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La Bibliothèque numérique européenne relance la politique de numérisation

mardi 14 février 2006

Une information reprise de la lettre de l’association des Maires des Grandes villes

Lancé voici un an, le projet de Bibliothèque numérique européenne se précise (voir cet historique du projet). La BNUE vise à "créer une bibliothèque, pluriculturelle, plurilingue et représentative de l’identité européenne, qui offrira un point d’accès privilégié aux ressources numériques des pays de l’Union européenne, au service de tous les citoyens".

Il se présente notamment comme une riposte à l’initiative américaine "Google print", qui se projette de numériser massivement des ouvrages pour les mettre à disposition via le fameux moteur de recherche Google.

Le 11 janvier 2006 dernier, le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, a révélé les conclusions d’un livre blanc et précisé son plan d’action. Dans un premier temps, la BNUE sera centrée sur l’imprimé et la France devrait verser 300 000 à 400 000 documents. Son ouverture au grand public est annoncée pour courant 2006. Ce projet nécessite cependant une relance de la politique de numérisation et un infléchissement des choix techniques.
En effet, jusqu’à présent, au niveau national comme local, la numérisation d’ouvrages a privilégié le mode image.

Celui-ci, adapté aux textes anciens, ne permet pas de faire des recherches en plein texte, mode de recherche qui a fait le succès de Google. C’est pourquoi l’une des urgences est aujourd’hui de convertir ces images en mode texte.

La bibliothèque nationale de France devrait ainsi passer 70 à 80% de la bibliothèque numérique Gallica en mode texte en 2006. Par ailleurs, pour atteindre un niveau de 80000 ouvrages numérisés par an, le ministère s’est engagé à étudier la mise en place de procédés industriels de numérisation de masse. Enfin, pour financer ce programme, le gouvernement compte mettre en place d’un partenariat public-privé, associant notamment les éditeurs. Cette initiative a été saluée par les représentants des bibliothécaires qui souhaitent cependant qu’elle s’accompagne d’une meilleure coordination des politiques de numérisation.