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Alerte avant le séminaire numérique du gouvernement du 27 février 2013

Refondation de l’école, redressement économique et numérique : quelles cohérences ? Alain Lieury, Bruno Devauchelle, Pascal Plantard

Alain Lieury est Professeur émérite de Psychologie à l’Université Rennes 2 (CRP2C, Laboratoire de Psychologie expérimentale). C’est l’un des meilleurs spécialistes français des questions d’apprentissage et de mémoire.

Bruno Devauchelle est Maître de Conférences associé à l’Université de Poitiers, membre du laboratoire Techne. Militant des « pédagogies numériques » de la première heure, il mène des travaux dans le champ des TICE scolaire.

Pascal Plantard est anthropologue des usages au GIS m@rsouin et à l’Université Rennes 2 (CREAD et USETIC-TEF). C’est un spécialiste des questions d’exclusions et d’inclusion via le numérique.

Malgré les annonces stratégiques par différents Minitres (Vincent Peillon, Geneviève Fioraso, Fleur Pellerin, Dominique Voynet…) tout nous laisse à penser que les choses “numériques” vont de travers en ce moment. Outre les distorsions d’approche entre les différents ministères qui s’intéressent à l’innovation, à l’éducation, à la recherche, à l’économie, aux territoires… et au numérique, ces annonces qui se succèdent ne peuvent qu’inquiéter tant elles apparaissent disparates. Alertés par les acteurs du numérique sur les territoires : animateurs, enseignants, formateurs, chercheurs, techno-militants, innovateurs de toutes catégories… nous avons décidé de mettre en commun nos analyses et de publier cet appel à la cohérence des politiques publiques autour du numérique.

La publication récente et controversée du rapport de l’Académie des Sciences sur l’enfant et les écrans a mis en évidence l’urgence éducative face au numérique, certains estimant qu’il faudrait même aller plus loin dans une réglementation. Le développement des usages des smartphones et autres tablettes numériques, tous mobiles et connectés, marque une troisième rupture dans l’évolution récente des TIC (technologies de l’information et de la communication). La première rupture voyait les objets informatiques envahir les bureaux ; la deuxième connectait les ordinateurs en un vaste réseau mondial ; la troisième consacre la connexion en mobilité de tous et chacun, en permanence. Le colloque du mois de Février organisé à l’UNESCO sur l’apprentissage en mobilité vient conforter cette analyse et cette préoccupation pour tous les pays. Il n’est pas acceptable qu’un pays ne prenne pas en compte de manière globale et coordonnée, cette évolution pour en faire un levier de la refondation et de la redynamisation de l’éducation (au sens large) dans tous les territoires et milieux. C’est aussi par là que passe le « redressement » économique durable de la France.

