233;cessairement une surveillance des usages intrusive et attentatoire aux libert&#233;s des individus. Or, SavoirsCom1 avait d&#233;j&#224; eu l'occasion de montrer &lt;a href=&quot;http://www.savoirscom1.info/2012/11/06/contribution-creative-et-licence-globale-quelles-differences/&quot;&gt;que c'est faux&lt;/a&gt;, alors que les amendes que pr&#233;conise le rapport impliqueront bel et bien le maintien de la surveillance d&#233;nonc&#233;e dans le syst&#232;me Hadopi. Concernant la difficult&#233; &#224; r&#233;partir &#233;quitablement les sommes collect&#233;es entre les diff&#233;rents titulaires de droits que pointe le rapport, elle n'est &#224; vrai dire pas plus grande que dans les m&#233;canismes de gestion collective actuels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SavoirsCom1 reconna&#238;t, comme le souligne le rapport, que la forme de l&#233;galisation qu'elle pr&#233;conise, par extension du m&#233;canisme d'&#233;puisement des droits, n&#233;cessiterait sans doute une r&#233;vision de la directive europ&#233;enne sur le droit d'auteur, mais elle serait compatible &#224; nos yeux avec la Convention de Berne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SavoirsCom1 appelle maintenant les pouvoirs publics &#224; suivre la recommandation du rapport, qui ne conclut pas &#224; ce qu'on &#233;carte d&#233;finitivement la l&#233;galisation des &#233;changes non marchands, mais demande &#224; ce que la r&#233;flexion soit approfondie. Il appartiendra au gouvernement de mettre en place un cadre efficace de d&#233;bat et d'&#233;tude de ces questions, ce qui &#233;tait rigoureusement impossible avec la Hadopi. Philippe Aigrain, parrain de SavoirsCom1, fournit &lt;a href=&quot;http://paigrain.debatpublic.net/?p=7236&quot;&gt;des pistes pour approfondir ce sujet&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;b&gt;Une logique persistante de &#171; gabelles num&#233;riques &#187; et de r&#233;paration du pr&#233;judice&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le fait de rejeter la contribution cr&#233;ative comme piste de financement de la cr&#233;ation conduit le rapport &#224; maintenir des formes de financement anciennes, comme la copie priv&#233;e, ou &#224; en chercher de nouvelles, comme la redevance sur les appareils connect&#233;s. Mais alors que la mission d&#233;plore qu'une contribution cr&#233;ative &#224; 5 euros par mois ne g&#233;n&#232;re &#171; &lt;i&gt;que 1,44 milliard d'euros par an&lt;/i&gt;&#171; , la nouvelle &#171; taxe smartphones &#187; qu'elle propose rapporterait seulement 86 millions d'euros par an ! Frapper les consommateurs de ce nouveau pr&#233;l&#232;vement ne conduirait donc qu'&#224; un retour bien modeste pour les cr&#233;ateurs, au regard de ce qu'une contribution cr&#233;ative pourrait constituer comme effet de levier sans aggraver le d&#233;ficit de l'&#201;tat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis le vote de la loi DADVSI en 2006, cela fait maintenant plus de sept ans que l'on discute en France de l'opportunit&#233; de mettre en place de tels financements mutualis&#233;s. A raison de 1,44 milliard d'euros par an, cela signifie que les cr&#233;ateurs et les diff&#233;rentes fili&#232;res culturelles sont pass&#233;es &#224; c&#244;t&#233; de plus de 10 milliards d'euros ! Quel autre financement, quelle autre myst&#233;rieuse offre l&#233;gale aurait permis d'atteindre de tels montants ? Il faudra un jour que les auteurs eux-m&#234;mes comprennent &#224; quel point ils auront &#233;t&#233; flou&#233;s par le refus obstin&#233; d'explorer des formes innovantes de financement. Par ailleurs, comme SavoirsCom1 l'avait expliqu&#233; lors de son audition, seule une contribution cr&#233;ative a le niveau suffisant pour financer &#224; la fois la cr&#233;ation par les professionnels et par les amateurs. Or la mise en capacit&#233; de cr&#233;er du plus grand nombre constitue le d&#233;fi majeur auquel le num&#233;rique confronte aujourd'hui les politiques culturelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la place, la redevance sur les appareils connect&#233;s appara&#238;t comme une nouvelle &#171; gabelle num&#233;rique &#187;, dans la mesure o&#249; elle accro&#238;t la pression sur le consommateur sans ouvrir de nouveaux droits au b&#233;n&#233;fice des citoyens. On reste dans une logique o&#249; l'usage d'une &#339;uvre est syst&#233;matiquement analys&#233; comme un pr&#233;judice &#224; compenser, alors qu'au contraire l'usage donne de la valeur &#224; une &#339;uvre, par le biais des m&#233;canismes de l'&#233;conomie de l'attention. Et l'ironie veut que m&#234;me Bercy ne semble &lt;a href=&quot;http://www.20minutes.fr/economie/1155717-20130515-taxe-tablettes-smartphones-bercy-ecarte-piste.