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Paris II, le 12 novembre 2013, Colloque interdisciplinaire

L’Open Data face aux données personnelles Perspectives scientifiques

Organisé par le CERSA / CNRS / Université Paris II avec le soutien du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche , du Ministère de la Culture et de la Communication, du Comité d’éthique des sciences du CNRS (COMETS), de la Commission sur l’éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique (CERNAAllistène), de Creative Commons France et de l’Open Knowledge Foundation France

Objectif

L’Open Data ou la généralisation de l’accès ouvert aux données est un mot magique qui fait florès
depuis quelques années dans tous les domaines de l’innovation, qu’il s’agisse des pouvoirs publics,
de la recherche ou des entreprises. L’Open Data vise à rendre les données librement réutilisables
c’est à dire
sans restriction technique ou juridique. On ne peut que s’en réjouir au nom de la
circulation et du partage sans entrave des connaissances comme bien commun. Cependant, au fur et
à mesure des salons, ateliers, séminaires, on s’aperçoit que l’Opendata ne peut être réduit à un
slogan ou à un mot d’ordre généreux mais soulève de multiples questions dans le domaine
politique, juridique, éthique. En particulier, beaucoup d’acteurs publics ou de chercheurs
commencent à poser des limites à la diffusion et à la réutilisation des données notamment celles
qui sont susceptibles de porter atteinte à la vie privée.

Au même moment en Europe, un projet de réglement de protection de données personnelles est en
train de se mettre en place pour contrecarrer les géants d’internet et améliorer la protection des
données personnelles des Européens. Ces données, qui représenteraient paraît-il
plus de 300
milliards d’euros, seraient un véritable trésor mais pour qui ? Il est certain que ces deux politiques
qui promeuvent d’un côté ouverture et transparence (au nom du libéralisme politique et
economique) et de l’autre protection et exception (au nom des libertés fondamentales comme
celle de la vie privée) sont devenues contradictoires voire incompatibles. Quel compromis est
encore possible ?

Ce colloque visera à dégager les enjeux de la révolution intellectuelle et économique que laissent
présager les politiques d’Open data dans les divers secteurs de la connaissance. L’objectif est de
sensibiliser la communauté des chercheurs, des décideurs, des ingénieurs, et au delà des
communautés numériques, aux enjeux politiques et scientifiques de l’Open Data vi à vis
de la
protection des données personnelles.


Appel à communications

Les thèmes de ce colloque portent sur l’impact et les effets de l’Open Data sur la protection des
données personnelles, et, inversement, sur les répercussions que pourraient avoir les
règlementations (actuelles et futures) de protection des données personnelles sur les politiques
d’ouverture des données.

Le colloque sera structuré en cinq sessions portant sur les sujets suivants :

- I. Les limites de l’Open Data dues à la protection des données personnelles

  • 1. Open Data, identification et anonymisation
  • 2. Open Data, données biométriques, données de santé, données génétiques
  • 3. Open Data et géolocalisation
  • 4. Open Data et Internet des objets

- II. Les enjeux de l’Open Data sur la protection des données personnelles

  • 1. L’aggrégation des données : le cas des big data / small data et la question de la réidentifiaciotn
  • 2. Open Data et la question du consentement
  • 3. Open Data et la question du droit à l’oubli

Les propositions de communications (de 2 à 5 pages) devront être envoyées au plus tard le 20
septembre 2013 à umr7106.colloqueopendata@
cnrs.fr.

La liste des propositions sélectionnées sera
communiquée le 1er octobre 2013. Ce colloque fera l’objet d’une publication.
Les auteurs seront
donc invités à soumettre une communication plus complète (de 5 à 10 pages) avant le 31 décembre
2013.

Comité d’organisation

Daniele Bourcier (CERSA, présidente), Primavera de Filippi (CERSA),Samuel Azoulay (CERSA)

Comité scientifique (en cours de constitution)

Jacques Chevallier (Université Paris 2), Geneviève Koubi (Université de Paris VIII), Anne
CambonThomsen
(Université de Toulouse 3), Jean Gabriel Ganascia (Université Pierre et Marie
Curie), Mark Asch (Ministère de l’enseignement et de la recherche), Camille Domange (Ministère
de la Culture), Simon Chignard (consultant), Benjamin Jean (CUERPI), Guy Lambot (avocat),
Thomas SaintAubin
(DILA), Dominique Cardon (EHESS), Gilles Guglielmi (Université Paris 2)

Posté le 7 août 2013 par Michel Briand
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