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Goodbarber : créer votre application mobile sans écrire de code

Screen Shot 04-30-15 at 04.19 PML’injonction est forte et justifiée : proposer des services en ligne, c’est penser mobile dans les bibliothèques comme ailleurs. Oui sauf que dans la réalité ce n’est pas toujours simple. Il est rare que les bibliothèques encore aujourd’hui proposent et maintiennent des applications mobiles dignes de ce nom.

Bien entendu, nous devons jouer notre rôle d’acheteurs publics et inscrire systématiquement la conception et le maintien de site responsives… et d’applications mobiles dans nos cahiers des charges. Il n’est pas possible à mon sens d’investir dans un site ou un portail sans en même temps proposer des applications. Il faut peut-être l’affirmer assez fort maintenant, les sites mobiles ne remplaceront jamais les applications des stores, nous devons être là où les pratiques massives des usagers si situent, car c’est le temps d’attention qui est la clé de la médiation :

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Oui, mais de nombreuses bibliothèques ne sont pas en phases d’investissement, faut-il alors attendre encore des années avant de rattraper le retard ? Faut-il investir dans une une application mobile spécifique qui mettra au minimum un an à être publiée ? On estime généralement le budget de tel projets entre 10 et 15 000€… Comment faire pour maintenir et proposer un service sur les multiples stores qui existent aujourd’hui ?

Dans ce contexte, une entreprise comme Goodbarber offre un service qui me semble tout à fait respectable ! Goodbarber propose pour différents paliers de tarifications annuels de concevoir et de gérer soi-même une application mobile :

GoodBarber construit des apps natives pour iOS et Android, et propose également une web app HTML5 qui pourra fonctionner sur le navigateur mobile de n’importe quel appareil.

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Cette Startup corse met à disposition une interface qui permet aux bibliothécaires de concevoir eux-mêmes l’interface et le contenu de l’application sans utiliser le moindre bout de code informatique. En une seule fois, l’application est conçue pour tous les terminaux Android, et les terminaux Apple (iPad aussi), de quoi s’adresser à la majorité de la population des mobinautes !

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L’ensemble est en marque blanche et suppose que vous puissiez produire des éléments graphiques adaptés à votre charte.

Pour les bibliothèques qui veulent rendre un service en ligne spécifique, Goodbarber peut se révéler précieux, par exemple, vous pouvez très simplement proposer du contenu depuis une source externe en particulier si vous êtes sous WordPress ou Blogger ou encore si votre site dispose de fils RSS.

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Avec un tel outil il devient par exemple assez simple de proposer une application pouvant être centrée sur l’un des blogs thématiques de la bibliothèque. Si votre bibliothèque développe une stratégie de médiation numérique avec un écosystème de blogs ou de sites thématiques, on peut imaginer de développer plusieurs applications.

On peut aussi imaginer de gérer un planning de réservation pour un service proposé à la bibliothèque grâce au module de formulaire qui est configurable dans l’application. 

Le magasin interne d’application permet même de proposer des services en live pouvant permettre d’amplifier l’écho des événements organisés sur votre territoire : 

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Attention, il faudra peut-être des développements complémentaires pour gérer un compte lecteur et en faire l’application principale de votre réseau. L’entreprise propose des services avancés qui pourront peut-être vous suffire :

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Il y a de nombreux dispositifs de médiation à construire avec un tel outil, le plus compliqué étant de savoir lesquels ! 

A quel prix ? Si vous ne demandez pas de développement complémentaires et que vous souhaitez que l’entreprise publie sur les stores (android et apple), le budget est de l’ordre de 600€ par an et par application au maximum, mais tout dépend de ce que vous voulez faire ça peut être moins !

D’un point de vue pragmatique, ce type de service permet aussi (surtout ?) de passer en dessous du seuil des marchés publics et de pratiquer des méthodes agiles dans lesquels les bibliothécaires expérimentent avec un certaine autonomie et un support dédié, à comparer à des services supports des collectivités pas toujours performants ni à l’écoute… Attention il faut pouvoir payer un service en carte bleue mais peut-être est-ce négociable en les contactant, comme ils sont en France…

Voilà je me dis que ce genre de service en ligne est de nature à démystifier la médiation numérique en écartant toute nécessité de maîtrise du code informatique et en recentrant les projets sur ce qui est le plus intéressant et le plus chouette dans notre métier : quels dispositifs de médiation concevoir pour contribuer à la diffusion des savoirs et des savoir-faire ?

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Via un article de Silvae, publié le 7 mai 2015
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