&quot;&gt;pas d&#233;cid&#233; &#224; soutenir la mise en place de ce nouveau pr&#233;l&#232;vement&lt;/a&gt;. La question du financement de la cr&#233;ation ne trouvera manifestement pas sa solution dans les propositions du rapport Lescure, m&#234;me si l'on doit saluer par ailleurs l'attention port&#233;e au &lt;i&gt;crowdfunding&lt;/i&gt; ou &#224; la fiscalit&#233; sur l'exploitation des donn&#233;es personnelles propos&#233;e &lt;a href=&quot;http://www.redressement-productif.gouv.fr/rapport-sur-fiscalite-secteur-numerique&quot;&gt;par le rapport Colin &amp; Collin&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;b&gt;Des risques inqui&#233;tants de d&#233;rapages r&#233;pressifs&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le plan des politiques de r&#233;pression, on doit porter au cr&#233;dit de la mission de d&#233;fendre l'id&#233;e qu'une distinction devrait &#234;tre faite entre la contrefa&#231;on simple commise par les citoyens en partageant et la contrefa&#231;on commerciale, commise &#224; des fins d'enrichissement. Le fait de &#171; demander aux Parquets de n'engager des poursuites pour contrefa&#231;on que lorsqu'il existe des indices d'enrichissement personnel ou collectif &#187; ou &#171; d'engager une r&#233;flexion sur la red&#233;finition de la contrefa&#231;on afin de prendre en compte le pr&#233;judice caus&#233; aux titulaires de droits et la finalit&#233; lucrative ou non de l'acte incrimin&#233; &#187; est extr&#234;mement int&#233;ressant, surtout que de telles instructions aux Parquets peuvent &#234;tre prises par simple circulaire de ministre de la Justice. Un juriste comme Lawrence Lessig a longtemps d&#233;fendu l'id&#233;e qu'il fallait changer le fait d&#233;clencheur du droit d'auteur, pour ne plus qu'il r&#233;gule les simples copies ou mises &#224; disposition effectu&#233;es par les individus, mais seulement les actes effectu&#233;s dans un cadre commercial. De telles orientations peuvent aboutir, &#224; d&#233;faut d'une v&#233;ritable l&#233;galisation des &#233;changes non marchands, &#224; une forme de d&#233;p&#233;nalisation de fait. C'est aussi le point de vue du d&#233;put&#233; Christian Paul qui estime que le rapport pourrait conduire progressivement &#224; &#171; &lt;a href=&quot;http://www.pcinpact.com/news/79688-interview-christian-paul-on-est-en-train-clore-sequence-hadopi.htm&quot;&gt;une forme de l&#233;galisation de fait des pratiques de partage non-marchands&lt;/a&gt;&#171; . Pour SavoirsCom1, cette piste doit &#234;tre creus&#233;e, car elle est porteuse d'&#233;volutions vertueuses pour le syst&#232;me tout entier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ces points positifs du rapport sont h&#233;las contredits par le fait m&#234;me que le dispositif de la riposte gradu&#233;e est maintenu, ainsi que le d&#233;lit de n&#233;gligence caract&#233;ris&#233;e dans la s&#233;curisation de la connexion Internet, qui &#233;tait le point le plus discutable de la loi Hadopi. L'amende &#224; 60 euros pr&#233;conis&#233;e reste une forme de guerre au partage et elle implique de maintenir tout le dispositif de surveillance des usages qui avait &#233;t&#233; si contest&#233; avec Hadopi. Peut-&#234;tre que si les trois avertissements sont maintenus et l'amende inflig&#233;e seulement en dernier recours, on peut glisser graduellement vers une forme de &#171; &lt;em&gt;l&#233;galisation de fait des &#233;changes non marchands&lt;/em&gt; &#187; comme le dit le d&#233;put&#233; Christin Paul, mais SavoirsCom1 restera extr&#234;mement vigilant sur l'impl&#233;mentation de cette nouvelle riposte gradu&#233;e, dont nous condamnons le principe. La stigmatisation d'usages l&#233;gitimes n'aura jamais de vertus p&#233;dagogiques ; elle ne conduit qu'&#224; mettre en porte-&#224;-faux la loi et les m&#339;urs, ce qui est toujours d&#233;l&#233;t&#232;re dans une d&#233;mocratie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, le rapport reconduit l'erreur majeure du syst&#232;me Hadopi, qui consiste &#224; r&#233;primer les &#233;changes en P2P, alors que leur l&#233;galisation aurait constitu&#233; le meilleur moyen de lutter contre les formes d'&#233;changes centralis&#233;s de contenus (streaming, &lt;i&gt;direct download&lt;/i&gt;). Les &#233;changes d&#233;centralis&#233;s en P2P constituent une forme vertueuse de partage et de relations entre individus, qui favorise l'individuation de la culture et utilise Internet en accord avec les principes de son architecture. C'est la r&#233;pression de ces &#233;changes qui a engendr&#233; des monstres comme MegaUpload avec lesquels les industries culturelles se d&#233;battent depuis des ann&#233;es. Tant qu'on n'aura pas compris que la l&#233;galisation des &#233;changes non marchands constitue la cl&#233; pour lutter contre la contrefa&#231;on commerciale, on ne sortira pas de la spirale r&#233;pressive.