Le « niveau » baisse ?
Le XXIème siècle a connu une véritable explosion des TIC, télévision, téléphone, ordinateur, jeux vidéo. Si certains parents ou éducateurs craignent une baisse du niveau intellectuel ou scolaire de leurs enfants ou élèves, certains chercheurs pensent que la pratique régulière des jeux vidéo pourrait permettre une amélioration des mécanismes cognitifs (mémoire, attention, intelligence fluide). C’est une étude de cette génération qu’a voulu entreprendre le Ministère de l’Education Nationale (DEPP) sur un panel de 31.120 élèves de 6e de collège (11,6 ans). L’étude comprenait un très grand nombre de tests cognitifs et scolaires, qui nous permettent de répondre à quelques questions (Le Cam, Rocher, Lorant, Lieury, Bulletin de Psychologie, mars 2013) : les loisirs du numérique sont-ils bénéfiques ou néfastes au développement cognitif et scolaire des élèves ? Les plus haut niveau de loisirs pratiqués « tous les jours ou presque » et « une à deux fois par semaine » par les adolesecents est la télévision (93%), suivie par la musique, les jeux vidéo, la messagerie (60 à 85%). Le téléphone représente la 4e activité préférée des collégiens (73%). Parmi les dix activités les plus fréquentes, 7 concernent des activités liées aux technologies numériques (en incluant la télévision, diffusée de plus en plus souvent par les « box » internet). Les enfants de 11 ans ne sont plus seulement les « enfants de la télé » comme le titre l’émission d’Arthur, mais des enfants qui sont entourés d’instruments numériques et qui banalisent leurs usages, même si des inégalités au sein d’une même classe d’âge perdurent. Est-que la baisse de l’attrait du livre au profit de la télévision, de l’ordinateur, du téléphone et de la console de jeux a des répercussions négatives sur les capacités cognitives et les connaissances de nos chers bambins ? L’analyse statistique des effets de toutes les activités montre des corrélations nulles ou négligeables avec les tests cognitifs et scolaires. Sur ce point (Lorant-Royer et al, 2008), il semble qu’il faille une forte similitude entre les jeux vidéo et les apprentissages, pour qu’il y ait une facilitation. Pour résumer, on peut donc affirmer, encore une fois, que ni le « niveau » scolaire, ni les performances cognitives ne sont influencés significativement par les pratiques numériques personnelles des enfants de 11 ans. C’est un des fondamentaux de la réflexion sur le versant numérique de la refondation de l’école.

Usages, innovation et massification
Comment rendre l’école perméable aux évolutions anthropologiques qu’induisent la banalisation des technologies numériques dans le rapport au savoir, les sociabilités et les constructions identitaires contemporaines ? En parallèle, comment offrir au plus grand nombre possible de jeunes les voies de la créativité et de l’innovation technologique ? Et enfin, comment favoriser et valoriser l’innovation pédagogique, le travail d’équipe et le travail coopératif des enseignants ?
La conceptualisation des usages du numérique peut nous donner quelques pistes de réflexions et d’action. L’anthropologie des usages nous permet d’aborder le numérique par sa dimension symbolique (Leroy-Gourhan, 1964). Pour nous, les usages du numérique sont des ensembles de pratiques socialisées (Plantard, 2011). Ils fondent de nouvelles normes autour desquelles se créent les sociabilités. Il nous faut replacer les usages du numérique dans les contextes socio-historiques marqués par les techno-imaginaires (Balandier, 1986). Les techno-imaginaires forment les grands récits mythologiques (Philippe Breton, 1990) qui servent de références symboliques aux représentations sociales que nous avons des téléphones, des ordinateurs et d’internet. Les représentations sociales désignent les images de la réalité qui sont partagées par toutes les personnes d’une société. Ces représentations sociales, constituées d’images hybrides, font que chacun reconnaît l’instrument technologique et le pratique, d’abord de façon très individualisée, puis de plus en plus collective par l’effet de socialisation de la technologie. A partir de cette définition des usages, nous pouvons pointer deux impasses dans lesquelles s’enferment les TICE (les TIC pour l’éducation) depuis plusieurs décennies. Premièrement ; l’idée que l’école serait le lieu principal de socialisation des TIC. A l’image du braconnage (De Certeau, 1980) des livres et de la lecture dans les années soixante, période de construction de la société de consommation, les usages des TIC, d’internet à FaceBook, n’ont que très peu à voir avec les politiques éducatives. Ensuite, l’idée tenace que les TIC ne serait que des « outils » au service de l’enseignant. Comme l’a très bien démontré Pierre Rabardel (1995) les technologies sont des instruments qui contiennent des artefacts physiques inertes (les machines) animés par des schèmes d’utilisation multiples qui renferment des mondes imaginaires. Comme le musicien doit apprendre à jouer sur le violon fabriqué par le luthier, l’usager doit apprendre à jouer sur l’ordinateur programmé par l’informaticien. Ce qui ne présage en rien du génie de l’un ou de l’autre.

