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Relier et partager autour du web

Rendre accessible à tous ses collections : une ambition pour le musée des beaux-arts de Brest

Devenue incontournable pour les musées, la présence sur Internet se veut désormais multiple : site Internet, base de données consultable en ligne, réseaux sociaux, applications mobiles… Ces supports variés et complémentaires se doivent de favoriser le lien entre les institutions muséales et leur public, tout en valorisant la qualité de leurs collections.

Le musée des beaux-arts de Brest se dote progressivement d’outils à même de répondre à son ambition d’offrir au plus grand nombre un meilleur accès à sa collection. Comptant plus de 10 000 objets, celle-ci est principalement tournée vers les beaux-arts (peintures, sculptures et arts graphiques), mais comprend également des objets ethnographiques, liés à la vocation maritime de la ville. L’enjeu est d’assurer au fonds du musée une large visibilité, mais aussi de partager – et d’actualiser, au besoin – les connaissances sur les artistes et les œuvres de ce fonds.

Entamée depuis plusieurs années déjà, la numérisation du fonds se poursuit aujourd’hui avec la réalisation de plusieurs campagnes de prises de vues ou de numérisation d’ektachromes existants. Ces visuels numériques viennent alimenter la base de données des collections, avec comme objectif à terme de permettre au public de la consulter. Une expérimentation a d’ailleurs été menée dans le cadre de l’exposition Anna Quinquaud. Une sculptrice en Afrique (5 février – 17 mai 2014), puisqu’un poste de consultation permettant d’accéder à l’ensemble des œuvres de l’artiste a été mis à la disposition du public dans l’exposition.

Par ailleurs, cette base est un point de départ vers une diffusion plus large via le portail national Joconde. Le musée vient de réaliser son premier versement de 100 notices avec des peintures, des dessins et une sculpture des artistes de l’École de Pont-Aven et des Nabis. Les prochains versements seront consacrés aux œuvres d’Anna Quinquaud, puis aux peintures italiennes. Avec 830 000 visites en 2013, Joconde permet de consulter en ligne 500 000 notices provenant de 350 musées français, dont le portail assure le rayonnement à l’échelle internationale via la base Europeana. Chaque œuvre figurant sur Joconde est associée non seulement à des informations précises, mais aussi à l’actualité la plus récente (publications, expositions…). Les critères de recherche sont multiples, allant du nom de la ville détentrice du musée, à celui des auteurs, quand ce n’est pas l’iconographie. Le rayonnement des collections du musée passe également par des outils collaboratifs, comme le montre l’engagement du musée dans un projet initié par le service Internet et expression multimédia de la Direction de la proximité de la Ville de Brest. Grâce à cette initiative, plusieurs artistes et œuvres du musée sont désormais répertoriées sur Wikipédia et sur Wikimedia Commons, complétant ainsi les informations engrangées par la sphère Wikimedia.

Ouvert en 2012, le site Internet du musée a été visité par plus de 25 000 visiteurs en 2013. S’il reste avant tout un site institutionnel – il constitue parfois le première porte d’entrée des visiteurs vers le musée –, le site n’en est pas moins un espace de ressources. Les touristes peuvent se renseigner sur l’accès du musée, les enseignants télécharger des dossiers pédagogiques, des parents imprimer le livret-jeu pour leurs enfants avant d’aller visiter l’exposition… Le visiteur a également accès à une visite virtuelle du musée, permettant de préparer ou de prolonger sa visite.

Le musée dispose depuis peu d’une page Facebook, qu’il souhaite voir devenir un véritable appui à la valorisation de ses collections. Les publications mettent souvent l’accent sur les coulisses de la vie des collections (prêts d’œuvres, acquisitions, restaurations, documentation…). Elles présentent aussi des œuvres méconnues du fonds par le biais d’une thématique liée à l’actualité. À l’occasion de la fête de la musique par exemple, une publication a mis en lumière des œuvres variées sur ce thème, souvent issues des réserves du musée.

Ainsi, pour le musée des beaux-arts de Brest, les supports numériques sont tout à la fois envisagés comme des moyens au service d’une meilleure connaissance des collections et comme un vecteur favorisant le renforcement de ses liens avec tous les publics.

Posté le 20 juillet 2014 par Gaëlle Fily
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Railway museum, 05.05.2014.
par Dāvis Kļaviņš
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