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or c'est h&#233;las bien dans cette spirale que le rapport finit par s'engager, notamment lorsqu'il pr&#233;conise de faire en sorte que les interm&#233;diaires techniques (plateformes de partage type YouTube, moteurs de recherche, syst&#232;me de paiement en ligne, r&#233;gie publicitaire) s'autor&#233;gulent sur la base de chartes de bonne conduite, sign&#233;e entre ces acteurs et les titulaires de droits sous l'&#233;gide des pouvoirs publics. Certes, on doit mettre au cr&#233;dit du rapport d'&#233;carter des moyens de r&#233;pression comme le blocage des sites ou la saisie des noms de domaine. Mais cette forme d'autor&#233;gulation peut s'av&#233;rer au final extr&#234;mement pernicieuse pour les libert&#233;s publiques. Elle poussera en effet les interm&#233;diaires techniques &#224; mettre en place des syst&#232;mes automatis&#233;s de contr&#244;le et de filtrage des contenus, alors que la loi ne leur impose normalement aucune obligation g&#233;n&#233;rale de surveillance des contenus qu'ils h&#233;bergent. Une telle d&#233;marche rappelle &#233;norm&#233;ment ce qui figurait dans les lois SOPA et PIPA aux Etats-Unis ou dans l'accord ACTA. Mais alors qu'il avait &#233;t&#233; possible d'arr&#234;ter SOPA ou ACTA par un vote d&#233;mocratique, ces arrangements entre acteurs priv&#233;s conclus sur une base contractuelle seront cette fois quasi impossibles &#224; arr&#234;ter, ni m&#234;me &#224; contr&#244;ler par les citoyens. Que l'on se souvienne par exemple que le contenu r&#233;el des accords conclus entre Google et les &#233;diteurs de presse au d&#233;but de l'ann&#233;e n'a jamais &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;. Et si l'on transpose cette logique d'opacit&#233; &#224; &#171; l'autor&#233;gulation &#187; des plateformes, on aboutit &#224; un cocktail r&#233;ellement explosif pour les droits et libert&#233;s, avec un glissement vers une police priv&#233;e du droit d'auteur, hors de tout contr&#244;le.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;SavoirsCom1 ne rejette pas le principe de la lutte contre la contrefa&#231;on commerciale. Les sites centralis&#233;s d'&#233;changes de contenus ne sont une bonne chose ni pour les titulaires de droits, ni pour le public, ni m&#234;me pour l'architecture globale d'Internet. Mais la seule mani&#232;re acceptable dans une d&#233;mocratie de lutter contre les sites se livrant &#224; la contrefa&#231;on commerciale est de le faire par les voies de justice, en employant des moyens proportionn&#233;s et strictement encadr&#233;s, dans le respect des libert&#233;s fondamentales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;b&gt;Des avanc&#233;es importantes dans le sens de l'ouverture &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; ces r&#233;serves importantes, SavoirsCom1 ne veut pas condamner l'ensemble du rapport, car il contient des propositions extr&#234;mement int&#233;ressantes et un souci r&#233;el a &#233;t&#233; port&#233; &#224; l'examen de questions li&#233;es aux usages du num&#233;rique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le plan des exceptions au droit d'auteur, SavoirsCom1 salue les propositions qui sont faites par le rapport, et notamment le fait que la mission ne mentionne &#224; aucun moment le concept dangereux de &#171; r&#233;gulation des exceptions &#187; que la Hadopi avait essay&#233; de pousser et qui les aurait vid&#233;es de leur sens. Au contraire, le rapport propose d'ouvrir des chantiers importants pour faire en sorte que les exceptions cessent d'&#234;tre des &#171; trompe-l'&#339;il &#187; l&#233;gislatifs pour devenir les supports de nouveaux usages dans l'environnement num&#233;rique. C'est notamment le cas avec les propositions qui sont faites &#224; propos des usages transformatifs (remixes, mashups) que la mission propose de s&#233;curiser davantage par le biais d'une refonte de l'exception de courte citation. Les usages transformatifs constituent une part importante des pratiques amateurs et une forme d'expression essentielle aujourd'hui pour l'appropriation de la culture par les individus. On ne peut que saluer ces propositions. Il en est de m&#234;me pour l'exception p&#233;dagogique dont la mission dresse une v&#233;ritable critique, dans la mani&#232;re dont elle est actuellement impl&#233;ment&#233;e. SavoirsCom1 est d&#233;j&#224; intervenu lors de la loi Peillon pour demander une refonte en profondeur de l'exception p&#233;dagogique. Les suggestions de simplification et de clarification propos&#233;es par la mission sont de nature &#224; donner un socle aux usages du num&#233;rique dans un contexte p&#233;dagogique, tout comme l'id&#233;e d'instaurer une gestion collective obligatoire au lieu