Les technologies numériques nous forcent à contextualiser nos actions pédagogiques par rapport à la socialisation des technologies et aux normes d’usage. Nous ne pouvons utiliser pédagogiquement internet de la même manière selon que 10 % ou 78 % (selon les époques voir CREDOC, 2012 et précédents) de la population est connectée. La recherche sur les usages a identifié trois temps pour la socialisation d’une technologie. L’innovation, temps idéal des rêves et des promesses ; la massification, temps douloureux de l’arrivée des machines dans les familles ; la banalisation, temps paisible des usages. Si l’école doit prendre en compte la banalisation et l’innovation, elle doit surtout accompagner la massification. C’est dans cet espace entre l’innovation technologique et sa massification que se situe les innovations sociales et pédagogiques... chacun son métier.

Enseigner avec, par et dans le numérique
Ce petit développement théorique nous amène à proposer un modèle de formation numérique pour l’école qui s’articule autour de trois grands ordres de représentations qui guident les pratiques des TIC (Sfez, 1992 ; Jacquinot 1976 - 2012) : AVEC, DANS et PAR

Proposition 1 : les trois termes de la formation numérique

Avec le numérique :
L’homme use de la technique, mais ne s’y asservit pas. C’est avec la technique que l’homme accomplit les tâches qu’il détermine mais il reste le maître de ses activités. L’enseignant doit pouvoir choisir les instruments technologiques qu’il souhaite utiliser. Il s’agit de la première entrée « technique » de la formation des enseignants qui a été un peu développée dans les plans précédents. Elle est nécessaire mais en aucun cas suffisante car elle laisse de côté la majorité non-technophile des enseignants.

Dans le numérique :
Les objets techniques sont l’environnement désormais ordinaire de l’homme. L’idée de maîtrise s’efface pour laisser la place à celle d’adaptation. L’enseignant doit identifier les usages qui forment l’environnement socio-technique quotidien des élèves. Il doit comprendre les mondes numériques dans lesquels nous vivons aujourd’hui. Partant de là, il doit être en mesure d’utiliser ces pratiques numériques comme point d’appui de sa pédagogie. Il s’agit de la formation scientifique aux usages irriguée par les Sciences Humaines et Sociales.

Par le numérique :
C’est par la technique, ses imaginaires et ses miroirs que l’homme peut exister. C’est le modèle des Geeks, multitudes de tribus d’où sortent les techno-pionniers hypermodernes. Former par le numérique renvoie à la formation de la personne et au « pouvoir de dévoilement » des usages (Plantard, 2001). Dans le contexte de la formation, les pratiques technologiques remplies d’imaginaires, ouvrent un dialogue, pas toujours verbal, où l’apprenant en vient à se dévoiler. Si on arrive a éviter le coté obscur de la culture Geek, c’est à dire l’auto-centrage et l’autisme technoïde (tautisme), on se retrouve dans un monde où les environnements numériques transforment radicalement les interactions éducatives. C’est « par » le numérique que l’innovation pédagogique advient. Cela qui nous oblige à réviser notre approches des TICE en priorisant une formation professionnelle centrée sur la pédagogie et inspirée par les principes de l’analyse des pratiques, de l’alternance, de l’hybridation et de l’imprégnation.

Proposition 2  :
Lutter contres les exclusions numériques et les processus de décrochage

