Reprise de la présentation diffusée par Gilles Malatray - Des Arts Sonnants
A tous ceux qui s’intéressent aux relations concernant l’écoute, la création sonore et l’environnement, je vous propose une rencontre autour de ce sujet .
Ce projet s’adresse aux domaines de la culture et de l’artistique, de l’écologie et de l’environnement, de l’architecture et de l’urbanisme, de l’enseignement...
On n’y traite pas de dérèglements climatologiques car le conférencier est tout à fait incompétent (bien qu’inquiet) sur le sujet mais de Field recording, audionaturalisme, soundwalk, audio-guides, soundmap et géotags sonores, banques de sons environnementales, performances et autres interventions sonore ou musicales en espace public, installations et sculptures en intéraction avec Dame Nature, le patrimoine bâti, l’espace urbain... et plus si affinité (voir le document ci-dessous).
Quels gestes artistiques pour révéler, protéger, préserver, faire sonner nos espaces de vies ?
Entre écologie, développement de territoires et approche esthétique, la création sonore peut aujourd’hui s’entendre comme un lien pertinent entre habitants, touristes, décideurs, aménageurs, enseignants et artistes, et proposer un terrain d’exploration autour de la notion de paysages auriculaires... toutes oreilles dehors !
Par ce projet, il s’agit de montrer, de façon non exhaustive, en mettant en avant quelques pratiques spécifiques, les rapports qu’entretient la création sonore avec l’environnement, tant urbain que rural et naturel, dans des approches et des engagements à la fois écologiques, sensibles et esthétiques. Sans être alarmiste, l’équilibre sonore du paysage est aujourd’hui fragilisé. Beaucoup de sources sonores animales disparaissent au fil des déboisements, alors que certains sons urbains deviennent hégémoniques.
Depuis quelques années, (voir Murray Schaefer) des artistes s’impliquent à retrouver une écoute au quotidien, à défendre des paysages auriculaires remarquables, à tenter de les dynamiser, de les embellir, voire à en créer de nouveaux. Il ne s’agit pas ici, tant s’en faut, de lutter systématiquement contre le bruit, mais de retrouver le plaisir de l’écoute, de valoriser, de faire connaître nos territoires sonores ambiants, notamment par des gestes artistiques.
Les deux grands axes abordés sont, d’une part l’environnement comme sources ou ressources de création, de l’échantillonnage à la (re)construction de paysages sonores, et d’autre part l’environnement comme espaces d’expérimentations auriculaires (sculptures, installations, musiques La présentation met en lumière de nombreuses actions, expérimentations, gestes artistiques qui, s’ils restent parsemés dans le temps et l’espace et parfois peu lisibles, n’en témoignent pas moins d’une prise de conscience qui à débuté dans les années 70, et tend aujourd’hui à s’affirmer comme une composante essentielle des arts sonores. Cette posture entre écologie et esthétisme pointe des espaces sonores environnants non plus réduits à de simples bruits de fond, ou pire encore à une série de nuisances, mais les aborde comme des objets potentiellement esthétiques, culturels et patrimoniaux.
Ces actions et réflexions soulignent enfin la pertinence de tisser des relations suivies entre résidents, touristes, aménageurs et artistes.
Les grandes lignes
La nature et/ou la ville comme ressources sonores - entre audionaturalisme et field
recording - de l’environnement à la création de paysages sonores
Les banques sonores collaboratives, soundmap, cartographies et géo-tag - des lieux et des
sonorités - des collections et des réseaux sonores virtuels...
Promenades et sentiers d’écoute - Le soundwalk - Les audio-guides ou des histoires
baladeuses, raconteuses et "fabriqueuses" de paysages sonores urbains ou naturels - les
parcours sonores pédagogiques et ludiques - La notion d’identité sonore (et ses limites) -
vers un tourisme auriculaire ?...
Localisation/délocalisation - des sons transplantés - espaces superposés et exotisme
sonore (pré)fabriqué - soundwebcam et paysages en réseau...
Le musicien et l’artiste sonore dans l’espace publique - performances instrumentales,
orales, bruitistes - des pratiques contemporaines en miroir à des traditions ancestrales
pour faire sonner les espaces (Yodle, sonneries, ensonnaillements...) - Trouver des échos
environnementaux à ses productions sonores, (se) jouer de l’acoustique des lieux...
Des architectures d’écoute, espaces à écouter et espaces pour écouter - d’Epidaure aux
cabanes et autres dispositifs construits autour de l’écoute - Les architectures sonores, entre
utopies visionnaires et espaces de recherches.
Les installations et sculptures sonores ou l’environnement en intéraction - Pratiques
traditionnelles - la cloche instrument signal, installations sonores éoliennes, aquatiques - Le
construit comme instrument..
En pratique
Cette rencontre-conférence d’environ une heure et demie, deux heures, est ouverte aux
échanges, questions, débats...
Elle est illustrée de nombreux exemples, de petites vidéos et sons illustratifs, d’une sélection
de ressources internet et d’écrits.
Extensions
Au-delà, on peut imaginer une réflexion croisée entre institutions, artistes, aménageurs,
scientifiques, pédagogues, autour de la relation "création sonore et environnement"
Des prolongements ou compléments par :
Des ateliers (promenades - écoute, conception et réalisation de dispositifs sonores in situ,
d’installations éoliennes...)
L’accueil d’expositions, d’artistes, d’oeuvres sonores environnementales...
Gilles Malatray - Des Arts Sonnants
34, rue Roger Salengro - 609009 LYON Tel : 09 53 39 86 41