des accords sectoriels actuellement en vigueur, qui complique terriblement le dispositif. SavoirsCom1 salue &#233;galement les propositions sur l'exception handicap&#233;s, d'autant plus que cette exception fait actuellement l'objet d'une offensive virulente (et honteuse) au niveau mondial de la part des titulaires de droits, dans le cadre de l'Organisation mondiale de la propri&#233;t&#233; intellectuelle (OMPI). On peut regretter cependant que la proposition d'introduire une exception pour consacrer la libert&#233; de panorama en France n'ait pas &#233;t&#233; retenue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'attention aux usages collectifs se retrouve dans les propositions faites pour d&#233;velopper l'offre de contenus num&#233;riques en biblioth&#232;que, sous une forme qui permet r&#233;ellement le d&#233;veloppement des usages, sans recourir &#224; des syst&#232;mes de DRM prohibitifs. Une vraie lacune existait en France &#224; ce sujet et il &#233;tait grand temps que les subventions vers&#233;es aux titulaires de droits pour d&#233;velopper leurs offres de contenus num&#233;riques soient assorties de l'obligation d'en proposer aux biblioth&#232;ques et &#224; leurs publics. Le rapport propose &#233;galement la mise en place de registres de m&#233;tadonn&#233;es ouverts des &#339;uvres, associant les grands &#233;tablissements culturels d&#233;positaires du d&#233;p&#244;t l&#233;gal, ce qui peut conduire au d&#233;veloppement d'un nouveau volet dans la politique d'ouverture des donn&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le rapport a &#233;galement accord&#233; une attention particuli&#232;re au domaine public num&#233;rique, dont il propose d'introduire une d&#233;finition positive dans le Code de propri&#233;t&#233; intellectuelle et de le prot&#233;ger contre les formes de r&#233;appropriation par le biais de droits connexes. Ces recommandations, qui permettraient de lutter contre les pratiques de &lt;i&gt;copyfraud&lt;/i&gt; se d&#233;veloppant aujourd'hui, garantirait la pr&#233;servation d'un &#233;l&#233;ment fondamental d'&#233;quilibrage de la propri&#233;t&#233; intellectuelle dans l'environnement num&#233;rique. L'encadrement plus strict des partenariats public-priv&#233; &#233;viterait que la num&#233;risation du patrimoine des institutions culturelles ne conduise &#224; des restrictions ill&#233;gitimes dans la diffusion des &#339;uvres. Enfin le rapport propose &#233;galement que les cr&#233;ateurs puissent volontairement faire passer leurs &#339;uvres dans le domaine public par anticipation, ce qui n'est pas r&#233;ellement possible actuellement en France, freinant la formation d'un domaine public vivant. SavoirsCom1 s'est fortement mobilis&#233; ces derniers mois autour de la d&#233;fense du domaine public et le collectif salue donc ces propositions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin le rapport Lescure sera l'un des premiers documents officiels en France &#224; avoir pleinement reconnu l'apport des licences libres ou de libre diffusion, en particulier les Creative Commons. Les propositions faites par le rapport &#224; ce sujet sont &#233;galement int&#233;ressantes, notamment le d&#233;veloppement de l'usage des licences libres pour les ressources p&#233;dagogiques ou le fait de placer sous licences libres les contenus produits par le biais de financements publics. La recherche d'une meilleure articulation entre licences libres ou de libre diffusion et gestion collective est &#233;galement pertinente, surtout que la mission a repris une partie des critiques qui avaient &#233;t&#233; adress&#233;es &#224; l'accord Sacem/Creative Commons, &#224; propos de la d&#233;finition trop large de l'usage commercial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt; &lt;b&gt;Une opportunit&#233; &#224; saisir pour enclencher une r&#233;forme positive du syst&#232;me&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faudra combattre les propositions dangereuses qui figurent dans le rapport et ne pas le faire pourrait signer la fin d'un Internet libre en France. Mais cela ne devrait pas emp&#234;cher tous ceux qui sont soucieux de la d&#233;fense des usages de se rassembler pour soutenir les propositions qui vont dans le sens d'une r&#233;forme positive du syst&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne soyons pas na&#239;fs : il n'y a aucune chance que ces propositions soient vot&#233;es un jour si elles ne sont pas activement d&#233;fendues par les communaut&#233;s int&#233;ress&#233;es. Le gouvernement &lt;a href=&quot;http://www.gouvernement.fr/gouvernement/les-suites-de-la-mission-confiee-a-m-lescure-sur-l-acte-ii-de-l-exception-culturelle&quot;&gt;a d&#233;j&#224; annonc&#233;&lt;/a&gt; un premier train de mesures qui ne contient aucune des mesures positives