Enseigner avec, par et dans le numérique reste encore aujourd’hui une question, un problème. Les atermoiements, depuis 2006, sur l’obligation du Certificat Informatique et Internet pour les métiers de l’enseignement et de la formation (C2i2e) ont pris un tour nouveau ces jours-ci avec l’annonce de l’abandon de l’obligation initiale de cette certification pour la titularisation des nouveaux enseignants. Certes on peut reconnaître la lourdeur du dispositif et surtout les écarts entre les intentions et les réalités de mise en œuvre, et aussi la difficulté de parvenir à cette certification en début de carrière, surtout lorsque l’institution scolaire impose (bien qu’elle s’en défende) des pratiques qui laissent peu de place à ces technologies.
Le rôle de l’Ecole dans l’accès au numérique est depuis longtemps un « marronnier » de ministère. L’actuel ministre, Vincent Peillon, à l’instar de ses prédécesseurs n’y a pas échappé. Malgrè de bonnes intentions, force est de reconnaître la faiblesse des réalités actuelles. Or il y a urgence !
Comme le démontre les travaux du GIS M@rsouin, la lutte contre les inégalités ne peut ignorer le numérique. Les usages numériques des jeunes sont extrêmement différenciés. Ces usages n’ont aucune influence sur les apprentissages scolaires alors qu’ils structurent les identités adolescentes aujourd’hui. Ce qui produit de véritables “fractures” au sein même de la jeunesse. Même si lire, écrire, comprendre sont des fondamentaux, ignorer la place des instruments numériques dans cette lutte, c’est condamner une partie de la population à une nouvelle forme d’ignorance : les usages subis. Pour des raisons géographiques, éducatives, sociales et culturelles, l’appropriation des multiples formes du numérique par la population reste pour l’instant l’apanage des milieux favorisés. Or l’Ecole, premier lieu de brassage, les enseignants, premiers passeurs culturels de la nation, ne peuvent s’abstraire de cette mission de correction des inégalités dans ce temps de massification des technologies. Certes, isolés, aussi innovants soient-ils, ils ne peuvent déplacer ces montagnes. Mais dans une articulation saine et réfléchie, ils peuvent participer, en lien avec l’éducation populaire, la formation continue, l’enseignement supérieur et le monde de l’innovation technologique, à un véritable projet de revitalisation numérique de notre société.

Proposition 3 : crédit-temps formation/action numérique
Pourquoi ne pas doter chaque enseignant, chaque formateur d’un crédit-temps formation/action numérique ? Cette proposition s’inscrit plus généralement dans le cadre de l’indispensable formation continue de tous. Chaque adulte, sorti de la période de formation initiale se voit mis en confrontation avec des évolutions essentielles de la société sans pour autant avoir les moyens de s’y adapter. Certes de nombreuses structures proposent des formations ou des espaces de partage (EPN) et de mutualisation pour développer ses compétences, mais ce ne sont que des propositions, libre à chacun de les employer. Or, dans le monde de l’enseignement, on ne peut que déplorer le rituel propos : « on n’est pas formé », entendu tout au long de trente dernières années dans les salles des professeurs.
Donner à tous les enseignants un crédit temps pour développer leurs compétences numériques semble être une des pistes pour pouvoir répondre à ces évolutions. Ce crédit temps est aussi une « obligation » de formation tout au long de la vie à inscrire dans la redéfinition du métier d’enseignant. Si le numérique apparaît comme un révélateur de ce besoin, il n’est pas le seul, l’évolution rapide des connaissances scientifiques actuelles nécessite aussi du « temps ». Nous évoquons bien ici le temps, et pas seulement la formation. En effet nous avons trop souvent observé l’écart qu’il y avait entre formation et mise en œuvre au quotidien. Or c’est cette mise en œuvre, cette appropriation qui demande du temps. Ce temps il faut désormais le garantir aux enseignants, tout comme les moyens matériels d’accompagner cette évolution.

Proposition 4 : Les ESPE ? Former ENSEMBLE au numérique !
La création des ESPE (École Supérieures du Professorat et de l’Education), doit nous permettre d’assortir la formation « avec, par et dans » le numérique d’une quatrième inflexion autour de la formation collective. Dans l’éducation, les transformations des sociabilités, des modes d’apprentissages et du rapport au savoir des usagers du numérique concernent beaucoup de métiers. Il faut donc utiliser le levier numérique pour développer le travail coopératif et former ENSEMBLE.
Les uns avec les autres :
o en hybridant formation initiale, permanente et continue,
o en formant des équipes pluri-catégorielles.
En même temps (en présence ou à distance) :
• en aménageant des espaces communs d’échanges et d’analyses des pratiques numériques.

