Malgré le virage commercial pris par le web à la fin des années 90, l’Internet reste avant tout un espace d’expression, d’échange et de mutalisation d’informations, mises à disposition par des individus ou structures qui se l’approprient et le mettent au service de projets (personnels, associatifs, institutionnels...).
L’émergence de nombreux outils de travail collaboratif en ligne favorise la production de contenus en commun et les pratiques démocratiques au sein des communautés virtuelles : qu’il s’agisse de SPIP, PHP Nuke, daCode, wiki pour la publication, de Papyrus pour la gestion de portail fédératif ou de Glasnost pour la gestion de projets et de décisions, ces outils initient des pratiques nouvelles en matière de gestion coopérative de l’information.
Mais si la mise à disposition d’outils permet d’envisager des pratiques innovantes, suffit-elle réellement à faire évoluer radicalement les pratiques en matière de communication ?
Comment l’utilisateur peut-il s’y retrouver et faire le bon choix parmi tous les logiciels disponibles en fonction de ses projets ?
Quel accompagnement proposer aux utilisateurs et sous quelle forme ?
Comment développer autour de ces nouveaux outils des réseaux d’échange et d’entr’aide sur les utilisations qui en sont faites ?
Et au-delà, ne faut-il pas craindre qu’une trop grande simplicité d’accès aux outils de publication fasse oublier que l’essentiel n’est pas la forme... mais le contenu, et qu’on ne s’improvise pas comité de rédaction d’un magazine parce qu’on dispose d’une imprimante collective...



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