pour les droits du public que nous avons relev&#233;es plus haut. Les lobbies des industries culturelles agiront aussi sans doute massivement pour tenter de bloquer de telles r&#233;formes. Aucune des rares propositions positives qui figuraient &lt;a href=&quot;http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/104000006/0000.pdf&quot;&gt;dans le rapport Zelnik&lt;/a&gt; n'a &#233;t&#233; suivie d'effets et il est tout &#224; fait possible que cela se reproduise avec le rapport Lescure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les auditions ont montr&#233; que les communaut&#233;s &#339;uvrant pour une r&#233;forme r&#233;elle du syst&#232;me se sont pr&#233;sent&#233;es en ordre dispers&#233; et cet &#233;parpillement des efforts n'a certainement pas aid&#233; &#224; faire passer les propositions les plus innovantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour esp&#233;rer pouvoir arriver &#224; des r&#233;sultats positifs, il faudra que les communaut&#233;s du Libre et des Biens communs soient capables d'&#339;uvrer ensemble pour peser sur les pouvoirs publics, et au premier chef sur les parlementaires, dont l'influence peut &#234;tre d&#233;terminante sur la suite donn&#233;e ou non au rapport. Il reste un travail important de mise en forme des propositions positives &#224; accomplir, pour les traduire en amendements ou en proposition de lois. L'issue d&#233;pendra &#233;galement de la capacit&#233; &#224; f&#233;d&#233;rer en dehors des acteurs du libre, d'autres communaut&#233;s qui pourraient rejoindre une telle plateforme : enseignants et professeurs, chercheurs, associations de consommateurs, cr&#233;ateurs, acteurs num&#233;riques, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut combattre le pire du rapport Lescure, pour &#233;viter que ce qui a &#233;t&#233; conjur&#233; dans SOPA ou ACTA n'advienne &#224; pr&#233;sent en France. Mais soutenons aussi le meilleur et remportons la premi&#232;re victoire positive qui permettra de commencer &#224; faire bouger le syst&#232;me !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L1xH1/Njl7X022Dpg-1e75-e3283.gif&quot; height='1' width='1' /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://feedproxy.google.com/~r/Savoirscom1/~3/Njl7X022Dpg/" class="spip_out"&gt;http://feedproxy.google.com/ r/Savo...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>Nouveau framabook : Histoires et cultures du Libre !</title><link>http://www.a-brest.net/article13172.html</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.a-brest.net/article13172.html</guid> <dc:date>2013-05-16T17:18:52Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>aKa</dc:creator> <description>Framasoft est fier de vous annoncer la sortie officielle de son nouveau framabook, assur&#233;ment l'un des plus importantes et ambitieux de sa collection (et pas uniquement pour ses 580 pages !). Nous laissons le soin &#224; Christophe Masutti, pr&#233;sident de l'association Framasoft, et co-coordonnateur de l'ouvrage, le soin de vous le pr&#233;senter. Nous invitons &#233;galement les parisiens et parisiennes int&#233;ress&#233;(e)s au lancement du livre vendredi 17 mai 2013 de 17h &#224; 19h &#224; l'Institut des sciences de la (...)
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&lt;a href="http://www.a-brest.net/rubrique199.html" rel="directory"&gt;Framablog&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Framasoft est fier de vous annoncer la sortie officielle de &lt;a href=&quot;http://framabook.org/histoires-et-cultures-du-libre/&quot;&gt;son nouveau framabook&lt;/a&gt;, assur&#233;ment l'un des plus importantes et ambitieux de sa collection (et pas uniquement pour ses 580 pages !).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous laissons le soin &#224; Christophe Masutti, pr&#233;sident de l'association Framasoft, et co-coordonnateur de l'ouvrage, le soin de vous le pr&#233;senter. Nous invitons &#233;galement les parisiens et parisiennes int&#233;ress&#233;(e)s au &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://framabook.org/lancement-histoires-et-cultures-du-libre/&quot;&gt;lancement du livre&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; vendredi 17 mai 2013 de 17h &#224; 19h &#224; l'Institut des sciences de la communication du CNRS.