Proposition 5 : Une coordination nationale des « laboratoires vivants » (living lab)
Il faut bien sûr que cet « ensemble » soit coordonné, en particulier entre l’accompagnement aux usages (Délégation aux Usages de l’internet), l’éducation nationale et l’enseignement supérieur et la recherche (ANR). Il faut faire évoluer les dispositifs existants en impulsant une dynamique nationale de recherche sur l’innovation et les usages du numérique mais aussi en transformant nos territoires en « laboratoires vivants » où chaque acteur se sentira mobilisé par une ambition numérique nationale. Certains territoires l’ont déjà fait... suivons les.

Une grande ambition pour le numérique suppose d’abord de dépasser les luttes intestines (entre disciplines, entre niveaux d’enseignement, entre ministères, entre économique et social) pour construire une véritable vision qui fasse de ces « techno-cultures » un levier pour l’avenir de notre société. Comme le propose Bernard Stiegler, il faut changer de modèle et passer vite à une économie de la contribution structurée par le numérique. Ne pas le faire maintenant consisterait à abandonner au marketing et aux industriels technocentrés, ceux la même qui font régresser nos sociétés, le soin de décider de cet avenir.

Références
Devauchelle B. (2012) Comment le numérique transforme les lieux de savoirs, Fyp, Limoges
Devauchelle B., Platteau H., Cerisier JF. (2009) Culture informationnelle, culture numérique, tensions et relations, Cahiers du numérique, 2009/3 vol.5, Lavoisier
Le Cam M., Rocher T., Lorant S., Lieury A. (2013)– Les Enfants du Numérique : activités extrascolaires et Caractéristiques chez 30.000 élèves de 6e de Collège. Bulletin de Psychologie, Février/Mars.
Lorant-Royer, S., Spiess, V., Goncalves, J., & Lieury, A. (2008). Programmes d’entrainement cérébral et performances cognitives : efficacité ou marketing ? De la Gym-cerveau au programme du Dr Kawashima. Bulletin de Psychologie, 61, 531-549.
Plantard P. (2013) « La fracture numérique, mythe ou réalité ? » In Éducation permanente, Hors-série sur la société numérique, AFPA, Paris (fin mars)
Plantard P. et Trainoir M. (2012) « Contribution à l’anthropologie des usages du numérique » In Recherches sur la société du numérique et ses usages - M@rsouin, N°2, l’Harmattan, Paris
Plantard P. [dir.] (2011) Pour en finir avec la fracture numérique, Fyp, Collection Us@ges, Limoges

Posté le 26 février 2013 par Pascal Plantard
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Nouveau commentaire
  • Mai 2013
    20:39

    Refondation de l’école, redressement économique et numérique : quelles cohérences ? Alain Lieury, Bruno Devauchelle, Pascal Plantard

    par Barbara Brun
    Bonsoir, Je suis étudiante et je cherche à contacter Alain Lieury dans le cadre de mes études. Après son intervention dans l’émission "Complément d’enquête" (en janvier), je me suis intéressée à ses -nombreux- travaux. J’aimerais le contacter par mail, afin de lui demander des précisions sur les derniers travaux en cours. Ma requête est donc celle-ci : avez vous son adresse mail, et si tel est le cas pourriez-vous (avec son accord bien sûr) me la faire parvenir ? D’avance je vous remercie
  • Mars 2013
    12:17

    Refondation de l’école, redressement économique et numérique : quelles cohérences ? Alain Lieury, Bruno Devauchelle, Pascal Plantard

    par pline
    L’article, comme tous les articles sur le sujet, définit l’objet, mais pas le contenu. Quel sont les véritables connaissances indispensables dont pourraient manquer ceux qui seraient exclus du numérique ? Qui possède les connaissances nécessaires et qui ne les possèdent pas,quel sont les archétypes ? Est que le conducteur doit construire sa voiture ? Quelle est la forme de la compétence réelle dont il faut doter nos élèves ?C’est quoi être exclu du numérique en 2013 , quelle est sa matérialisation ?
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