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.a-brest.net/local/cache-vignettes/L500xH701/premiere_coub699-55cd6.png&quot; alt=&quot;Histoires et cultures du Libre - Couverture&quot; style='display:block; margin:0 auto;' title=&quot;Histoires et cultures du Libre - Couverture&quot; width='500' height='701' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Titre : &lt;strong&gt;Histoires et cultures du Libre. Des logiciels partag&#233;s aux licences &#233;chang&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Direction : Camille Paloque-Berges et Christophe Masutti&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Licences : &lt;a href=&quot;http://www.framablog.org/index.php/post/2013/05/15/href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/&quot;&gt;Creative Commons CC-By&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Prix : &lt;a href=&quot;http://www.enventelibre.org/livre/histoires-et-cultures-du-libre-des-logiciels-partag%C3%A9s-aux-licences-%C3%A9chang%C3%A9es&quot;&gt;25 &#8364;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;ISBN : 978-2-9539187-9-3&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Premi&#232;re &#233;dition : Mai 2013, Framasoft&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Format : broch&#233;, 14,5 x 21 cm&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Poids : 830 gr.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Nombre de pages : 580 (dont xxiii)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://framabook.org/histoires-et-cultures-du-libre/&quot;&gt;T&#233;l&#233;chargement et vente sur Framabook.org&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re sortie de l'ann&#233;e 2013, qui sera suivie de pr&#232;s par le tome II du &lt;a href=&quot;http://framabook.org/les-romans/&quot;&gt;Cycle des No&#233;Nautes&lt;/a&gt; par Pouhiou et une r&#233;&#233;dition de &lt;a href=&quot;http://framabook.org/6-le-c-en-20-heures/&quot;&gt;C en 20 heures&lt;/a&gt;, &lt;strong&gt;Histoires et cultures du Libre&lt;/strong&gt; est un ouvrage qui comptera sans doute parmi les r&#233;f&#233;rences incontournables pour qui veut comprendre le mouvement du Libre et son histoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous un titre ambitieux, ce livre est n&#233;anmoins dans l'air du temps. Ces derniers mois, on n'a jamais autant parl&#233; des acteurs qui ont cr&#233;&#233; l'Internet d'aujourd'hui. L'excellent site/portail/documentaire &lt;a href=&quot;http://lesinternets.arte.tv/&quot;&gt;Une contre-histoire d'Internet&lt;/a&gt; par Arte.tv est une belle illustration de ce besoin de r&#233;trospective, de s'arr&#234;ter un moment non seulement sur ce qu'est Internet (on parle tout de m&#234;me d'un 8e continent) mais sur les valeurs et les pratiques qui y circulent et se diffusent mondialement. Pourquoi ce besoin ? Je crois, toujours pour coller &#224; l'actualit&#233;, que l'arriv&#233;e du r&#233;cent rapport Lescure est les &lt;a href=&quot;http://www.laquadrature.net/fr/rapport-lescure-le-catalogue-repressif-de-lindustrie&quot;&gt;d&#233;sillusions&lt;/a&gt; qu'il porte sont un bel exemple du choc culturel que repr&#233;sentent les pratiques de partage et de coop&#233;ration num&#233;riques et du manque d'int&#233;gration par les mod&#232;les &#233;conomiques dominant les march&#233;s, de mani&#232;re volontaire ou non.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On a longtemps parl&#233; d'une &#171; culture underground &#187; ou, pour reprendre l'expression de T. Roszak, d'une &lt;em&gt;contre-culture&lt;/em&gt; plus ou moins aux &#171; origines &#187; d'Internet ou du logiciel libre en g&#233;n&#233;ral. C'est en partie vrai. En partie seulement parce que les enjeux &#171; contre-culturels &#187; que l'on retrouve aujourd'hui autour de la neutralit&#233; du Net, de la lutte contre la cybersurveillance, du partage du savoir et des connaissances, de la libert&#233; d'expression, du droit d'auteur, etc., font que justement les histoires d'Internet, du logiciel libre, de l'informatique et de la circulation de l'information num&#233;rique sont vues de mani&#232;re r&#233;trospective, un peu comme si toutes les &#233;tapes de leur construction, depuis la fin des ann&#233;es soixante, tendaient vers cette &#238;le d'Utopia de la r&#233;sistance contre l'oppression ou de l'&#233;mergence de &#171; nouveaux mod&#232;les &#187; (&#233;conomiques, politiques, sociaux, etc.). Tout cela est n&#233;anmoins juste et l'on ne peut nier que des valeurs communes sont partag&#233;es et se d&#233;veloppent de mani&#232;re positive dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; il s'agit d'en fait une analyse historique, on ne peut pour autant nier qu'il y a dans tout ceci une certaine dose de folklore populaire. C'est tout &#224; fait normal. Il y a toujours un besoin latent d'identification une fois que des acteurs sortent du lot. Qui a lu la &lt;a href=&quot;http://framabook.org/richard-stallman-et-la-revolution-du-logiciel-libre/&quot;&gt;biographie de Richard Stallman&lt;/a&gt; ne peut s'emp&#234;cher, en plus d'adh&#233;rer &#224; son &#233;thique du Libre, d'avoir envie de le rencontrer, d'&#233;changer et surtout d'esp&#233;rer et oeuvrer avec lui pour un monde (plus) libre. Et vous avez remarqu&#233; comment l'on passe facilement de l'histoire d'Internet &#224; ces questions de libert&#233; et de logiciel libre ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pense qu'il faut pr&#233;ciser ce que nous entendons par Libre, avec un grand L. C'est, au del&#224; de la divergence m&#233;thodique entre logiciel &lt;em&gt;open source&lt;/em&gt; et logiciel libre (relativement secondaire par rapport &#224; l'histoire g&#233;n&#233;rale que nous racontons ici), ce qui fait que l'ensemble des mod&#232;les et des conditions socio-techniques du logiciel libre deviennent justement culturels et ainsi s'appliquent &#224; d'autres domaines, comme aujourd'hui le mat&#233;riel informatique ou agricole, la musique ou les arts en g&#233;n&#233;ral, les connaissances et les sciences en particulier, etc. L'un des vecteurs principaux est Internet, l'outil de partage par excellence, mais aussi l'ensemble des licences libres, et m&#234;me l'&#233;conomie qui peut nous montrer comment la culture Libre est porteuse de r&#233;f&#233;rents suffisament solides pour constituer une approche sociale diff&#233;rente. L'une des bases de ce d&#233;veloppement, c'est l'abolition de la fronti&#232;re entre l'ing&#233;nieur et l'utilisateur, entre le cr&#233;ateur et le spectateur, bref l'apparition de la possibilit&#233; de casser la division sociale des r&#244;les (par exemple la division du travail) en permettant une approche coop&#233;rative de la soci&#233;t&#233;. Un autre pilier, c'est le fait que la cr&#233;ation est elle-m&#234;me le v&#233;hicule des valeurs qu'elle traduit : ces id&#233;es de partage se transcrivent dans l'invention de nouveaux langages informatiques (par exemple LISP), dans l'arriv&#233;e de syst&#232;mes d'exploitation &#171; ouverts &#187; pour travailler &#224; plusieurs sur des grosses machines, par les protocoles de communication (Internet, en g&#233;n&#233;ral), et par tout ce qui pouvait circuler, &#224; la fois l'organisation et la cr&#233;ation. En somme, ce sont toutes ces pratiques des hackers (ainsi qu'il se reconna&#238;tront plus tard, sans toutefois former une classe sociale &#224; part, puisque nous sommes tous des hackers), en informatique et au del&#224; de l'informatique, que le livre &lt;strong&gt;Histoires et cultures du Libre&lt;/strong&gt; tente de raconter&#8230; sans toutefois &#234;tre exhaustif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; la pluralit&#233; des approches possibles, il fallait que cet ouvrage soit un collectif et il a toute sa place dans la collection Framabook, entre la biographie de Richard Stallman et &lt;a href=&quot;http://framabook.org/option-libre-du-bon-usage-des-licences-libres/&quot;&gt;Option Libre&lt;/a&gt; de Benjamin Jean. Avec Camille Paloque-Berges, nous avons donc lanc&#233; en mai 2012 un appel &#224; publication en t&#226;chant de r&#233;sumer la probl&#233;matique d'une approche historique du libre. Rien ne laissait pr&#233;sager que cet appel allait int&#233;resser autant d'auteurs. 27 ont &#233;t&#233; selectionn&#233;s par Camille, Benjamin et moi sur la quarantaine de r&#233;sum&#233;s re&#231;us. Il s'agissait avant tout de donner de la coh&#233;rence entre les parties de l'ouvrage (en six parties). La tr&#232;s grande majorit&#233; pr&#233;sentaient des approches riches, vari&#233;es et pertinentes. Nous avons t&#226;ch&#233; d'&#233;quilibrer nos choix et, finalement, avons laiss&#233; carte blanche aux auteurs quant au nombre de pages tout en essayant de les orienter au mieux par rapport &#224; la probl&#233;matique de d&#233;part. Beaucoup d'allers et retour avec les auteurs ont donc eu lieu. L'appui du comit&#233; &#233;ditorial du projet Framabook a &#233;t&#233; d&#233;cisif : sans les relecteurs, la coh&#233;rence de l'ouvrage aurait &#233;t&#233; fortement compromise. Quant aux coquilles&#8230; sur 580 pages cela donne une id&#233;e de l'enfer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et ce n'est pas fini. Nous avons livr&#233; pour l'instant un Framabook disponible en PDF (gratuit) et &#224; la vente en version papier (pour les vacances d'&#233;t&#233;, vous pourrez le lire sur la plage ou &#224; la montagne si vous avez de la place dans votre sac &#224; dos, le premier qui parvient &#224; emmener ce pav&#233; &#224; plus de 2500 m&#232;tres d'altitude, &#224; pied, pas en avion, photographie &#224; l'appui, gagne un second Framabook !). Il faut maintenant en produire des versions HTML et e-pub &lt;em&gt;rigoureuses&lt;/em&gt;. C'est l&#224; que ca se complique : le texte est en LaTeX, avec une gestion bibliographique par chapitre avec biblatex. Or, la transformation ne peut se faire en un clic. Avis, donc, aux amateurs : nous serons ravis de les accueillir dans le groupe Framabook qui a bien besoin de bras. Par ailleurs, l'objectif serait de pouvoir en faire une traduction au moins en anglais. L&#224; encore, si des sp&#233;cialistes (aguerris) sont partants&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En attendant &lt;a href=&quot;http://framabook.org/histoires-et-cultures-du-libre/&quot;&gt;bonne(s) lecture(s)&lt;/a&gt; et n'h&#233;sitez pas &#224; faire passer l'info.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212; &lt;a href=&quot;http://framabook.org/histoires-et-cultures-du-libre/&quot;&gt;Histoires et cultures du Libre. Des logiciels partag&#233;s aux licences &#233;chang&#233;es&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Sommaire&lt;/h4&gt;&lt;ul&gt; &lt;li&gt;Herv&#233; Le Crosnier , &lt;em&gt;Pr&#233;face&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Camille Paloque-Berges et Christophe Masutti, &lt;em&gt;Introduction g&#233;n&#233;rale&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Partie 1 &#8211; (Pr&#233;-) histoire&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt; &lt;li&gt;Val&#233;rie Schafer, &lt;em&gt;Des r&#233;seaux ouverts, pour quoi faire ?&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Christophe Masutti, &lt;em&gt;Ing&#233;nieurs, hacker : naissance d'une culture&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Pascal Robert, &lt;em&gt;Esquisse d'une arch&#233;ologie de l'informatique communicante&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Christopher Kelty, &lt;em&gt;Sharing source code&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Partie 2 &#8211; &#201;conomie du Libre&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt; &lt;li&gt;St&#233;phane Ribas, Patrick Guillaud, St&#233;phane Ub&#233;da, &lt;em&gt;Les mod&#232;les &#233;conomiques du logiciel libre et leur &#233;volution&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Nicolas Jullien et Jean-Beno&#238;t Zimmerman, &lt;em&gt;Le logiciel libre : un renouveau du mod&#232;le industriel coop&#233;ratif de l'informatique&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Pierre-Amiel Giraud, &lt;em&gt;Les RMLL, haut lieu mobile du libre francophone&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Partie 3 &#8211; Trajectoires du Libre&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt; &lt;li&gt;Damien Djaouti, &lt;em&gt;Influence du Libre dans l'histoire du jeu vid&#233;o&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Thibaud Hulin, &lt;em&gt;Br&#232;ve histoire de l'identit&#233; visuelle du Libre&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;S&#233;bastien Broca, &lt;em&gt;Free Software et open source : utopie et id&#233;ologie&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Partie 4 &#8211; Licences libres&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt; &lt;li&gt;Benjamin Jean, &lt;em&gt;L'&#233;volution des licences libres et open source : crit&#232;res, finalit&#233;s et compl&#233;tude ?&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Primavera de Filippi et Isabelle Ramade, &lt;em&gt;Libre choix ou choix du libre ?&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Partie 5 &#8211; &#201;tudes de cas&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt; &lt;li&gt;Robert Viseur, &lt;em&gt;Mozilla : histoire d'une lib&#233;ration&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;S&#233;verine Giordan, &lt;em&gt;Pure Data, logiciel libre de productions cr&#233;atives&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Adrienne Alix, &lt;em&gt;Wikip&#233;dia et le monde du Libre&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Jonathan Chibois, &lt;em&gt;Du logiciel libre pour l'Assembl&#233;e Nationale&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Alexandre Hocquet, &lt;em&gt;RTFM ! La chimie computationelle : une communaut&#233; scientifique loin du libre&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Partie 6 &#8211; T&#233;moignages : Libre et institutions&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt; &lt;li&gt;G&#233;rard Giraudon, &lt;em&gt;Un point d'histoire de la strat&#233;gie d'INRIA sur l'open source&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Jean-Luc Archimbaud, &lt;em&gt;La place du logiciel libre au CNRS&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Textes compl&#233;mentaires&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt; &lt;li&gt;Fran&#231;ois &#201;lie, &lt;em&gt;Des trois communaut&#233;s aux forges de demain&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Jean-Pierre Archambault, &lt;em&gt;Le libre dans l'&#201;ducation Nationale&lt;/em&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.framablog.org/index.php/post/2013/05/15/histoires-et-cultures-du-libre-framabook" class="spip_out"&gt;http://www.framablog.org/index.php/...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>



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